La vie n'est possible que par les déficiences de notre imagination et de notre mémoire.
L'homme cultive les vices qui lui sont profitables ; mais il a besoin de les légitimer ; il ne veut pas les sacrifier : il faut qu'il les idéalise.
La démocratie, plus qu'aucun autre régime, exige l'exercice de l'autorité.
Qu'il est décevant de suivre une femme dans la rue, fasciné par sa démarche, de l'aborder et de constater que son visage est tellement moins expressif que son cul.
Se languir est non seulement une manière de devenir fou mais aussi de se cacher des vérités difficiles.
Derrière l'attente, il y a tout : la permission gratuite d'évoquer un beau visage ou de dialoguer avec une ombre.
Appeler la guerre le ferment du courage et de la vertu est appeler la débauche le ferment de l'amour.
Tu ferais un excellent critique. Tu parles fort bien de ce que tu connais mal...
Un certain romantisme sommeille au coeur de toute femme.
L'espoir est une cloche sans battant, dont la corde est aux mains de l'ignorance.
Le sage ne s'afflige pas de ce que les hommes ne le connaissent pas ; il s'afflige de ne pas connaître les hommes.
Tous les palais sont ridicules : malgré leur intérêt historique, ils ne sont que l'expression dénuée de goût et pénible de l'ostentation.
La plus perdue de toutes les journées pour un dentiste est celle où il n'a pas de carie à se mettre sous la dent.
Je ne comprends pas qu'un être normalement doué de sensibilité ne pleure pas pendant les informations.
Les hommes seuls ont la force de ne pas pardonner.
Quand on refuse de se battre, on devient souvent un souffre-douleur.
De deux regardeurs il y en un qui devient joueur.
Le train, l'automobile du pauvre. Il ne lui manque que de pouvoir aller partout.
Les frontières entre information et divertissement deviennent de plus en plus floues non seulement pour les téléspectateurs mais aussi pour les professionnelles.
Qu'est notre imagination, comparée à celle d'un enfant qui veut faire un chemin de fer avec des asperges ?
Deux hommes qui ne se connaissent pas sont capables, par amour-propre, de passer l'un à côté de l'autre, dans un désert, sans se saluer.
Le besoin d'entendre affirmer par d'autres tout le bien qu'on pense de soi trahit le faible crédit qu'on accorde à sa propre opinion.
Je suis devenu acteur car c'est moins dangereux que de vendre de la drogue.
Parce qu'une langue est semblable au vent, elle poursuit sa fin mêlée de toutes les saveurs du monde et meurt vidée d'elle-même jusqu'à son renouvellement.
L'amour est un art, telle une quête de soi vers l'autre.
Dans cette solitude, sachant que la seule barrière entre nous était ces deux mètres de terre, je songeai tout à coup : "Il faut que je l'aie de nouveau dans mes bras ! Si elle est froide, je me dirai [...] ► Lire la suite
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] ► Lire la suite
Quand on est pris dans cet engrenage de ne pas décevoir, le premier mensonge en appelle un autre, et c'est toute une vie...
J'ai du mal à vivre dans la sérénité, j'ai besoin de lutter, d'agir pour me sentir exister. Sinon, l'existence me paraît morne.
Bienheureux qui trouve dans la satisfaction de voeux modestes la recette du bien-être !
N'expliquez jamais rien - vos amis n'en ont pas besoin et, de toutes façons, vos ennemis ne vous croiront pas.
Quand j'ai vu la corruption, j'ai été forcé de trouver la vérité par moi-même. Je ne pouvais pas avaler l'hypocrisie.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
L'amour évolue toujours et il faut des compromis, du travail et de la patience.
Pas de mots ... à part paix, unité, amour et toutes mes pensées pour les victimes et leurs familles.
L'un de mes plus grands bonheurs est d'avoir donné la réplique à Michel Simon dans un film...
La conservation des monuments du passé n'est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n'avons pas le droit d'y toucher. Ils ne nous appartiennent pas.
Commencer à "foule" et finir à "solitude", n'est-ce pas, les proportions individuelles réservées, l'histoire de tous ?
Cette méthode stoïque de subvenir à ses besoins en supprimant ses désirs équivaut à se couper les pieds pour n'avoir plus besoin de chaussures.
Nous devons en rester à la vieille coutume de rester la tête haute.
Contre le camp de la majorité silencieuse, j'ai choisi la minorité bavarde.
Quand je crie : Seigneur ! Il existe l'espace de mon cri. Cela suffit : que puis-je souhaiter de plus ?
Je crois qu'on devient adulte à travers un objet d'amour : un être humain, Dieu, les autres, en fait tout ce qui vous sort de vous-mêmes.
On peut être sûr qu'à partir de quarante ans, dans toute vie humaine, il y a un drame.
Le temps, les rencontres, une communion quotidienne aux mêmes joies et aux mêmes douleurs font naître très souvent de grandes amitiés.
Je n'ai jamais pu faire de yoga. Chaque fois qu'on me dit : "Assied-toi et ne pense à rien", ça me rappelle trop le bureau.
Vieillir seul et pour soi est moins tragique que de vieillir pour un autre.
Si un sage subit volontiers des malheurs sans rien dire, un homme ordinaire doit parler de ses souffrances afin de pouvoir se faire passer pour un sage.
Si les larmes des enfants sont indispensables pour parfaire la somme de douleur qui sert de rançon à la vérité, j'affirme catégoriquement que celle-ci ne mérite pas d'être payée d'un tel prix.
Les ailes nous manquent, mais nous avons toujours assez de force pour tomber.