Les thèmes de la disparition, de l'identité, du temps qui passe sont étroitement liés à la topographie des grandes villes.
On se souvient de choses parcellaires, même les souvenirs sont bouffés, rongés.... J'essaie de les retenir, les choses, les petites choses.
Catholique, mais pas particulièrement pratiquant, je prie de temps en temps, surtout dans les périodes où je ne suis pas bien. Je ressens véritablement la présence de Dieu et du Christ.
Combien il y a de gens qui travaillent à la Sécurité sociale ? Un sur quatre.
Devrons-nous donc apprendre, à la dernière minute, que, faute de pouvoir trouver leur propre représentation, les civilisations ne se contentent pas de mourir mais tuent ?
Aujourd'hui, la censure a changé de visage. Ce n'est plus le manque qui agit mais l'abondance.
On ne peut atteindre les limites de l'art.
Si cinquante millions de gens disent une sottise, ça n'en reste pas moins une sottise.
Il n'y a aucun remède contre la naissance et la mort, sinon de profiter de la période qui les sépare.
Il est dans la nature de l'homme de piétiner ce qui est à terre.
L'amour de soi passe chez tout le monde avant l'amour du prochain.
Les mots sont comme les sacs : ils prennent la forme de ce qu'on met dedans.
L'ambition ardente exile les plaisirs de la jeunesse pour gouverner seule.
Un des secrets du bonheur est de demander beaucoup à soi-même et peu aux autres.
Celui qui a un maître n'est pas maître de ce qu'il porte sur le dos.
C'était une bonne chose que cette habitude ancienne de transmission des portraits de famille. Les morts n'étaient enterrés que jusqu'à la ceinture.
Si l'homme pense Dieu, c'est qu'il se trouve déjà à l'intérieur de la pensée divine, c'est que déjà Dieu se pense en lui.
La courtisane ne délie pas le noeud de sa ceinture pour l'amour du prophète.
L'étalon est l'image de l'ami moqueur : il hennit sous tout cavalier.
La souveraine félicité de l'homme ici-bas est d'anticiper, si confusément que ce puisse être, la vision face-à-face de l'immobile éternité.
Une société se meurt quand les hommes y oublient de se méfier de leurs frères.
Toutes les femmes peuvent écrire un beau livre... à la condition de s'y montrer nues.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
Qui est sûr de la veille, ne l'est pas du lendemain.
Les hommes devaient avoir peur de la corruption spirituelle et de la lâcheté.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
L'immoralité de l'homme triomphe de l'amoralité de la femme.
On doit retrouver l'univers de l'écrivain du début à la fin, dans une seule phrase, la première venue.
Si les hommes peuvent diriger le monde, pourquoi n'abandonnent-ils pas la cravate ? Comme c'est intelligent de commencer la journée en attachant cette petite corde autour de son cou !
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.
En fin de compte tout est littérature. La vie, l'amour, la mort. Simulacre et dérision.
A quoi de mieux peut servir une femme qu'à accueillir au plus chaud d'elle-même un ancien bébé qui a un peu froid ?
Les souvenirs, il suffit de les choisir pour se faire la plus belle des soirées...
Le fait de comprendre une doctrine ne constitue pas une raison suffisante pour la croire vraie.
Il y a deux cris dans l'homme, le cri de l'ange et le cri de la bête. Le cri de l'ange, c'est la prière ; le cri de la bête, c'est le péché.
Ce n'est pas la conduite du sage de donner de l'espérance et de l'ôter ensuite.
Quand on sort de la piscine et qu'il fait froid, on a l'impression d'être un légume mal décongelé.
La plupart de nos actions sont dictées par l'habitude ; si elles ne sont pas à proprement parler prédéterminées, elles sont en tout cas largement prévisibles.
Chacun de nous peut représenter une différence réelle et substantielle sur cette planète. En vous engageant personnellement dans une quète de la conscience, vous assumerez vraiment un rôle marquant dans la transformation du monde.
La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée est l'âme de la vie.
L'inconnu est autour de nous à chaque moment. C'est là que tu dois rechercher la connaissance.
On ne devrait travailler que le soir quand on a pour soi l'excitation de toute la journée.
Il est bon de pacifier et d'adoucir toujours les choses.
Je sais que je ne suis pas attachant, vous n'avez pas besoin de me le dire.
Il faut avoir bien de la bêtise pour prétendre au génie.
Surtout ne pas prononcer de mots ridicules quand on marche sur la pointe des sentiments.
Si la force des armes et la vertu d'un traité (Saint-Clair-sur-Epte, 911) sont à l'origine du duché de Normandie, celui-ci se distingue par la vigueur de son particularisme régional, voire ethnique et linguistique. Un même particularisme caractérise toutes les principautés [...] ► Lire la suite
Tous les bons esprits répètent depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés.
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Pompidou me l'a dit : "Jeune homme, vous avez des qualités et un bel avenir devant vous. Mais votre façon de parler est un handicap. Certains de vos collègues suivent des cours de diction..." Je lui ai répondu : "Monsieur le Premier ministre, vous pouvez tout me demander, mais ça, jamais !"