Je n'ai pas de limites! Je ne peux pas être contenue parce que je suis le conteneur.
J'essaie de ne pas trop boire parce que quand je suis ivre, je mords.
La célébrité m'a frappé comme si une tonne de briques me tombait dessus.
C'est le mois de la patience, et la récompense de la patience est le Paradis. C'est le mois du don. C'est un mois dans lequel les ressources du croyant augmentent. Un mois dont le début est miséricorde, dont le milieu est pardon et la fin affranchissement du feu de l'Enfer.
Que ceux déjà qui m'en veulent se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons: quatre ans de grandes vacances.
J'ignore la manière de témoigner mon ardeur à une telle beauté; il me faudrait un mot plus éblouissant qu'éblouissante.
Nous sommes arrivés à un moment de l'histoire où nous devons d'urgence redéfinir le sens de la civilisation.
Dix oncles ou dix tantes n'égalent pas le père et la mère. Comme dix pères et mères n'ont pas l'importance du mari et de la femme.
Il n'y a rien de plus sot qu'un journal, tout ce qu'on écrit de sincère est niais.
Mets les rieurs de ton côté - et le bateau chavire. Il te verse avec eux dans le vulgaire.
Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
Le grand obstacle au bonheur, c'est de s'attendre à un trop grand bonheur.
J'ai vu plus de quatre-vingts ans de douleurs, et chaque heure de joie s'est toujours brisée sur une semaine d'angoisses !
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
Il est mauvais de souhaiter la mort, mais encore plus mauvais de la craindre.
Pourquoi Dieu créerait-il des êtres plus beaux que les autres si ce n'est pour nous indiquer de les adorer ?
Il faut si peu de choses pour faire accepter chaque jour.
Wimbledon : même les interminables délais imputables à la pluie londonienne font partie de sa personnalité.
Prie pour avoir toujours tort à l'égard de Dieu.
Un professeur de lycée, après tout, est une personne que nous avons désignée pour expliquer aux jeunes dans quelle sorte de monde ils vivent, comment s'en défendre, et, si possible, le rôle que leurs ainés y jouent.
Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières mais épars sur la terre qu'ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent. Les villes sont le gouffre de l'espèce humaine.
Il faut sans doute payer le prix de ses amours comme on paie celui de ses ambitions.
La situation la plus sûre, c'est celle où l'on n'a pas la liberté de choisir.
Les habitudes de la jeunesse sont celles qu'on perd le plus difficilement.
Les grandes fortunes ne se font pas sur les chemins de la vertu.
Plus une société a besoin de services, plus elle est imparfaite, précaire et exposée à périr.
Plus il y a de monde et plus on est seul.
Il en est de certains souvenirs comme des morts, il ne faut point les évoquer.
Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais que la société. Chaque homme y porte les défauts : 1/ de l'humanité ; 2/ de l'individu ; 3/ de la classe dont il fait partie dans l'ordre social.
La haine que l'on porte aux grands est, de la part du peuple, un hommage involontaire.
Une précaution excessive ne fait pas de tort.
Une révolution est une fatale lumière qui découvre la hideuse nudité de la majeure partie des hommes.
Calomnier c'est le contraire de diffamer, c'est mentir.
Si les voitures veulent se suicider, ça les regarde. Mais je ne comprends pas cette manie de vouloir le faire lorsqu'elles ont des gens à bord.
Certes, il y a de bons et de mauvais moments, mais notre humeur change plus souvent que notre fortune.
Je n'ai qu'une ironie de ruminant. Je ne m'amuse qu'au souvenir des choses.
Tu n'as pas le souci de l'argent, du pain à gagner. Te voilà libre, et le temps t'appartient. Tu n'as qu'à vouloir. Mais il te manque de pouvoir.
Le vade-mecum de tout bon énarque : thèse, antithèse, fouthèse.
Depuis que j'ai appris à rire de moi-même, je ne m'ennuie plus jamais.
Il ne sert à rien de raconter l'histoire si elle ne sert pas les combats d'aujourd'hui et de demain.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Il se cogne la tête contre un mur depuis si longtemps qu'elle s'est vidée de tout son bon sens.
On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes, dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
Je suis de ceux qui ont eu le triste privilège d'avoir vu disparaître en l'espace d'une génération une civilisation (française) et une religion (chrétienne).
Prenez tout exactement tel qu'il est, mettez-le entre les mains de dieu et laissez-le Lui.
Heureux ceux qui sont choisis pour continuer sur terre la grande injustice subie par le Christ, qui continue de sauver le monde.
Je ne sais tout simplement pas comment gérer tant de gens qui me donnent autant d'affection. Je n'ai jamais eu cela de ma vie.
Au pouvoir, le Front national éradiquera le trafic de drogue. Pour cela, il rétablira la peine de mort pour les trafiquants.
Chaque problème a deux poignées. Vous pouvez le saisir par la poignée de la peur ou la poignée de l'espoir.