Les rois et les domestiques ne sont désignés que par leurs petits noms : voilà les deux extrêmes de la société.
Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu'on les croirait en caoutchouc.
D'un homme politique : chacune de ses mains ignore celles que serre l'autre.
Certains gestes irréparables s'accomplissent avec une facilité dont on ne manquerait pas de s'effrayer si on s'arrêtait à y penser.
Avec de l'argent, on plie bien des consciences.
L'industrie de la télévision n'aime pas voir la complexité du monde. Elle préfère les idées et les concepts simples : c'est blanc, c'est noir ; c'est bon, c'est mauvais.
L'histoire nous dit que les chemins de la liberté passent par les prisons.
La nature de la vérité n'est pas d'être dépossédée mais d'être recherchée.
La meilleure définition que l'on puisse donner d'un séminariste, c'est celle de future putain du temple.
De ce qui arrive au maître, le serviteur reçoit aussi sa part.
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Les relations entre les sexes ne peuvent être que de réciprocité.
La charrue est le fondement de tous les arts.
Avec de la prudence, on peut faire toute espèce d'imprudences.
De presque toute littérature, on peut dire que c'est trop long.
Le seul mot de japonais que je connaisse, c'est "autocar".
Quand les chats siffleront A beaucoup de choses nous croirons.
Le miracle des banquiers est de connaître notre vie par notre argent.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu'on ne peut lutter contre la force de la nécessité.
Et puis Pathé Marconi s'est restructuré, des financiers, pour qui la musique se composait avant tout en notes de frais, ont pris le pouvoir.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Il ne suffit pas de manger du caviar, encore faut-il le digérer.
C'est bien notre système économique actuel qui anesthésie les citoyens et les maintient dans la servitude en échange de quelques plaisirs débilitants et d'une tranquillité minimale : un toit, un bout de salaire, des allocations et des policiers pour les protéger.
C'est une question de prudence. Personne n'a une haute opinion des poissonnières mais qui oserait les offenser en se promenant dans le marché aux poissons
"Rester positif", c'est l'obsession de notre époque. Nous sommes dans une merde terrible.
La mort est ce qui fait de la vie un événement.
L'époque nous contraint à nous positionner. Il faut être pour ou contre. C'est un manichéisme de mauvais aloi qui ne permet plus la nuance.
Je ne suis un spécialiste de rien. J'ai écrit des chansons, des sketchs et des scénarios, au gré des hasards de la vie et de mes rencontres.
Il y a quelque chose de plus important que la logique: l'imagination
Je n'ai jamais eu de relation intime avec un dauphin.
Mon problème est de savoir comment trouver la meilleure façon d'être utile.
J'ai rencontré deux fois Delphine de Vigan. C'est une femme charmante, grande, blonde, fort sympathique. Le problème, c'est qu'entre les deux rencontres, j'ai lu son dernier livre.
Moi, je respecte les handicapés. Mais c'est la guerre; et dans les tranchés, il n'y a pas de rampes d'accès pour eux.
- Je m'apprête à briser le tabou du mot en F... à l'antenne d'une radio britannique. Fffffffaudrais d'abord mettre un p'tit morceau de musique. - Le gouvernement nous hais. Si tu fais ça, tu nous condamnes. Un jour on pourra [...] ► Lire la suite
L'oisiveté est la lie de l'existence.
De valeur absolue, l'orthographe est devenue une valeur aléatoire, ornementale, facultative.
Moins il y aura de peur, mieux cela vaudra. La peur fait de nous des lâches. La peur nous avilit.
Moi qui m'imaginais la mort un peu grandiloquente, avec des tas de flonflons et des grandes orgues, j'allais partir sans sommation, presque sur la pointe des pieds
La foi est toujours un doute surmonté. Sinon, elle cesserait d'être une décision de la volonté.
Cette femme a le droit de vouloir se venger. Et... Nous méritons de mourir. Mais cela dit, elle aussi.
Le technique qui consiste à isoler du contexte de l'époque des phrases prononcées il y a quinze ou vingt ans n'est pas honnête.
Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité.
Tout homme qui possède au-delà de ce qui est indispensable à sa vie matérielle et spirituelle est un millionnaire, par conséquent un débiteur de ceux qui ne possèdent rien.
Le goût est une aptitude à bien juger des choses de sentiment. Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût.
Il faut aimer au-dessus de ses moyens.
On peut comparer la société à une salle de spectacle ; on n'y est aux loges que parce qu'on paie davantage.
Il en est de la bière bue comme des bêtises dites, cela ne fait aucun effet sur le papier.
Couvrez-nous de fleurs maintenant et vous n'aurez pas à le faire à nos funérailles.
Avant de faire la révolution, réforme ton coeur.