Je viens d'atteindre l'âge respectable de 120 ans et je me demande si c'est bien raisonnable. - Aussi ai-je décidé une entorse à mon régime, je vais me mijoter ce soir un petit plat de pissenlits par la racine.
Si vous avez des doutes à propos (de la période d'attente) de vos femmes qui n'espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n'ont pas encore de règles. [...]
On a affaire à une rêveuse totalement déconnectée de la réalité, en sautant elle a du penser qu'elle s'envolerait.
Quel vain spectacle que celui de la vie ! Dépourvu de substance, vacillant et fugitif.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
Mozart adorait la voix humaine, il était très attentif à ne jamais la couvrir avec les instruments de l'orchestre.
Le cinéma policier, tout comme le roman policier, est le meilleur reflet de l'époque à laquelle il est tourné.
Ceux qui parlent sont payés de l'applaudissement qu'on donne à ce qu'ils disent ; et ceux qui écoutent, du profit qu'ils en reçoivent.
Rien ne concourt davantage à la paix de l'âme que de n'avoir point d'opinion.
Ils avaient des goûts communs et des métiers différents : c'est la recette même de l'amitié.
Il n'y a rien de si varié dans la nature que les plaisirs de l'amour, même s'ils sont toujours les mêmes.
Deux choses me remplissent d'horreur : le bourreau en moi et la hache au-dessus de moi.
Nous naissons dans l'esclavage. Et de là, si nous avons suffisamment la grâce, si nous sommes assez fous ou assez courageux, nous nous libérons.
La vraie séduction de l'acteur, c'est faire admettre au public qu'il est vraiment le personnage.
Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte.
Une poule est seulement la façon d'un oeuf de faire un autre oeuf.
Je défie un ermite de jeûner sans donner un goût exquis à son eau claire et à ses légumes.
On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui.
Quel est le plus grand héros ? Celui qui est maître de ses désirs.
Les peintres et les poètes ont toujours eu le droit de tout oser.
Les proverbes sont le fruit de l'expérience de tous les peuples, et comme le bon sens de tous les siècles réduit en formules.
Les curés sont consolés de ne pas s'être mariés quand ils entendent les femmes se confesser.
Paradoxalement maîtresse du jetable, de l'éphémère et de l'instantané, notre époque commémore beaucoup.
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par l'orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité et l'encourage à voix basse.
L'inspiration. Chose tant décriée de nos jours par tous ceux qui expirent.
L'usage est de louer les saints morts et de persécuter les vivants.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
Certains grands auteurs ont de la chance : ils se sont toujours sentis forcés d'écrire.
Celui qui ne fait pas, et n'imagine pas le mal, est porté non pas à nier l'existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d'admettre que le mal soit inévitable et inguérissable.
L'attention est une forme de prière.
Quand on donne le Goncourt à un écrivain, est-ce qu'il est obligé de le lire ?
Les mots sont la menue monnaie de la pensée. Il y a des bavards qui nous payent en pièces de dix sous. D'autres, au contraire, ne donnent que des louis d'or.
Une fois toute dignité enterrée, le monde est plein de possibles.
On rit faute de mieux, parfois.
Traduire de la poésie, c'est comme vouloir empailler un clair de lune.
Il n'est amis aujourd'hui que de table ; on ne prend plus pitié de son semblable.
Les miracles, ça n'arrive pas qu'aux autres. Ma folie est prête à gommer les blessures de la vie, à oser rêver l'impossible.
Or, du fond de la nuit, nous témoignons encoreDe la splendeur du jour et de tous ses présents.Si nous ne dormons pas, c'est pour guetter l'auroreQui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.
Quand je ne parle pas, je ne pense pas... Nous sommes tous ainsi dans mon pays... obligés de lancer les mots devant nous, en rabatteurs, pour faire lever les idées.
La guerre doit être au service de la politique des Etats.
Les morts passent l'éternité à dire la vérité et personne n'est capable de les entendre.
Par la force des charmes et l'harmonie céleste, j'apporterai aux hommes des rêves de douceur.Par la puissance d'un amour infini et merveilleux, je rendrai leurs vies semblables au printemps.
La terre y est fertile, amples les édifices,Les poêles bigarrés, et les chambres de bois,La police immuable, immuables les lois,Et le peuple ennemi de forfaits et de vices.
Il est une rivière dans laquelle je me baigne chaque jour de ma vie, la nostalgie.
Les douces courbes innombrables qui font d'un corps de femme, pour l'homme qui en est amoureux, un paysage qu'il n'en finit pas de découvrir et que chaque mouvement rend nouveau comme au jour de la création.
À toutes les époques, des penseurs - des philosophes, des idéologues, des théoriciens, mais aussi des essayistes et des écrivains - se sont consacrés au travail de la pensée. En s'efforçant de penser le monde, ils ont proposé autant de conceptions du monde permettant (ou non) de mieux le comprendre.
L'accusation a le culot d'émaner de ceux-là mêmes qui, justement, n'ont pas la moindre légitimité à revendiquer une autorité sur ces sujets dont ils ne connaissent pour ainsi dire rien, et sur lesquels ils ne faon même pas l'effort de se documenter sérieusement.
Le capitalisme moderne est la philosophie de l'abrutissement par le besoin.
L'adversité est accoucheuse de génie.
J'espère que nous pourrons étudier l'océan avant de le détruire.