Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
La louange affermit notre orgueil, cependant que notre orgueil nous certifie la sincérité de la louange.
La morale de l'Evangile est essentiellement celle de l'âme ouverte.
Je ne ris pas de la plaisanterie que vous faites mais de celle que je vais faire.
Si l'homme est vraiment ce que le créateur a fait de mieux, ça ne vaut pas la peine de s'agenouiller devant lui.
Il faut se dégager soi-même de la prison des affaires quotidiennes et publiques.
La vie m'a tant giflé que la tête m'en tournait comme la vis d'un tabouret de piano.
Le génie a besoin de liberté pour vivre.
Crois-moi, vivre ignoré, c'est vivre heureux, et l'on ne doit pas s'élever au-dessus de sa sphère.
C'est de la folie que d'entreprendre quelque chose au-dessus de ses forces.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.
Voici mon opinion sur la poésie : les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
Les conjurations, lors même qu'elles réussissent, ont le plus souvent de très funestes conséquences, parce qu'elles se font presque toujours contre le tyran et non contre la tyrannie.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Les tapeurs sont des gens qui vivent au-dessus de nos moyens.
Une doctrine, quelle qu'elle soit, politique, religieuse ou sociale, ne se produit jamais sans trouver plus de contradicteurs que d'adeptes, et ne recrute quelques soldats qu'après avoir fait beaucoup de martyrs.
Il est plus aisé, et éminemment plus scientifique, de traquer le passé que d'esquisser l'avenir.
La vérité ne fait pas de politique... et réciproquement.
Si un de vos amis a des ennuis, ne lui demandez pas si vous pouvez faire quelque chose. Réfléchissez à ce que vous pouvez faire et faites-le.
Assurance-chômage : Pour être sûr de ne jamais retrouver de boulot.
La philosophie, c'est toujours l'ignorance qui interprète le monde, quand immanquablement les cultes que célèbrent Les hommes se font les visions même que les dieux ont de nous
Les historiens sont les éteignoirs de l'esprit. Ils réduisent la guerre de Troie à une querelle de marchands...
Il n'est pas impossible que la prolifération des automobiles entraîne un accroissement de la lecture.
Les prétendus besoins spirituels ne sont qu'une sorte de masturbation.
Brèves sont pour les pauvres hommes les douceurs de la vie.
Il y a peu de mauvaises phrases dont un grand auteur ne saurait faire une bonne en la déplaçant.
Le sort d'un ménage dépend de la première nuit.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d'étoffes s'assortir pour son argent.
On va chercher dans les sectes un peu de cette chaleur que produisent les inquiétudes et les désarrois partagés dans un monde gagné par le froid de l'indifférence.
A la longue on joue de plus en plus mal le rôle qu'on s'est octroyé.
Pour peu qu'on tâche de se perfectionner, on voit les autres rapetisser, comme s'ils s'enfonçaient dans le sable.
Les lois de l'humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?
Les inventions qui ne sont pas connues ont toujours plus de censeurs que d'approbateurs.
L'amour est un art, une acrobatie, c'est parfois de l'héroïsme.
Les hommes de ma race viennent sur des bateaux sans ailes et sans yeux.
La fête du 14 juillet est l'occasion de célébrer l'unité et la diversité qui font la richesse de la France.
Car si ce fauteuil est un symbole fort de mon immobilité,Il va aussi me permettre de me remettre en mouvement.
On ne peut pas vivre sans humour et si l'on est incapable de rire de soi, on risque alors de souffrir.
Le clavecin possède en lui un élément de terreur: les sons en sortent éparpillés et brisés. Un peu d'une âme d'un autre monde.
La femme est de feu, l'homme est d'étoupe, le diable passe et souffle.
Les réalités déformées ont toujours été ma tasse de thé.
Donner une éducation à un enfant est de loin l'un des investissements les plus importants que nous puissions faire.
N'oubliez pas qu'en fin de compte, s'habiller est toujours une question d'attitude, de confort et de confiance.
Armée, Mariage, Église et Banque : les quatre cavaliers de l'Apocalypse.
Le Brexit est l'autre face de la crise des réfugiés - des tensions qui conduisent à la stase, des risques externes qui conduisent à des chocs asymétriques.
J'ai un livre en forme de cercueil, il n'est pas passionnant mais j'aime bien avoir des cercueils autour de moi.
Peindre, ce n'est pas copier l'objet servilement, c'est saisir une harmonie entre de nombreuses relations.
J'essaie de garder mes priorités au bon endroit.