Je ne crois pas en Dieu, Pasquier, mais le Christ est la plus belle oeuvre de l'humanité. Des millions et des millions d'hommes ont mis des milliers d'années pour faire un Dieu, pour composer, de tous leurs rêves et de toutes leurs espérances, un Dieu. C'est un phénomène respectable.
Il est curieux de constater combien le fantastique peut exalter l'esprit d'un adolescent.
Personne n'est capable de se diriger seul ; tous ont besoin de prendre conseil des autres.
Un hiver qui se respecte tant soit peu ne s'installe généralement pas dans cette partie du pays avant la fin janvier, et, même alors, il est doux et de courte durée.
La peur donne de l'importance aux pitoyables fachos, le ridicule, contrairement à ce que prétend l'adage, les tue.
Je suis à Lacanau, à une heure de Bordeaux. Je tourne le court-métrage d'un jeune mec, Édouard. Je suis logé face à la mer, dans un bungalow. Il fait beau. Le court-métrage est sur l'amour sans le sexe. Ah, le sexe ! Ça peut faire mal. A croire que c'est forcément de l'amour.
On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content.
Ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue.
Tu n'es pas de celles qui meurent où elles s'attachent,Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,Faut se lever de bon matin pour voir un ingénuQui ne t'ait pas connue,Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde,Coeur d'artichaut, tu donnes une feuille à tout le monde,Jamais, de mémoire d'homme, moulin n'avait étéAutant fréquenté.
Celui qui se sent riche éprouve le besoin de donner, il s'ouvre et il ressent de l'amour pour toutes les créatures.
L'espace est un bien commun qui doit être utile à tous. Pour nous, Européens, le modèle spatial viable n'est pas celui de l'exploitation, il est celui de l'exploration, celui qui permet d'améliorer la connaissance du monde et de l'univers.
Pendant le combat d'hier soir, savez-vous comment l'homme devant moi est mort ? Il a été tué par l'homme qu'il pensait être de son côté. Tu me fais confiance alors ? Je ne fais confiance à personne ici.
Moi, je ne suis pas exactement un immigré, moi, je suis un peu comme un Martiniquais ou un Alsacien, c'est-à-dire que c'est la France qui est venue chez moi et qui m'a conquis et je la bénis, moi, de m'avoir colonisé.
Je n'ai jamais eu l'occasion de remettre en question la couleur, donc je me voyais seulement comme ce que j'étais... un être humain.
Je ne ferai pas de marque dans l'histoire. J'ai une certaine importance dans l'époque où nous vivons, mais c'est tout.
La destinée naturelle de toutes les civilisations est de grandir et de dégénérer, et de s'évanouir en poussière.
Et si le destin n'était que le résultat de l'indifférence de Dieu ?
La maternité est l'une des plus belles expériences de ma vie.
La charité est la noyade de la justice dans le craphole de la miséricorde.
Je suis parti de chez moi à 16 ans.
Je ne reçois rien gratuitement. Je paie pour tous mes traitements de beauté.
Je n'ai pas de liste de choses à réaliser, je ne sais pas ce que je ferai demain, et c'est voulu.
Quoi de plus beau sur Terre que la liberté ? Bartholdi l'a statufiée. Elle accueillait l'immigrant à New York, elle reçoit aujourd'hui les touristes.
Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
On fait de la bonne politique à partir des réalités.
Au nom d'une forme de paix sociale, de plus en plus de médias vont avoir la trouille.
La civilisation, ici, n'est qu'une simple répétition de la mémoire et des moeurs.
Ce qu'ils nous crient et que nous feignons souvent de ne pas entendre : c'est qu'à l'impossible chacun de nous est tenu.
De telles innocences dans de telles ténèbres, une telle pureté dans un tel embrassement, ces anticipations sur le ciel ne sont possibles qu'à l'enfance, et aucune immensité n'approche de cette grandeur des petits.
A l'intérieur de la force est le rire. A l'intérieur de la force est le jeu. A l'intérieur de la force est la liberté. Celui qui connaît sa force connaît le paradis.
Les Français sont des oiseaux qui mangent les semences au lieu d'attendre de manger les grains.
Un homme cesse d'avoir peur lorsqu'il a pris son parti de la mort et de sa propre damnation
A quinze ans, ne pas avoir sur l'amour les idées de papa, c'est le meilleur moyen de devenir très vite papa soi-même.
La fausse modestie, c'est mieux que pas de modestie du tout.
Un critique, c'est un cul-de-jatte qui veut vous apprendre à marcher.
Qu'y a-t-il de plus incompréhensible que l'Eternité ; et qu'y a-t-il en même temps de plus certain ?
1. Ne jamais lire un livre qui date de moins d'un an. 2. Ne lire que des livres réputés. 3. Ne lire que des livres que vous aimez.
Ce serait un moindre mal de mourir si l'on pouvait tenir pour assuré qu'on a du moins vécu.
Les latins disaient : la faim de l'or, auri fames. Nous, plus énergiquement, la soif de l'or. La soif est en effet un besoin plus violent et dont la satisfaction cause l'ivresse.
Les maux réels affectent moins les hommes que l'idée qu'ils se font de leur condition.
On a vu des chevaux et des cavaliers parfaitement d'accord : c'étaient assez souvent des chevaux de bois.
Les ordres contemplatifs sont les paratonnerres de la société.
Il est malaisé d'imaginer à quel point, d'ordinaire, un savant se désintéresse de l'oeuvre d'un autre savant si celui-ci n'est pas un maître qui le protège ou un élève qui l'honore.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Les pessimistes, ceux qui disent : considérons d'un côté les désavantages, de l'autre les inconvénients.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
Moins il y a de bouillie, plus il y a de cuillères.
Qui dit esprit, dit sel de la raison.
Le courage tient plus de la raison, la bravoure est plus du tempérament.
Pourquoi ne ferais-je pas de ma vie, de tous les jours de ma vie, une seule oeuvre d'amour ?