Je vous parie 1000 balles que je peux m'arrêter de parier quand je veux.
Bonheur. Agréable sensation qui naît de la contemplation de la misère d'autrui.
Le bonheur c'est aussi souvent de ne plus faire certaines choses qu'on croyait indispensables.
Le pauvre est le seul qui soit forcé d'avoir de l'argent.
Ce qu'il y a de plus embarrassant quand on n'est pas né riche, c'est d'être né fier.
Quelqu'un a dit, je crois : "Dieu fait de la géométrie." Et si la vérité était : "Dieu fait de la vivisection" ?
Le malheur d'autrui nous console de notre propre malheur.
Les marchands de canons ont inventé la guerre, comme les marchands de bidets ont inventé l'amour.
La prière, c'est une façon de traiter d'égal à égal avec Dieu.
Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.
Le glas, un son pour chaque oreille de morts.
Il ne faut jamais tenir à une foule le langage de la raison pure. C'est seulement à ses passions, à ses sentiments et à ses intérêts apparents qu'il faut s'adresser.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
L'espoir est un état d'esprit, et non pas un état du monde. C'est une orientation de l'esprit et du coeur.
Partout et dans tous les types de sociétés, les valeurs sont plus ou moins les mêmes : la bonté, la beauté, la sagesse et la science.
Il faut souvent plus de courage pour changer d'avis que pour s'y tenir.
Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d'un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l'économie du lien social.
Les injures, les calomnies, les colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu'on voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain.
"Sale nègre" ou simplement : "Tiens, un nègre".J'arrivais dans le monde, soucieux de faire lever un sens aux choses, mon âme pleine du désir d'être à l'origine du monde, et voici que je me découvrais objet au milieu d'autres objets.
J'ai un profond respect des dates d'anniversaires, Ces portes que le temps dispose autour de nous, Pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères, Et permettre au passé de voyager vers nous.
A tout moment, Gilbert regardait sa montre. Cette attente angoissante lui crispait le coeur; il eût voulu entendre le signal, partir tout de suite, en finir.
Scobie va sur ses soixante-dix ans et il a toujours peur de mourir; il a peur de se réveiller un beau matin et de s'apercevoir qu'il est mort.
C'était une bête étrange. Mais les femmes, peut-être, aiment cela. Vu sous ce jour, il valait bien la peine qu'on l'apprivoisât, et je suppose que chaque femme au fond de son coeur se considère comme une dompteuse de bêtes étranges.
Toute l'année durant chaque brindille de caféier porte à la fois des cerises jumelles acaules et des fleurs et des bourgeons.
Elle était déjà là bien avantQue les camions ne viennent,Elle tournait comme une enfant,Une poupée derrière la scène.C'était facile de lui parler,On a échangé quelques mots,Je lui ai donné mon passePour qu'elle puisse entrer voir le show.
La raison universelle n'a plus sa place dans la philosophie multiculturaliste qui domine aujourd'hui la planète... Ce n'est plus le cogito qui est le propre de l'homme mais le credo.
Je ne suis pas comme les autres, telle est la formule de l'homme du troupeau. Car le châtiment qu'encourt l'individu contemporain est moins l'emprisonnement ou la répression que l'indifférence.
Pourquoi un léger rideau de chair sur le lit de notre désir ?
La beauté de ton film ne sera pas dans les images, mais dans l'ineffable qu'elles dégageront.
On dirait que l'idée de plaisir ne flatte plus personne. Notre société paraît à la fois rassise et violente ; de toute manière : frigide.
Un peu de mal "avoué" dispense de reconnaître beaucoup de mal caché.
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité. J'aime les gens qui savent sentir le vent sur leurs propres peaux, sentir les arômes des choses, en capturer l'Âme. Ceux qui ont leur chair au contact de la chair du monde. Car là, est la vérité. Là, est la douceur. Là, est la sensibilité. Là, est l'Amour.
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.
Aimer quelqu'un, c'est avoir trouvé l'être humain qui nous permet de dépenser pour lui les qualités que nous perdrions avec les autres... avoir trouvé l'être qui, par sa propre rareté, suscite la nôtre.
J'ai découvert qu'une histoire laisse une impression plus profonde lorsqu'il est impossible de dire de quel côté se trouve l'auteur.
Ainsi dans toutes les affaires humaines on s'aperçoit, si on les examine de près, qu'il est impossible de supprimer un inconvénient sans qu'un autre n'apparaisse.
Car bien que je sois un corps de cette terre, mon ferme désir est né des étoiles.
J'ai vu mes véritables dieux... les dieux de la plupart des hommes : la nourriture, la boisson et la sécurité qu'offre le conformisme.
Vous pouvez être comme vous choisissez d'être. C'est parfois un acte de discipline, mais cela peut être fait.
Je crois que pour faire n'importe quoi dans ce monde, il faut un amour du risque et de l'aventure et, surtout, pouvoir se passer de ce que les familles de la classe moyenne appellent "l'avenir".
Pour être romancier, il me suffit d'un stylo et d'une feuille de papier.
Dans le tennis, Il y a une peur de l'émotion.
Je n'aime pas trop parler des mes projets, pour les protéger, c'est une sorte de superstition. Il y aura du cinéma, du théâtre, etc.
Bonsoir, j'ai besoin de voir Ray Finkle... Et maintenant, j'ai besoin de changer de caleçon.
Quelque aspect que revête notre connaissance, se tapit toujours au fond l'ivresse de connaître.
Il est difficile d'avoir de la lucidité sur ce qu'on écrit. La répétition vient peut-être du fait que je suis travaillé par une période de ma vie qui revient sans arrêt dans ma tête..
Les films sont toujours des fictions, pas des documentaires. Et même un documentaire peut être une sorte de fiction.
On a de l'humour dans la mesure où l'autre ne s'aperçoit de rien.
Il faut savoir le prix de l'argent : les prodigues ne le savent pas, et les avares encore moins.
Je pense à la barbarie des financiers internationaux, criminels de l'ordre nouveau qui fait rage et pour qui la Vie est devenue marchandise. Je pense surtout aux victimes de tout ça...