Tous les crimes sont venus de la tyrannie, qui fut le premier de tous.
A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie.
Les parfums sont de puissants magiciens pouvant vous transporter au travers des années que vous avez vécues.
Celui qui parle le mieux l'emporte toujours, et c'est un bien bel art que celui de savoir rendre petites les choses grandes et grandes les choses petites, de rester en toutes circonstances, le maître des définitions, et de fixer l'ordre et la règle.
Dans les conférences de cadres, il ne s'agit plus de travailler, mais de parler sur le travail.
Il est plus aisé, et éminemment plus scientifique, de traquer le passé que d'esquisser l'avenir.
Le talent arrive tant bien que mal aux conclusions alors que le génie fait des sauts de géant.
C'est horrible de se rendre compte que vous n'apprenez à vivre que lorsque vous êtes sur le point de mourir.
L'hymne national ne confère pas de magnificence aux instants qui suivent la volupté.
Ecrire, c'est transformer des abîmes de banalités en sommets mythologiques.
L'âme et la vie intérieure, c'est ce qu'il y a de plus profond et donc de plus difficile à exprimer. C'est inépuisable. On ne se voit pas tel que Dieu nous voit.
Pour qui vit-on ? Pour qui écrit-on ? Devant qui, en fin de compte, est-on moralement responsable de ses actes ?
La religion, c'est souvent le tout et le contraire de tout : il faut que chacun puisse y puiser son miel.
A la longue on joue de plus en plus mal le rôle qu'on s'est octroyé.
L'excès de critique engendre l'inintelligence.
Nos vies sont faites d'événements majeurs qui n'ont pas eu lieu, elles sont l'écume de ces espoirs sans suite.
Le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
L'amour de la patrie prolonge l'amour de la famille ; l'amour de l'humanité prolonge l'amour de la patrie.
On est toujours enclin à croire que le travail est aisé à celui qui a un talent. Il te faut peiner toujours, homme, si tu veux accomplir de grandes choses.
La société moderne, ce n'est pas une société sans religion, c'est une société qui s'est constituée dans ses articulations principales par la métabolisation de la fonction religieuse.
Je défendrai jusqu'à la mort la pureté de la langue française.
Quand est-ce donc, Athéniens, quand est-ce que vous ferez ce que demande le salut de l'État ? Attendez-vous quelque nouvel événement ? Attendez-vous, grands Dieux, que la nécessité vous y force ? Mais, de quel oeil regardez-vous donc tout ce [...] ► Lire la suite
Traiter l'autre de menteur peut être une insulte, ce n'est jamais un argument.
Est-ce que vous voyez maintenant d'où viennent la haine et la peur des livres ? Ils montrent les pores sur le visage de la vie. Les gens installés dans leur tranquillité ne veulent que des faces de lune bien lisses, sans pores, sans poils, sans expression.
Le silence est la ressource de ceux qui reconnaissent de la noblesse au langage.
Pour vivre, nous avons besoin de nous appuyer sur un certain nombre de croyances : elles sont comme des supports pour notre vie affective et intellectuelle.
Qu'est-il possible de bien faire, en physique particulièrement, si les choses ne se réduisent pas à des degrés et à des mesures ?
La vie est un voyage, mais ne vous inquiétez pas, vous trouverez une place de parking au bout.
Tout homme qui aspire à régenter les autres devrait être supprimé de la terre.
La clé de la beauté est de toujours regarder quelqu'un qui vous aime vraiment.
N'essayez jamais de traverser une rivière simplement parce qu'elle a une profondeur moyenne de quatre pieds.
Si nous voulons avoir le plus grand impact, la meilleure façon de le faire est de nous assurer que nous nous concentrons toujours sur la résolution des problèmes les plus importants.
Je pense que c'est un grand honneur de gagner un Oscar, mais je pense que si vous visez à être récompensé dans votre vie, vous n'irez nulle part. Je pense que la plus grande récompense est le travail lui-même et ce que vous en retirez et les liens que vous établissez avec d'autres personnes.
Avec le pouvoir de l'âme, tout est possible.
L'Histoire fait irruption au sein de vies en apparence banales, dévoilant d'un coup le courage impavide d'hommes que l'on pouvait juger ordinaires.
La montée en puissance de l'Etat islamique est le dernier chapitre en date d'un long processus de réveil anticolonial.
On peut essayer de convaincre les hommes par ses propres raisons, on ne les persuade que par les leurs.
Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n'en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.
Les femmes polissent les manières, elles sont les vrais précepteurs du bon goût, les instigatrices de tous les dévouements. L'homme qui les chérit est rarement un barbare.
Lycée, ah ! Cimetière du temps de ma jeunesse.
Avoir trop peu de courage, c'est avoir perdu tout courage.
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant ? Où l'a-t-on vue pour en être si épris ?
On aime toujours un peu à sortir de soi, à voyager, quand on lit.
Jamais les hommes ne deviennent plus tendres que lorsqu'on leur a pardonné une infidélité de passage.
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
Ni l'ignorance n'est défaut d'esprit, ni le savoir n'est preuve de génie.
Nous sommes près de nous réveiller quand nous rêvons que nous rêvons.
Il n'y a pas de grands et de petits yeux : il y a des yeux qui ont une âme et d'autres qui n'en n'ont point. Dieu est pour le regard l'unique costumier.
Dans cet éternel commerce qu'est l'existence, et dans cette chambre d'affaires qu'est la vie, Dieu est le client qu'on introduit le dernier, comme dans un bureau d'affaires l'homme de moindre importance.
Assurément les sentiments aussi vieillissent ; il est des modes jusque dans la façon de souffrir ou d'aimer.