Pourquoi les problèmes qu'un élève ne comprend pas sont toujours les derniers de son devoir ?
Un vieillard n'a plus de vices, ce sont les vices qui l'ont.
On ne dure en France que dans l'opposition et le seul moyen d'échapper au changement, c'est de le réclamer tous les jours.
Un satiriste est un homme qui a tellement la chair de poule face aux horribles et incongrus aspects de notre société qu'il ressent le besoin de l'exprimer le plus brutalement et crûment possible afin d'être soulagé.
Il faut se hâter d'écrire avant de connaître les questions, après on n'ose plus.
Les danses s'établissent sur la poussière des morts et les tombeaux poussent sous les pas de la joie.
En ville il n'y a pas d'horizon, pas de porte, aucun issue.
On se tait pour de grandes raisons : on n'agit que pour de petites.
Les petits bonheurs de tous les jours, il n'en veut pas. Il lui faut le grand bonheur. Il n'a pas encore compris que le grand bonheur, c'est justement fait avec tous les petits bonheurs mis bout à bout.
Dans une période où le doute sceptique s'est installé dans le monde, où, aux dires d'une bande de salauds, il n'est plus possible de discerner le sens du non-sens, il devient ardu de descendre à un niveau où les catégories de sens et de non-sens ne sont pas encore employées.
L'orgueil en fleur a pour fruit des épis de crime dont on n'engrange, aux moissons, que des pleurs.
Sanctionnant l'expérience universelle, encore mieux que ne peut le faire le catholicisme, le positivisme explique pourquoi le bonheur privé et le bien public dépendent beaucoup plus du coeur que de l'esprit.
Les mots qu'on connaît bien prennent dans ce pays un sens cauchemardesque. La liberté, la démocratie, le patriotisme, le gouvernement - tous ont un parfum de folie et de meurtre.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
Je tiens à préciser que j'ai toujours redouté la constipation plus que le cancer. Si je passe un jour sans chier, impossible de faire quoique ce soit, de sortir. Je suis tellement désespéré que j'essaie de me sucer la queue pour me débloquer le système, pour que ça se remette à circuler.
Ce qui fait un artiste, c'est l'endurance, la volonté de persévérer, en dépit du doute, des désaveux.
Quant à la souffrance amoureuse, elle est indissociable de la félicité, notre chagrin nous plaît et nous manquerait s'il venait à disparaître, délices et douleur mêlées.
Je vins dans les villes au temps du désordreQuand la famine y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de l'émeuteEt je m'insurgeai avec eux.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Je crois en l'homme, et ça veut dire que je crois en sa raison ! Sans cette croyance, je n'aurais pas la force de me lever le matin de mon lit.
Je me demande si le temps où il était possible de donner des citations n'est pas terminé.
Bien peu de gens savent aimer, parce que bien peu savent tout perdre.
La modestie est non seulement un ornement, mais aussi un gardien de la vertu.
Mieux vaut porter le poids de son propre chagrin que le fardeau d'autrui.
Une once de sauce couvre une multitude de péchés.
L'une de ces noix est un repas pour un homme, à la fois viande et boisson.
Les portes de la sagesse ne sont jamais fermées.
Ce que vous voulez enflammer chez les autres doit d'abord brûler à l'intérieur de vous-même.
L'antagonisme réside dans le rapport entre l'éthique de l'artiste et celle celle de la société, pas entre l'esthétique et la moralité.
Il y a moyen d'être heureux, sans avoir toujours ce qui est de plus luxueux.
Les hommes sont comme des artichauts. Très fournis à l'extérieur... Mais quand on arrache toutes les feuilles, on n'est pas sûre de trouver un coeur.
La célébrité isole, elle met de la distance avec tout le monde. Y compris avec ses propres enfants.
J'embrasse les erreurs, elles font de toi qui tu es.
Pétitionnez-vous la vie pour les bonnes causes, chaque fin de semaine je signe au moins une pétition importante.
L'amitié nous permet d'être laids, d'être vieux, de manquer de goût et de tournure : généreuse amitié !
L'Esprit de Dieu se déplace à travers nous et le monde à un rythme qui ne peut jamais être resserré par aucun paradigme religieux.
Je ne suis pas inquiet de marcher dans les rues et de regarder par-dessus mon épaule à cause de quelque chose que je pourrais avoir dit.
À un moment de ma vie, j'avais tout le temps besoin d'être amoureux.
Il suffit juste de vous regarder pour tout savoir de vous. Vous portez un tricot de peau sous votre chemise, donc vous aimez les concours de fléchettes et vous avez peur des vérandas.
Adieu, toi que j'ai tant aimée, que j'aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d'amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu... adieu !...
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
Une femme franche ressemble à un pullover, incapable de rien dissimuler.
L'hésitation est le propre de l'intelligence.
Ils craignent de mourir, et ils ne craignent pas de vivre !
Je suis pour la peine de mort avec sursis.
Le procureur : "C'est pourtant ignoble de tuer". L'avocat : - Oui, mais ça fait vivre tant de monde à commencer par vous et moi".
Plus on est avide, plus il est indispensable de reculer coûte que coûte les bornes du merveilleux.
Presque tous nous fauchons en herbe les biens qui nous auraient été de riches moissons.
L'indifférence donne un faux air de supériorité.
Journal : institution incapable de faire une différence entre un accident de bicyclette et l'effondrement de la civilisation.
C'est le degré de culture et de prévoyance plus que le degré d'aisance qui paraît régler la restriction des naissances.