Les proverbes sont le fruit de l'expérience de tous les peuples, et comme le bon sens de tous les siècles réduit en formules.
Quand le gouvernement dépense de l'argent, ça créer des emplois ; alors que si cet argent est laissé aux contribuables, Dieu sait ce qu'ils en font... ils le mangent peut-être ! Ils en font n'importe quoi sauf créer des emplois !
Il y a deux manières de plaire : amuser et intéresser.
Peut-être que Dieu n'eût pas souffert le péché, s'il ne faisait ses délices de notre repentir.
Les femmes laides vieillissent mieux que les jolies femmes : elles passent de l'ombre à l'obscurité.
Quand les citoyens tremblent, les fondements de l'état peuvent se fissurer.
L'expérience de l'un n'est pas nécessairement le malheur de l'autre.
On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter !
A qui doit mourir du choléra, Dieu dépêche le microbe du choléra, de même qu'il décerne le microbe du coup de pied dans le cul à celui qui doit recevoir un coup de pied dans le cul.
Celui qui ne fait pas, et n'imagine pas le mal, est porté non pas à nier l'existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d'admettre que le mal soit inévitable et inguérissable.
Que d'efforts pour arriver de la thune à la fortune.
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve.
Quand on est soi-même en train de changer, on ne s'en aperçoit pas avant d'avoir changé.
Les vieilles portes ferment mal ; ne faites pas de confidences aux vieillards.
Le colonialisme se bat pour renforcer sa domination et l'exploitation humaine et économique. Il se bat aussi pour maintenir identiques l'image qu'il a de l'Algérien et l'image dépréciée que l'Algérien avait de lui-même.
C'est dans l'écroulement général de la question - qu'est-ce que ça veut dire ? - que le désir fait son entrée.
Quand vous arrêtez de penser à vous tout le temps, un certain sentiment de repos vous envahit
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
Je m'en fous de mourir, mais c'est d'être outragé qui me gêne.
Je voulais te dire des mots solaires, te baigner de parfums doux comme des songes.
Toutes les femmes qui se disent émancipées sont de mauvaises mères : de grandes nerveuses au corps dégénéré...
Ballade des phrases qui chantent dans l'air du soir de printemps dont je ne sais pas quoi foutre. Mon coeur a pris trop de coups. Il tourne à l'envers.
L'iris de ton regard descendu sur ta face,Pour revenir à lui s'est parcouru sur toi,Mais au coeur de tes yeux expirait son espace,Dont l'astre le plus bas s'éclipsait dans ta voix.
Le nuage érotique devient parfois orage et retombe vers la terre sous forme de pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'atmosphère. La pluie se redresse aussitôt sous forme de plante immobile.
Tout ceci doit être considéré comme écrit par un personnage de roman.
Cafés populaires, gares routières, gargotes de relais, marchés aux bestiaux. Partout où je passe, chaque brin d'alfa, chaque rose des sables chante la mélancolie d'avant. Ce chant tressé d'odeurs de thym et de benjoin.
La modestie est non seulement un ornement, mais aussi un gardien de la vertu.
Le glamour est une attitude, c'est l'expression d'un certain type de confiance. Une femme glamour est toujours élégante, mais elle possède aussi un air de mystère et d'excitation. Elle est dramatique, presque intouchable.
La guerre témoigne d'une incapacité à régler de façon complexe des problèmes fondamentaux.
Les insultes ne sont que des mots, les crachats ne sont que de l'eau.
La mort est la seule chose au monde dont nous soyons sûrs. C'est une question de temps. Combien d'années me reste-t-il à vivre ? Je peux aller jusqu'à 90, 92 ans. Ce n'est pas moi qui décide, c'est l'Autre, là-haut.
Devenus protocole et politesses rituelles, les mots d'amour glissaient sur la toile cirée de l'habitude.
Ne permettez jamais à l'extérieur de représenter quelque chose que vous n'avez pas expérimenté intérieurement et qui ne vous intéresse même pas.
À 1O ans, je me mettais dans la peau de Gary Cooper et Humphrey Bogart. N'est-ce pas cela, être acteur : jouer à... et y croire tellement que les autres y croient aussi ?
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : « Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
J'ai plus besoin de reconnaissance que de séduction.
J'ai toujours senti que je devais chanter avec une certaine insistance. Je n'ai jamais pris de cours de chants, juste surtout de bons whiskies...
Dès l'âge de quatorze ans, j'ai compris qu'attirer l'attention était appréciable, mais cela pouvait être dangereux.
On n'a plus besoin de chimie, on a besoin de voyager dans le temps !
- Qu'est-ce que tu fais ici ? - ... [Elle le frappe] - Cinq mot pas un de plus ! - [En comptant sur ses doigts] Sorti pour prendre l'air... salope !
L'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier.
Je veux que mes films donnent l'impression d'avoir été tournés avec 40° de fièvre.
La pire façon pour une femme de s'en aller, c'est encore de rester, tu sens combien elle n'est plus là.
Le droit, c'est le cÏur même de l'ordre.
Plus on est avide, plus il est indispensable de reculer coûte que coûte les bornes du merveilleux.
En vérité, la civilisation n'a apporté qu'une seule religion, celle de l'argent.
Pour faire passer une idée, une bombe de peinture est plus efficace qu'une bombe au napalm.
Il est dur de travailler pour un maître âpre, mais il est plus dur encore de n'avoir point de maître pour qui l'on travaille.
On ne devient pas un autre homme. Mais en nous et autour de nous, tout change.
Etre statufié de son vivant, ça vous pétrifie.