Les traditions ? C'est comme ça qu'on appelle les manies dès qu'il s'agit de fêtes militaires ou religieuses.
Il est plus difficile de se défendre de l'amertume dans la pauvreté que de l'orgueil dans l'opulence.
J'imagine un cocu disant : - Ce qui m'exaspère, c'est de penser que ce monsieur sait maintenant de quoi je me contentais.
Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison.
Pain de vieillesse se pétrit pendant la jeunesse.
Les gens sont la mesure du temps et le temps lui-même est la mesure de leur évolution.
Quelle manie ont les hommes et les femmes de se donner et de se posséder. On n'a pas idée de donner son être, sa pensée, sa liberté.
Les bienfaits sont agréables tant qu'il semble qu'on peut s'en acquitter ; mais s'ils dépassent de beaucoup cette limite, au lieu de gratitude nous les payons de haine.
Le travail du moine, c'est de voir venir de loin ses pensées.
Le regard a quelque chose de traître.
C'est toujours l'amour en nous qui est blessé, c'est toujours de l'amour dont nous souffrons même quand nous ne croyons souffrir de rien.
Il n'y a pas de délire d'interprétation puisque toute interprétation est un délire.
L'homme est de toutes les espèces, celle où l'individu met le plus de temps à se construire : quinze ans pour achever une construction du cerveau et qui restera toute la vie l'objet de réaménagements permanents.
Je connais un monsieur, c'est un auto-stoppeur professionnel. Il lui est arrivé un accident de travail... il a perdu le pouce !
La beauté du cinéma, c'est de pouvoir tenter quelque chose de différent.
Un visage est-il un masque de comédie posé sur la tragédie de l'âme ?
L'âme de certains individus m'empêchera toujours de croire tout à fait en Dieu.
Il vaut mieux faire quelque chose que ne rien faire en attendant de tout faire.
Voir le ballon, courir après, fait de moi l'homme le plus heureux du monde.
Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L'observer, la contempler, c'est un principe de régénération comme l'oxygène.
On provoque nous même ce qui nous arrive, et ensuite on appelle ça, le destin. Quoi de plus facile quand on choisit un chemin glissant que de prétendre qu'on y était destiné ?
Qu'est ce qui fait d'un homme, un homme ? Un de mes amis se le demandait est ce que ce sont ses origines ? La façon dont il vient au monde ? Je ne pense pas, ce sont les choix qu'il fait pas comment il entreprend les choses mais comment il décide d'en finir avec elles.
Le combat de la laïcité est compliqué, réclame patience et pédagogie. Mais il n'est pas perdu d'avance.
J'ai toujours voulu connaître le secret qui permet à l'amour d'échapper aux liens du temps et de l'espace comme par magie.
Les laides se croient belles, et au désir de plaire elles ajoutent le ridicule.
Rien ne dompte la conscience de l'homme, car la conscience de l'homme c'est la pensée de Dieu.
Il est plus facile de copier que de penser, c'est ce qui fait la mode.
Il n'y a pas de fin à la pureté et pas de commencement à l'impureté.
Il n'existe de plus grande douleur au monde que la perte de sa terre natale.
Payer une pension alimentaire revient à donner de l'avoine à une jument morte.
Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
La liberté n'est peut-être, en fin de compte, pour chacun, que la simple possession du silence.
Ce n'est point donner que de perdre.
La techno prend les danseurs comme un courant marin emmène un banc de petits poissons et les entraîne dans un paysage fabuleux... au gré de ses méandres.
L'humilité épargne les affres de l'humiliation.
Il n'y a point de mal dont il ne naisse un bien.
Aucun plaisir n'est aussi grand que l'amour de l'aimée, aucune douleur n'est aussi intense que l'absence de l'aimée.
La réflexion est, par excellence, la force antagoniste de la routine, et la routine est l'obstacle aux progrès nécessaires.
Quand la vie s'obstine dans ces heures assassinesJe suis riche de ça, mais ça ne s'achète pas
L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux.
On n'est de nulle part tant qu'on n'a pas un mort dessous la terre.
Une de perdue, dix de retrouvées.
Ce qui est difficile, c'est de devenir octogénaire ; après, il n'y a plus qu'à se laisser vivre.
La guerre est une poursuite de l'activité politique par d'autres moyens.
Je n'ai qu'une parole, mais je n'ai pas de mémoire.
On ne meurt pas d'amour. Quelquefois, on meurt de l'amour de l'autre, quand il achète un revolver - mais quand on ne voit pas les gens, on les oublie.
Envelopper tous les hommes, en vue de Dieu, dans un même amour et un même oubli.
Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion. Il n'y a pas de politique possible avec la discussion en permanence.
Il faut lever le couvercle de la marmite pour savoir ce qui bout dedans.
La bonté ! C'est bien le moyen le plus facile de ressembler à Dieu.