Nos sages et doctes aïeux ont brûlé religieusement des gens dont le crime était d'avoir eu des illusions, et de le dire.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
La pure musique d'église devrait être exécutée seulement par les voix, à part le Gloria, ou tel autre texte de ce genre. C'est pourquoi je préfère Palestrina ; mais c'est une absurdité de l'imiter, sans posséder son esprit, ni ses conceptions religieuses.
Aimer serait simple si nous n'étions tentés de posséder l'être qui nous intéresse.
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette :Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut...
Le pire des crimes, c'est de torturer ou massacrer les êtres humains pour faire leur salut ou leur bonheur selon sa propre idée.
Je veux bien tuer, moi, mais sans voir mon adversaire... ou alors de loin, qu'il soit tout petit... un point noir à l'horizon. Si je dois lui sortir les tripes, c'est plus du jeu, je retourne chez ma mère.
Le conseil que j'aime donner aux jeunes artistes, ou à toute personne qui m'écoute, est de pas attendre l'inspiration. L'inspiration est pour les amateurs, les autres se montrent et travaillent.
L'absence de ce qu'on aime, quelque peut qu'elle dure, a toujours trop duré.
Il est important de vous demander pourquoi vous faites ce que vous faites et à quoi cela sert dans l'ensemble.
Les gentlewomen sont les perles de notre univers, l'exemple pur est Iris Mittenaere.
Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.
J'avais beaucoup de films très réussis. J'ai travaillé avec des gens incroyables.
Ce sont plutôt les sentiments bas et les pulsions primaires qui occupent les feux de la rampe, hélas.
Ce dont la France souffre aujourd'hui est avant tout une absence totale de maîtrise de la langue.
On est dépendant de l'estime qu'ont les autres de nous.
[...] qu'on interroge et qu'on remue jusqu'au fond les Archives de France, et, de quelque façon que la fouille soit faite, pourvu que ce soit de bonne foi, la même histoire incorruptible en sortira.
Les révolutions font en deux jours l'ouvrage de deux mois, puis défont en deux ans l'ouvrage de deux siècles.
Quand on fait le mort, c'est naturellement un rôle de décompostion.
Pour faire face à de nouveaux publics, nous devons tout d'abord être en mesure de faire face à des sièges vides.
Dans son puits de science, il n'y avait pas d'eau fraîche.
Dans les grandes choses, les hommes se montrent comme il leur convient de se montrer ; dans les petites, ils se montrent comme ils sont.
J'ai arrêté d'envoyer de vieux habits à l'abbé Pierre. Il ne les met jamais !
L'amour, la première de toutes les qualités.
Les songes : instruments de fabulation.
La plume de nos ennemis est bien souvent trempée dans le fiel de l'envie.
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Et cependant, ces chefs deviennent nécessairement les oppresseurs des peuples et renforcent cette oppression jusqu'au point où l'inégalité, poussée à son comble, se retransforme en son contraire, devient cause de l'égalité : devant le despote tous sont égaux, à savoir égaux à zéro.
X : Film où on essaie de faire des enfants, mais où on n'y arrive jamais.
Les écoles, les coteries ne sont autre chose que des associations de médiocrités, pour se garantir mutuellement un semblant de renommée qui, à la vérité, est de courte durée mais qui fait traverser la vie agréablement.
Je crois que ce qui arrive de mauvais dans le monde arrive par les hommes, jamais par les femmes.
J'ai voulu tout voir, tout avoir. Je me suis trop hâté de vivre.
La plupart se croient sur terre pour trouver l'amour, devenir riche, exercer un pouvoir, produire des points de croissance ou laisser son emprunte dans les sables du temps. Les gens qui se savent sur terre pour contempler le ciel, ils sont rares.
Je vis haut élevé sur colonnes d'ivoire,Dont les bases étaient du plus riche métal,À chapiteaux d'albâtre et frises de cristal,Le double front d'un arc dressé pour la mémoire.
Oui, il faut dire aux jeunes filles, il faut répéter aux jeunes hommes, que le mariage ne contentera pas leur besoin d'amour ou de passion, qu'il y est contraire par définition, puisqu'il est la monogamie organisée, et que la passion, dans le premier état de la vie amoureuse, correspond à un instinct polygamique.
Le temps est fait de la désolation des hommes.
Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture
Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus - en pleine société permissive - pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.
C'est un soir tendre comme un visage de femme.Un soir étrange, éclos sur l'hiver âpre et dur,Dont la suavité, flottante au clair-obscur,Tombe en charpie exquise aux blessures de l'âme.
Humain, je crois que j'ai cessé de t'aimer. Tes qualités, si peu exploitées, ne suffisent plus à compenser tes tares rédhibitoires au premier rang desquelles je place la stupidité. Car tu es profondément idiot. L'avenir que tu te prépares en est la preuve.
Au flambeau de l'amour j'ai vu fondre mes ailes.
L'âme est un intermédiaire entre le monde physique et le monde de l'esprit. Elle est le véhicule qui transporte les éléments du ciel à la terre et de la terre au ciel. Tout passe par l'âme.
Petit fagot pèse de loin.
Il suffit pour être subversif, de faire quelque chose d'utile.
Le Charkha est un symbole extérieur de vérité et de non-violence.
Quand une fois l'idée de la condensation séparée a été lancée, toutes ces améliorations ont suivi comme des corollaires en succession rapide, de sorte qu'au cours d'un ou deux jours l'invention était jusqu'ici complète dans mon esprit, et j'ai immédiatement entrepris une expérience pour le vérifier pratiquement.
Le vrai plaisir est de découvrir plutôt que de savoir.
Je n'ai que peu de temps, d'énergie et d'argent, et je vais l'investir dans mon travail.
Mon travail consiste à écouter les idées, peut-être à en inventer quelques-unes, et à prendre des décisions en fonction de ce qui est bon pour les actionnaires et pour l'entreprise.
Mon élection prouve seulement que les citoyens sont fatigués des politiciens expérimentés qui, au cours des 28 dernières années, ont créé un pays d'opportunités - des opportunités de voler, de soudoyer et de piller.