Au lieu d'avoir peur du défi et de l'échec, ayez peur d'éviter le défi et de ne rien faire.
Tu as été le dernier rêve de mon âme.
Pour courir sur de meilleures eaux, le petit vaisseau de mon génie hisse maintenant ses voiles, laissant derrière lui une mer si cruelle.
J'aimerais beaucoup aller en Russie - bien que les bâtards aient assassiné la moitié de ma famille.
Acceptez votre manque de connaissance et utilisez-le comme votre atout.
En tant qu'actrice, j'aime beaucoup les gens comme Anna Magnani et Debra Winger. Je pense aussi qu'il n'y a personne de mieux que Meryl Streep.
Quand Dieu vous ouvre une porte - quand la vie vous ouvre une porte - je pense que c'est important de le rendre, de renvoyer de l'amour en retour.
- Peut-être qu'il y a de l'espoir ? - Tu sais ce que je pense de l'espoir. Ça n'engendre que de la misère.
Et tu peux prévenir le chef que Bernard Frédérique a l'intention de camper ici ! Et si ch'ui malade, ch'ui malade chez toi ! J'ai fait Bernard Frédérique toute ma vie j'aurai aucun mal a faire Carlos une nuit !
La réalité, c'est maintenant, là, tout de suite et elle est pas belle à voir alors bouge toi le cul !
Nul ne connaît les secrets de l'arche...
Il n'y a pas de destin !
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
Chaque jour appuie ma conviction du peu de confiance qu'on peut accorder aux apparences du mérite et du bon sens.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Obèse : Né sous le signe de la balance.
La timidité est une forme de politesse.
Le savoir est le seul outil de production qui ne soit pas sujet aux rendements décroissants.
L'artiste doit se faire regretter déjà de son vivant !
Il y a plus de fous que de sages, et dans le sage même, il y plus de folie que de sagesse.
Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs.
De temps à autre, un sot, par hasard, doit avoir raison.
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l'apparence de la raison.
Quand on aime, on doute souvent de ce qu'on croit le plus.
Il y a deux espèces d'hommes, ceux qui s'habituent au bruit et ceux qui essaient de faire taire les autres.
On continue à s'entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l'avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n'est pas le bon.
Le seul caractère qui distingue l'homme des autres vertébrés supérieurs est une timidité excessive, sa faculté de s'alarmer, et son incapacité de se lancer dans l'aventure sans une foule derrière lui.
Tout ce qui est de l'esprit est du diable, tout ce qui est du coeur est de Dieu. Le coeur est niais.
Si tous les parjures demandaient l'assistance de Jupiter, il n'y aurait pas assez de place au Capitole.
Dis-moi, quelle nécessité y a-t-il à l'existence de Dieu, du monde et de tout ? Pourquoi doit-il y avoir quelque chose ? Ne crois-tu pas que cette idée de nécessité n'est que la forme suprême que prend le hasard dans nos esprits ?
On a tort de craindre la supériorité de l'esprit et de l'âme ; elle est très morale cette supériorité, car tout comprendre rend très indulgent, et sentir profondément inspire une grande bonté.
Quand on dit d'un artiste comique de grand talent qu'il n'a pas de prix, ce n'est pas une raison pour ne pas le payer sous le fallacieux prétexte qu'il est impayable.
Il n'y a rien de plus compromettant que la folie et l'on ne s'en passionne pas sans y ajouter sa part.
La personne que nous aimons sans être aimé voit dans nos générosités une dépendance de plus qu'elle contracte envers nous et rien ne lui répugne davantage que de sentir se multiplier les liens la joignant à qui elle n'aime pas.
On a beaucoup discuté la question de savoir si la femme n'était pas un être radicalement débile. Sa débilité n'est qu'apparente ; elle a, en effet, de meilleurs principes de vie que l'homme.
Niaiserie d'une époque où chacun cherche les événements dans le journal au lieu de les voir sur sa route.
La tragédie est le sérieux de la politique.
Les attitudes politiques sont fondamentalement une affaire de tripes.
Les courses d'avions ne demandent pas nécessairement beaucoup de courage mais une certaine folie et un total mépris de sa propre vie.
Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.
Nous conjecturons que les âmes des autres hommes sont de même espèce que la nôtre. Ce que nous sentons en nous-mêmes, nous prétendons qu'ils le sentent.
Comme c'est difficile, dans le fond, de se prévaloir du vrai pour inventer la vérité même.
Les aubes sont navrantes, le temps n'a point de rives, il coule et nous passons.
Regretter, c'est la face cachée de l'inaction.
Le théâtre demeure un des rares espaces où il est encore possible de réfléchir devant et avec les autres.
Une conversation ressemble à un échange de balles : un bon partenaire vous envoie la balle droit dans le gant, de sorte qu'il est presque impossible de la rater ; quand c'est à lui de recevoir, il rattrape tout ce qui arrive de son côté.
Les grands créateurs n'ont pas le monopole de la souffrance.
La religion, c'est souvent le tout et le contraire de tout : il faut que chacun puisse y puiser son miel.
Plus qu'aucun autre art, celui des jardins dépend d'un bon vouloir allié à de gros et durables moyens.
Si jamais une femme me fait mourir, ce sera de rire.