Et toute la beauté charnelle de ma femme N'a que la minceur de la peau.
Admirer certaines oeuvres est plus qu'une faute de goût, c'est une faute de caractère.
C'est une raison de parler beaucoup que de penser peu.
Nous payons de notre vie ou de notre mort : un prêté pour un rendu.
Celui qui peut se soumettre aux mystères s'adjuge le pouvoir de les créer.
Y a-t-il donc vraiment, tel que le disent les fanatiques du destin réglé par les astres, une ordonnance préalable de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous serons ?
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
Il y a tellement d'opinions qui s'expriment, qu'il n'y a plus moyen de se faire une idée.
Personne ne devrait mourir. Surtout de son vivant.
Ecrire des drames, c'est tout de même ce qu'il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
L'amour commun des livres, crée la plus bienfaisante des solidarités : celle de l'ordre, de la méthode, de la clarté, du travail, de l'étude. Il n'y a pas de goût plus noble.
Écrire : une plume griffant le silex de la mort.
Société des gens de lettres. -- Étonnant, comme ils savent peu parler !
Le vade-mecum de tout bon énarque : thèse, antithèse, fouthèse.
Nos élèves cherchent en nous ce qu'ils espèrent de l'avenir.
Le bonheur consiste à apprécier, prolonger et savoir renouveler les joies de l'existence.
Du point de vue d'un ver de terre, une assiette de spaghettis est une orgie.
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] ► Lire la suite
Il y a, dans la déconstruction, une figure auto-interprétative qui n'impose sa nécessité qu'en accumulant les forces qui tentent de la refouler.
Je t'aimais,Aux jardins de l'aube,Je t'aime,Au déclin des jours.
Rien ne décèle plus une âme misérable et basse que l'amour de l'argent.
Comme un départ au loin sur les oiseaux qui tremblent...Comme une incertitude où bout le mimosa...Comme une lèvre détachée de son vieux rire...Comme une transparence aux trois miroirs brisés...
Cette nuit de Pâque, je restai longtemps tout sommeil enfui, à me demander si je n'étais pas de ceux qui, toute leur vie, seraient condamnés à hésiter au bord de l'abîme.
De mortelles vapeurs assiègent mon cerveau...Une vieille en cheveux qui rôde dans des tombesRicane en égorgeant lentement des colombes ;Et sa main de squelette agrippe mon manteau...
Un pauvre qui n'ait pas de bassesse, un riche qui n'ait pas d'orgueil, cela existe-t-il ?
La vie n'a de sens que dans la lutte. Le triomphe ou la défaite est entre les mains des Dieux. Alors célébrons la lutte !
Mon but est de répandre plus de sourires que de larmes.
Enfin, je vais savoir ce qu'est la France. Fini le jet. Je prends le train pour aller faire danser les jeunes. Mais j'ai de l'énergie et du caractère, c'est probablement ce qui me tient en forme.
Mme D'Urberville n'était pas la première femme obligée d'aimer son enfant à contrecoeur et de lui être amèrement attachée.
La France est capable de grandes choses quand il y a une volonté politique !
Un mari est un plâtre qui guérit tous les maux de la jeunesse.
Le pauvre qui s'élève fait des amis de ses ennemis.
On avait toujours vu les petits se faire tondre et les puissants s'emparer de la laine.
Le sentiment «d'avoir fait son devoir» fait de chacun son honorable bourreau.
Je trouve cela triste de ne pas parler avec qui je couche, cela me rend mystérieux. Il fut un temps où j'aurais été appelé un gentleman.
Regardez au plus profond de vous-même et vous découvrirez quelque chose d'incroyable.
Certaines personnes donnent du temps, de l'argent, des compétences et des liens, certains donnent littéralement le sang de leur vie... mais tout le monde a quelque chose à donner.
Aujourd'hui, les pires conflits, les violences les plus profondes et les plus susceptibles d'apparaître dans les années à venir sont dus à des disparités de développement.
Ce désir d'équité ne doit pas conduire à un excès de bien-être, où personne n'est responsable de quoi que ce soit.
Si vous allez dans le show business pour de l'argent et du pouvoir, oubliez ça! Cela n'arrivera pas.
Je crois à la vie, au mystère de la vie, de la sélection naturelle.
Brassens, on ne peut pas faire mieux, ni même aussi bien, c'est tellement fort. Alors j'écrivais mes trucs de 'bobo-pipi-bobo' sans réfléchir.
Beaucoup disent de moi, "tu es dieu", et moi, je leur réponds "vous dites n'importe quoi". Dieu est Dieu et moi, je suis un simple footballeur.
Le principe du rire est de créer le décalage entre ce qui est écrit et notre esprit critique.
Cette fragilité face aux coups que l'on nous porte est le fruit de tous nos reniements, nos renoncements, nos lâchetés collectives.
Je ne vote plus depuis longtemps. Je n'aime ni la gauche, ni la droite, ni le centre, ni les extrêmes, ni les trois quarts. Tous les politiques sont obligés de mentir, sinon ils se cassent la gueule.
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
La guigne, c'est l'absence de veine chez un individu sans gain.
Tous les sentiments guerriers viennent d'ambition, non de haine.
L'inconvénient des mots, c'est d'avoir plus de contour que les idées.