Quand je regarde mon écriture, il me semble qu'une légion de fourmis est sortie de l'encrier et a traversé la feuille sans s'essuyer les pieds.
L'homme propose et dispose. Il ne tient qu'à lui de s'appartenir tout entier.
La seule vraie dignité de l'homme est sa faculté de se mépriser.
Les hommes sont aussi jaloux sur le chapitre de l'esprit que les femmes sur celui de la beauté.
Les plus beaux zoos n'ont pas de clôture.
Dieu n'est-il pas un extrémiste de l'amour ?
Les compliments qui flattent le plus sont ceux que l'on n'est pas tout à fait sûr de mériter.
Ce n'est pas dur d'avoir du talent, ce qui est dur, c'est de l'exploiter.
De même, un livre qu'on aime, c'est avant tout un livre dont on aime l'auteur, qu'on a envie de retrouver, avec lequel on a envie de passer ses journées.
Dans les arts plastiques, c'est le sujet qui se charge de proposer ; ce qui dispose, en fin de compte, c'est le tempérament de l'artiste.
On est facilement devenu coupable d'avoir du style, là où il est devenu aussi rare de le rencontrer que la personnalité elle-même.
Je sortais me brûler sous la lune et dérober de gros brugnons blancs dont je n'ai jamais retrouvé la saveur.
L'avantage de la soupe de poisson, c'est que le poisson est dans son élément.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Je ressemble à un chat de gouttière qui vient de fouiller les poubelles.
Je n'emporterai pas mon fonds de liquoriste au Paradis, n'est-ce pas ? Alors, buvons-le. C'est mon défunt qui me l'a légué. Il y a du bon. Il s'y connaissait. Je ne suis qu'une bistrote d'occasion.
Les moralistes n'y peuvent rien. Il y a une loi de déshumanisation progressive en vertu de quoi désormais, à l'ordre du jour de la bourgeoisie, il n'y a, il ne peut y avoir maintenance que la violence, la corruption et la barbarie.
Un homme qui ne rêve pas est comme un homme qui ne transpire pas. Il emmagasine plein de poisons.
C'est très bien de ne pas croire aux dieux lorsque nul danger ne menace, mais à l'heure où le chagrin pèse sur nous, vers qui donc irions-nous ?
Un État qui n'a pas les moyens d'effectuer les changements n'a pas les moyens de se maintenir.
Personne à moins de rester sourd n'achève les "Cent vingt journées de Sodome" que malade : le plus malade est bien celui que cette lecture énerve sensuellement.
L'horreur d'abîmer est encore plus forte que l'angoisse de perdre.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
Mais, justement, c'est parce que le désespoir est un terreau fertile qu'il faut être plus vigilant que jamais et se conformer avec une implacable vigueur à une exigence de vérité.
Celui qui s'enferme dans une identité n'a pas fini de souffrir.
Je n'ai jamais vu un homme de l'opposition mettre plus d'une minute pour juguler la pauvreté et réduire le chômage.
Les gens réagissent bien à ceux qui sont sûrs de ce qu'ils veulent.
En ce sens, quelle belle façon de vivre, si vous pouviez toujours faire des choses qui vous intéressent, et les faire avec des gens qui vous intéressent.
Profiter de votre travail est essentiel. Si votre travail devient l'expression de vos propres idées, vous l'apprécierez sûrement.
Sur terre, dit le lama, l'homme est un personnage absurde, enclin à croire ce qui n'est pas, de préférence à ce qui est réellement. L'homme est porté à la superstition et aux croyances fausses.
J'ai renoncé à me soucier de quoi que ce soit, et tous les problèmes ont disparu.
Les sanctions économiques ont fait la preuve de leur inefficacité.
Si une femme allait procéder à son exécution, elle exigerait un peu de temps pour parfaire sa toilette.
L'opinion publique est la pire de toutes les opinions.
Parfois, vos erreurs sont vos plus grandes vertus. Vous apprenez tellement de l'erreur. Ces choses que vous pensez être la pire chose qui vous arrive peuvent en quelque sorte changer et être la plus grande opportunité.
Je n'ai jamais rêvé de cette carrière, elle est arrivée comme ça. Alors, si elle s'arrêtait, ce n'était pas mon problème.
Amis, quiconque a fait l'expérience du malheur sait que lorsqu'une vague de maux s'est abattue sur eux les hommes s'effrayent de tout, tandis que si le destin les favorise, ils se persuadent que le vent de la prospérité ne cessera jamais de souffler pour eux.
Vous ne pouvez pas échapper à ce que vous devez traiter à l'intérieur de vous-même. Cela n'apportera jamais de bonnes choses. Cela n'apportera que de la folie.
Le seul moyen de me débarrasser de mes peurs est de faire des films à leurs sujets.
Mon travail consiste à empêcher la Grande-Bretagne de rougir.
Tout ce qu'on dit sur Hollywood et vrai: hypocrisie, connerie, duperie... ce n'est pas le genre d'endroit que je fréquente. Là-bas, si tu n'es pas un acteur qui rapporte de l'argent, tu n'existe pas.
Je pense que j'essaie toujours de trouver mes marques en tant qu'acteur.
Le seul qui pense que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak est Bush.
Quand je fais mes courses avec mon caddy, je ne mets pas de lunettes de soleil. Je vais au travail, comme tout le monde. J'emmène mes enfants à l'école, comme tout le monde. Je mange des trucs comme tout le monde. Et je me dispute avec ma femme, comme tout le monde!
Quand vous êtes quelqu'un qui marche au cinéma, vous avez beaucoup de responsabilités parce que si vous dites non, le film ne se fait pas. Et donc, du coup, vous héritez d'une sorte de pouvoir, indirectement. C'est terrible, je peux [...] ► Lire la suite
Je n'aime pas que la technique soit visible, ou même présente. Mon espoir était de jouer la cécité de l'intérieur vers l'extérieur et de convaincre le public, je ne sais comment.
O Mozart, immortel Mozart, combien, combien infiniment de suggestions inspirantes d'une vie plus fine et meilleure, vous avez laissé dans nos âmes!
Les chanteurs juifs emploient un art et une méthode particulière de chanter. Ils sont inégalés dans l'art de couvrir la voix, de saisir une nouvelle clé, dans le traitement du chant rituel, et de surmonter les difficultés vocales qui se trouvent dans les mots plutôt que dans la musique.
Si je n'avais pas été un comédien, ou un acteur, ou quoi que sois aujourd'hui, j'aurais été un athlète professionnel, probablement un joueur de base-ball.