J'ai connu des hommes de grand courage qui avaient peur de leur femme.
Si l'amour donne de l'esprit aux sots, il rend quelquefois bien sots les gens d'esprit.
L'émerveillement est à la base de l'adoration.
Est-il, une fois l'amour deviné, de plus merveilleux agent de liaison que l'indifférence ?
Il en est de l'esprit comme de la musique ; plus on l'entend, plus on exige de subtiles nuances.
Dieu n'est pas spectateur. Le seul Dieu qui soit est sans cesse impliqué dans le drame miraculeux et contradictoire de la création. Dieu est en quelque sorte noyé dans la création, et ne peut en être ni séparé ni distingué.
Il serait malséant de tenir trop ardente rancune au bon Dieu. Songez, Messieurs, qu'il n'a mis que six jours pour créer l'Univers. Et, six jours pour venir à bout d'une tâche de cette importance, c'est un tantinet court !
Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas.
Les révolutions font perdre beaucoup de temps.
Créer, n'est-ce pas singer l'oeuvre de Dieu ?
Plus un gars flambe dans la victoire, plus il a peur de la défaite.
En France l'argent est un vilain péché. C'est pourquoi de plus en plus de Français vont se confesser en Suisse.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ?
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s'il découpait un étendard dans le parquet de l'univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c'est l'ensemble du langage ainsi, qu'il pervertit, déroute, exalte et restitue.
La politique n'est rien d'autre qu'un moyen de s'élever dans le monde.
Certaines langues savent donner au mot la charge meurtrière d'une flèche décochée de près.
Tu dois connaître les coutumes de ton ami et non les haïr.
Un monarque qui cherche ses plaisirs et sa satisfaction particulière, et qui souffre que ses sujets soient dans la misère, voit bientôt l'éclat de sa grandeur obscurci.
L'histoire de l'art a comme la couleur du dollar.
Point de responsabilité sans foi jurée, sans gage, sans serment.
Soyez content de votre sort, ami, c'est là la sagesse.
De quoi meurt cet enfant ? Dût la réponse troubler, il meurt aussi de nos silences.
Voyageur. Bah ! Ceux qui ont fait le tour du monde peuvent faire durer leur conversation un quart d'heure de plus.
On commence à deviner ce que vaut quelqu'un quand son talent faiblit, quand il cesse de montrer ce qu'il peut. Le talent peut être un ornement, et l'ornement une cachette.
Si vous voulez quelque chose, peu importe combien de temps, combien de vies, vous mettrez à l'accomplir. L'important est d'essayer, d'essayer encore, jusqu'à ce que vous atteigniez votre but.
L'avantage avec les chasseurs, c'est que, normalement, au fil des années, ils seront de moins en moins nombreux, vu qu'ils s'entre-tuent chaque week-end.
C'est la nature du savoir de changer rapidement et de transformer les certitudes d'aujourd'hui en absurdités de demain.
Il ajoutait que le rêve de Vigny n'était qu'une illusion d'optique connue en astronomie comme phénomène de diplopie monoculaire.
Soyez ce que vous voudriez avoir l'air d'être ; ou, pour parler plus simplement : Ne vous imaginez pas être différente de ce qu'il eût pu sembler à autrui que vous fussiez ou eussiez pu être en restant identique à [...] ► Lire la suite
Le devoir d'un fils est de veiller sur ses parents.
Vivre tranquille en sa maison,Vertueux ayant bien raison,Vaut autant boire du poison.Je ne veux pas de maladie,Ma fierté n'est pas refroidie,J'entends la jeune mélodie.
En temps de guerre, la loi se tait.
On ne restaurera pas l'ancienne France. On doit honorer les morts, on peut s'inspirer de leur exemple; on ne les ressuscite pas. Une tradition peut se prolonger dans son esprit, mais personne ne parviendra jamais à couler la réalité présente [...] ► Lire la suite
Si vous arrivez à mon âge dans la vie et que personne ne pense du bien de vous, je me fiche de la taille de votre compte en banque, votre vie est un désastre.
À force de vouloir toujours aller plus vite, c'est sa propre mort que ce monde fou finira par rattraper.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Quand la main de Dieu nous frappe, ne bougeons pas de peur de gâter le coup qui nous est destiné.
Ne laissez personne réclamer un hommage au patriotisme américain s'il tente même de retirer la religion de la politique.
La métaphore que je préfère, même si elle est un peu provocatrice, décrit les systèmes de droit comme des nuages dont la forme change à tout moment.
Il ne peut y avoir qu'une seule révolution permanente, morale : la régénération de l'homme intérieur.
Je déclare après tout qu'il n'y a pas de plaisir comme la lecture !
Le Barça est plus qu'un club et une grande équipe et je veux contribuer à ce que Messi reste le meilleur pendant de nombreuses années.
L'histoire n'est rien d'autre que le lien aléatoire, complémentaire, concurrent et antagoniste, entre désordre et procès de complexification.
Aujourd'hui, on vit trop dans une époque où on dit de belles paroles mais on ne les incarnent plus.
Au mois de mai, voleurs sont nés.
Le bien que nous tirons de l'art n'est pas ce que nous en apprenons ; c'est ce que nous devenons à travers lui.
La folie avec la beauté va souvent de société.
Parfois, nous avons la chance de savoir que nos vies ont changé, de jeter l'ancien, de prendre le nouveau et de suivre une trajectoire immuable.
J'ai besoin de souffler. Ces dernières années ont été dures pour moi. J'ai énormément enchaîné.