Les gémissements poétiques de ce siècle ne sont que des sophismes.
Tout se passe comme si chacun sentait vaguement que le pouvoir n'a plus de pouvoir.
Personne ne peut dire de quoi l'avenir sera fait, ce que l'homme sera capable de réaliser. Et c'est bien cette inconnue, ce côté imprévisible de l'homme qui rend la vie si intéressante !
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
Au plan national comme au plan mondial, la ligne de partage est nette entre les gagnants et les perdants de la modernisation. Dans nos pays, la répartition des fortunes et des revenus est de plus en plus inégale.
J'hésite entre la boîte de Lexomil et la pendaison : et pourquoi pas les deux ? Je n'ai pas de corde, mais plusieurs cravates Paul Smith attachées entre elles feront bien l'affaire.
En ville il n'y a pas d'horizon, pas de porte, aucun issue.
Les crimes ne naissent que de l'indigence et de l'extrême opulence.
Que sont nos sentiments ? Des nouvelles qui nous parlent de nous-mêmes.
Les mots peuvent causer de la confusion et créer des enchevêtrements ; mais l'absence de mots engendre une obscurité totale.
Ce matin, j'ai lu dans le journal : « Peu de gens meurent après cent ans ». Ils font quoi alors ?
Le sommeil est le fils de la nuit et le frère de la mort.
Il faut s'endurcir mais sans jamais perdre de tendresse.
Un homme est souvent capable de jouer les enfants perdus auprès d'une femme. Mais comment y parviendrait-il, lorsqu'il est vraiment un enfant perdu ?
Il est très étonnant que je n'aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] ► Lire la suite
Je savais qu'on peut faire mentir même le soleil, mais on sentait que nulle manipulation de la lumière et de la pose n'aurait pu transmettre la délicate nuance de sincérité de ses traits.
Je suis désormais à l'approche de deux rives désirées : le monde réel qui n'est pas toujours exaltant et celui, bien plus fréquentable, d'un imaginaire prrmanent.
C'est tout un art de savoir s'entourer.
L'amour est l'activité la plus stimulante dans laquelle les humains s'impliquent. Vous savez, quand nous avons le sentiment que nous ne pouvons pas vivre sans amour. Cette vie a peu de sens sans l'amour.
Une occasion manquée résulte de l'absence de mûre décision par manque de courage ou fausse appréciation.
Le gastronomade va par toute la France chercher tel plat là où on le prépare le mieux, et il l'accompagne de vin et alcool de la même région.
Je ne blâme pas les génies qui prennent l'art à pleines mains, emploient à profusion toutes ses ressources. Je ne suis pas de ceux qui, admirant Ingres, croient devoir mépriser Delacroix, et réciproquement. Prendre les grands artistes tels qu'ils sont, [...] ► Lire la suite
Écrire une chose c'est la posséder - illusion à laquelle est encline une part non insignifiante de l'humanité.
Ce qui fait le prix et la qualité de la vie humaine, c'est sa brièveté.
Cette nuit de Pâque, je restai longtemps tout sommeil enfui, à me demander si je n'étais pas de ceux qui, toute leur vie, seraient condamnés à hésiter au bord de l'abîme.
Enfin, les virus se propagent sur les inégalités sociales, qui excluent des populations de l'accès aux protections et aux soins. Lutter contre un virus implique donc à tous niveaux une solidarité des privilégiés avec les démunis.
Les humains sont comparables à celui qui serait plongé dans un lac et qui crierait : De l'eau, de l'eau, j'ai soif !. Ils sont plongés dans l'océan de la lumière cosmique, mais ils ont de telles carapaces que cette lumière ne peut pas pénétrer en eux.
Les conséquences de l'égoïsme surgissent à la fin, jamais au début.
La capacité de mener une vie heureuse est faite, pas trouvée
Rassurez-vous, chère âme ! Il y a toujours de la lumière derrière les nuages.
Sur telles affaires toujours, le meilleur est de ne rien dire.
Le premier baiser, c'est le premier verset du champ de la vie.
Je revendique le dépassement politique. S'entourer de femmes et d'hommes qui viennent de gauche, de droite, de la société civile. C'est ça la force de notre pays.
Le sentiment «d'avoir fait son devoir» fait de chacun son honorable bourreau.
Nous sommes tous des produits de notre enfance.
Méfiez-vous du luxe ! Méfie-vous d'en acquérir le goût et le besoin, sous prétexte de prévoir le lendemain.
e ne pense pas qu'il y ait un gars qui a joué plus de personnages gays que j'ai fait dans ma vie.
Tiens, les mots. Important, les mots. Important mais peut aussi se révéler monnaie de singe.
Quand une femme a un intérieur bien tenu, il est facile de trouver ses enfants : ils sont généralement chez le voisin.
La guigne, c'est l'absence de veine chez un individu sans gain.
Une culture est bien morte quand on la défend au lieu de l'inventer.
Un traité est une parole éternelle. L'expérience prouve qu'il est pratique de se départir de la parole donnée. La première dérogation crée une logique pour la seconde, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de la première parole donnée.
Nul ne saura vraiment ce qu'il est, tant qu'il ne tendra pas à acquérir plus de savoir.
Vaut mieux faire ce qu'on aime avant même de chercher à comprendre ce qu'il y a de mieux à faire.
Il n'y a plus rien à enjoliver, dans une société et dans un monde où tout est constamment enjolivé de la manière la plus répugnante.
Et sur de grands exploits, bâtir sa renommée.
Internet : un réseau international gigantesque, composé de passionnés d'ordinateur, ce qui pour moi signifie "des gens qui n'ont pas d'existence".
On peut citer de mauvais vers, quand ils sont d'un grand poète.
A côté de la beauté, l'esprit et le coeur font toujours l'effet de parents pauvres.