Ça c'est pas de la politique de branleur !
On ne se touche plus car tout contact est sexualisé, et aussi car on n'a plus besoin d'engager le corps de l'autre pour communiquer avec lui, à cause de la technologie.
J'ai été reçu par des ministres de la Culture qui m'ont fait visiter leurs bureaux : leur fierté s'arrêtait au mobilier.
Quand tu t'appelles Saïd ou Mohamed C'est le ciel en tôle ondulée pour toujours C'est la fenêtre sur la troisième cour C'est le cri des voisines plein les oreilles Et les heures de mauvais sommeil.
Il faut trancher dans le vif comme le chirurgien, être assez froid vis-à-vis de son propre texte pour le corriger, supprimer, alléger.
Qui est le premier à rire de lui-même ne prête à rire à personne.
Bien observés, nos enfants sont pour nous de bons éducateurs.
Si Dieu n'avait pas besoin de vous là où vous êtes, Il ne vous y aurait pas placé.
Les changements d'opinion sont souvent justifiables quand ils proviennent de changements de circonstances.
On juge entièrement un homme sur sa façon de braver la mort.
L'amour a des tendresses que nous n'apprenons point qu'auprès de nos maîtresses.
La société, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
L'expérience est cette chose merveilleuse qui vous permet de reconnaître une erreur quand vous la faites à nouveau.
Et de façon mystérieuse,Nous, dans, ce flot, nous allons nous jeterDans l'océan immense de la vieAu plus profond de Dieu.Puis de ce coeur rugissantNous refluons dans notre cercle,Où dans notre remous vient se plongerLe pur esprit de la sublimité.
Quand on voudra définir la philosophie du XIXe siècle, on s'apercevra qu'il n'a fait que de la théologie.
D'ordinaire, au début de la nuit, pendant nos veillées de campagne, j'attendais secrètement ce grincement de la grille.
La violence, en s'épanouissant, produit un épi de malheur, qui ne fournit qu'une moisson de larmes.
Nos crayons sont truffés de mines !
« Lutteur ou acteur ? » Je ne pouvais m'empêcher de rire. Jamais je n'avais voulu devenir un véritable lutteur. La lutte m'était nécessaire sur le plan émotionnel, c'était une manière pour moi de conquérir le chandail frappé du grand L cramoisi. Moi, je voulais être acteur.
Rien de plus habituel que de sentir que les autres ont une part de responsabilité dans nos échecs, tout comme c'est une réaction ordinaire d'oublier ceux qui ont pris part à nos réussites.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Ce n'est point par une abondance de paroles que l'on s'énonce ; souvent la bouche ne dit rien, et l'âme sent.
Cette difficulté d'être dans l'abondance démontrerait à elle seule, s'il le fallait, que la prétendue « naturalité » du désir de bien-être n'est pas si naturelle que ça -sinon les individus n'auraient pas tant de mal à s'y faire, ils sauteraient à pieds joints dans la profusion.
L'amour vient sans raison, sans mesure, et il repart de même.
Plus on est près du pouvoir, plus on risque de se brûler.
Il y a quelque chose dans la maladie qui brise l'orgueil de la virilité.
J'ai été fier des autres, jamais de moi-même.
Ce serait fabuleux de remporter deux Coupes du monde d'affilée. On n'a aucune raison de ne pas le tenter, c'est l'occasion de laisser nos noms à jamais gravés dans l'histoire.
Le coup de poing dévastateur que nous avons pris le 11 septembre se répercute encore dans toute la société américaine.
La sauvagerie du confinement, c'est que les politiques ne savent pas où ils sont, ni ce qu'est ce putain de Covid. Il y a eu un paquet d'âneries de dites depuis mars.
Je pense que le style personnel commence de l'intérieur parce que c'est une philosophie et une attitude. Si vous êtes honnête et fidèle à vous-même, vous aurez le meilleur sens du style personnel.
Un État qui doit d'abord faire vivre cinq millions de fonctionnaires et assimilés n'a plus guère les moyens de secourir les autres citoyens.
Pour accueillir les cas graves de Covid-19 (Coronavirus), des places doivent se libérer dans les hôpitaux. Toutes les capacités nationales ainsi que le maximum de médecins et de soignants seront mobilisés. Les soins non essentiels seront reportés.
Je suis d'un optimiste naturel, mais il me semblait que je ne faisais que mettre au dos de l'enveloppe ce que je devais payer ce mois-ci.
On crée soi-même la boîte qui risque de nous enfermer.
Les gens sont étonnés que je fasse de la comédie. J'ai toujours fait de la comédie.
Vaudrait mieux dire ce que l'on a à dire que de mourir sans dire ce que l'on avait à dire.
Oui, nous sommes un pays d'asile quand il s'agit de recevoir quatre poètes grecs persécutés et un littérateur russe échappé de Sibérie. Mais pas quand il en arrive quatre cent mille par an pour venir manger du maïs et du grain !
Les hommes se lassent d'aimer, mais ne se lassent pas de se haïr.
La tragédie de l'homme, c'est que quand il peut faire quelque chose, il finit toujours par le faire.
Une foule n'est pas une compagnie, les visages ne sont qu'une galerie de tableaux et la conversation n'est rien qu'un bruit de cymbales où il n'y a pas d'affection.
L'art n'est que de l'arbitraire mis en conserve.
Durer, c'est quasiment impossible. Ça demande beaucoup de temps, beaucoup de soi-même, beaucoup de blessures, beaucoup de sacrifices.
Si vous faites peindre une cible sur la porte de votre jardin, vous pouvez être certain que l'on tirera dessus.
De même,certains hommes qui cherchent à se garder de leurs ennemis se jettent à leur insu dans les bras d'amis bien pires que ces derniers.
Une fille adorable, un teint de pêche et une admirable chevelure d'un blond vénitien. Elle était toujours très calme, avec un doux sourire, et se tenait très droite. Elle semblait inaccessible, comme les filles de Market Hill, à Amsterdam.
Je sais pas ce qu'ils vont me demander, mais c'est sûrement d'aller jouer les ambassadeurs dans les pays pétroliers. Genre : « Je suis l'Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde je vous donne la paix, laissez-nous le sous-sol. »
L'illogisme tient aux nécessités profondes de l'existence, à nos terreurs secrètes et à nos ambitions mal avouées, à notre foi en nous, à laquelle se mêle une secrète méfiance de nous-mêmes, à l'espoir que nous caressons et à l'appréhension des jours incertains.
Parce qu'on meurt dans ce monde et pour nier le destin l'homme a bâti de concepts cette demeure logique, où les seuls principes qui vaillent sont de permanence et d'identité.
Quand je repense à mes toutes premières impressions, je me demande si le fait de grandir ne serait pas plutôt une manière de rétrécir. Si l'expérience tant vantée par les adultes, et dont ils prétendent qu'elle manque aux enfants, n'est pas en réalité une dilution progressive de l'essentiel dans les futilités banales de la vie.