Berlioz n'eut jamais de chance. Il souffrit de l'insuffisance des orchestres et des intelligences de son temps. Voici aujourd'hui que le génie inventif de M. Gunzbourg, avec l'appui de la Société des Grandes Auditions Musicales de France, se charge de revoir et d'augmenter sa gloire posthume en adaptant à la scène la Damnation de Faust.
Pas d'échappatoire - pas de double : c'est cela qu'annonçait l'oracle à l'avance, et avec raison.
L'aiguilleur monte dans sa vigie et fait se choquer les fils de fer devant nous.
Le cheval, le cocher et Lang furent écrabouillés. On ramassa deux, trois écuellées de petits débris et les quelques gros morceaux furent noués dans une toile de tente.
L'eau pénètre dans la cambuse et abîme les vivres emmagasinés, caisses de buiscuits, pommes de terre, sacs de riz... qui représentent trois mois de provisions.
Comme un aveugle qui marmonne,Sur un violon de CrémoneIl jouait, demandant l'aumône.Tous avaient d'enivrants frissonsA l'écouter. Car dans ces sonsVivaient la morte et ses chansons.
Cette petite libertine, entrevue à une époque fort maussade de ma vie, m'a laissé une image tendre et élégante, que j'ai serrée de côté, comme jadis ces oeufs dé Pâques dont les couleurs m'émouvaient si fortement que je ne voulais pas les manger.
Il y avait en bas une partie de rocher en surplomb. Si je n'avais, d'un coup de pied, arrêté ce glissement, nous serions tombés dans la nuit ; et j'aurais pu croire, émerveillé, que nous tombions dans le vide du ciel.
J'aime beaucoup Libé, je partage beaucoup de remises en question...Moi je suis prêt à signer tous les textes contre l'expulsion des travailleurs immigrés...
Sans doute, les coups de pompe dans le cul de l'existence, la mouscaille, l'enfance à la table qui recule, ça vous tanne le cuir...
L'hosto, quand on y a séjourné longtemps et qu'on a failli y clamser, on y reste toujours un peu. Il vous fascine, vous obsède... on se dit qu'on y reviendra un jour ou l'autre. Il est l'image de notre mort...
C'est totalement dingue de se dire qu'on livre toutes nos informations personnelles à ces entreprises, et que ces entreprises sont devenues pour l'essentiel une police secrète privatisée.
Le silence de grand-père, lui, était tranquille et dénué de colère, il ressemblait à un gros oreiller sur lequel on pose la tête.
Sans jouissance rien ne subsisteSans jouissance rien ne dure, Dieu doit jouir de soi ;Sinon son essence comme l'herbe sécherait.
Si j'étais un créateur de mode qui ne faisait que suivre les tendances ou créer pour des célébrités, je ne serais pas comblé.
Les gens n'ont pas besoin de carrière. Les gens devraient simplement exister.
Ce n'est pas ma place au milieu de tout cela, il faut me retirer de ce milieu, après quatorze ans, aujourd'hui d'une vie pareille, je réclame la liberté à grands cris.
J'aime à penser que j'essaie d'apprendre quelque chose chaque jour - et de changer mon point de vue, de modifier mon point de vue au fur et à mesure que j'apprends.
Je crois qu'il y a Dieu en chacun de nous.
Mon cerveau bourdonne de bribes de poésie et de folie.
J'essaie d'être à la bonne distance des choses. C'est un processus de défense très élaboré, qui me permet d'avoir rapidement du recul sur des situations et qui m'évite de tomber dans certains travers.
Cela n'a jamais été un plaisir de chanter. Sauf sur scène. Je préfère écrire.
Las Vegas a toujours été une part importante dans ma vie, et une place spéciale dans mon coeur. Et je suis surtout très fière parce que ma rue est à côté de celle de Frank Sinatra, de Dean Martin, de Sammy Davis Jr.
Della Valle m'a appris le pouvoir de refuser si quelque chose ne va pas. Cela primait même sur les ventes.
J'avais très peu de voix lorsque j'ai commencé.
Je sais que je peux parfois être diva-ish, mais je dois être en contrôle. La nature de ma vie, la nature de ce que je fais, c'est divadom, c'est vraiment le cas.
Je ne regarde jamais les magazines de mode. Je les trouve incroyablement ennuyeux.
Moi, président de la République, je n'ai jamais été mis en examen. [...] Je n'ai jamais espionné un juge, je n'ai jamais rien demandé à un juge, je n'ai jamais été financé par la Libye.
J'aime l'habit confortable, mais j'ai la trouille de la charentaise.
Je suis le type de personne qui préfère rester à la maison.
Je pensais que c'était mon travail de donner à tous les garçons leur premier baiser.
Nous avons l'habitude de dire à la Maison Blanche que si il y a un endroit trop dangereux, trop petit ou trop pauvre, envoyez la Première Dame.
Quand on a du talent, on n'est pas besogneux. Quand on n'a pas de talent, on est besogneux par nécessité. Allier les deux, c'est extraordinaire.
C'est parce que nos paysans ne reculent pas devant la besogne que notre race nationale donne maintenant des veaux de qualité.
Le véritable lieu où l'oeuvre existe ne se trouve pas sur l'écran ou à l'intérieur des murs mais dans l'esprit et le coeur de la personne qui l'a vu.
Il est plus facile de louer la pauvreté que de la supporter.
Ceux qui n'ont à s'occuper ni de leurs plaisirs ni de leurs besoins sont à plaindre.
Une religion qui serait à la mesure de notre compréhension ne saurait suffire à nos besoins.
Je dois 90% de ma réussite à mon public et 10% à mon imprésario.
La plupart des hommes vieillissent dans un petit cercle d'idées, qu'ils n'ont pas tirées de leur fond. Il y a peut-être moins d'esprit faux que de stériles.
Le divorce est si naturel que, dans beaucoup de maisons, il couche toutes les nuits entre les époux.
"Qui donne aux pauvres prête à Dieu". C'est entendu, mais certains, qui ont plus l'âme du créancier que du donateur, réclament des intérêts et stipulent des garanties de remboursement.
Dieu, cette ombre projetée par l'âme de l'homme.
Il y a un peu de tout dans tout. Il y a un peu de tout dans l'homme.
Les plus beaux zoos n'ont pas de clôture.
Contrairement à ce qu'on pense, la pub ne prend pas de risque. Elle récupère les courants et surfe dessus.
Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent.
Chacun a raison en manies amoureuses, puisque l'amour est essentiellement la passion de la déraison.
Une large acceptation d'une idée n'est pas une preuve de sa validité.
Il n'est pas nécessaire de croire en une source surnaturelle du mal. Les hommes sont, par eux-mêmes, capables de toutes les méchancetés.