La défiance est l'oeil droit de la prudence.
Je ne suis pas d'une intelligence à couper au couteau, je le sais bien, mais l'amour me rend spécialement idiot, même si je prends ça pour de la délicatesse.
Si tout le monde te dit que tu es con, il est temps de manger du foin.
Paulo disait qu'il y avait deux écoles. La première était de se jeter dans un livre pour éviter la vie. La deuxième était de se brûler à la vie pour écrire un livre. Lui préférait la voix. Ça brûlait aussi.
Des dégourdis dans un monde d'empoté ; mus par un idéal chevaleresque en des temps qui le sont bien peu. Quand l'époque commende de vivre avec son temps, eux préfèrent vivre avec le temps : sous le cagnard ou les ondées, dans le petit matin des berges ou la brume des sommets.
Je suis en partance, comme Colomb, pour l'exploration de la Mer ténébreuse, avec la certitude de l'existence d'un monde à découvrir et la crainte de révolter, à moitié chemin, cinquante passions imbéciles.
Je te ferai bouffer tes rêves, jaloux de la chance que tu as d'en avoir encore.
Passe moi le sel de la vie.
Celui qui a trop de vices ne vaut pas un clou...
Je crois que la vie est une série de quasi-accidents. Une grande partie de ce que nous attribuons à la chance n'est pas du tout de la chance. C'est saisir le jour et accepter la responsabilité de votre avenir. C'est voir ce que les autres ne voient pas et poursuivre cette vision.
Je pourrais voyager régulièrement en première classe, mais avoir de l'argent en abondance ne semble pas être une bonne raison de le gaspiller.
Je n'ai jamais suivi de cours de théâtre, mais je savais que je pouvais le faire grâce à l'habileté avec laquelle je mentais régulièrement à mes parents !
Ce n'est généralement pas la chute qui nous blesse, c'est l'essai de la combattre.
Vous ne vieillissez pas; vous obtenez de plus en plus le droit d'être votre soi fabuleux.
Pour moi personnellement, comme je l'ai dit, je veux servir mon pays. Je l'ai fait une fois, et je suis toujours dans l'armée, j'ai l'impression que je devrais avoir l'occasion de le faire à nouveau.
On n'imagine pas combien un simple plat de lentilles, de pois chiches, de courgettes ou de soja peut être grand.
Je crois à la vie, au mystère de la vie, de la sélection naturelle.
Tout ce que vous voulez être, vous l'êtes déjà. Vous êtes simplement sur le chemin de le découvrir.
Moi, je crois en Dieu, en un dieu de toutes les religions
L'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
L'imagination est amie de l'avenir.
Mes lubies ont une valeur marchande. De par le monde, les cellules capitonnées regorgent d'hommes et de femmes qui n'ont pas cette chance.
Le langage de l'amant est son chant du cygne.
La vraie séduction de l'acteur, c'est faire admettre au public qu'il est vraiment le personnage.
Métis : enfant de noirs qui ont mangé des blancs.
L'homme intérieur n'a pas de langage ; il est muet.
Les opinions des femmes ne sont que la suite de leurs sentiments.
Les hommes sont aussi avares de louanges que prodigues de flatterie.
Si on se querellait avec tous les amants de sa femme, on n'aurait jamais d'amis.
De nos jours, trois pointes et un mensonge font un écrivain.
La vanité repue est toujours un peu honteuse de son appétit.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
Le regard, la voix, la respiration, la démarche sont identiques ; mais comme il n'a pas été donné à l'homme de pouvoir veiller à la fois sur ces quatre expressions simultanées de sa pensée, cherchez celle qui dit vrai, vous connaîtrez l'homme tout entier.
Nous sommes des malheureux, il n'y a que ça de vrai !
Rien de tel que le désert pour changer l'eau en vin.
Les voies de la musique sont mystérieuses.
Il n'y a rien de si fâcheux que d'être le ministre d'un prince dont l'on n'est pas le favori.
La guerre, c'est quand les jeunes rêvent de devenir grands-pères.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.
Quand on est petit, on accepte les choses, on ne pose pas de questions.
Ils étouffent notre planète au service de leurs intérêts particuliers.
L'homme de l'organisation a perdu la capacité de désobéir, il n'est même pas conscient du fait qu'il obéit. Au point de l'histoire que nous avons atteint, notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d'éviter la fin de la civilisation et d'assurer l'avenir de l'humanité.
Le communisme, il ne faut pas se le dissimuler, c'est la guerre de ceux qui ne possèdent pas, ou le grand nombre, contre ceux qui possèdent ou le petit nombre.
"L'autobiographie" montre comment il se fit qu'il modifia le cours entier de la pensée victorienne, non par un étalage claironnant de ses découvertes ni par un iconoclasme soudain, mais plutôt par la recherche de la perspicacité et de jugements soigneusement pesés ouvrant de vastes champs pour des recherches ultérieures.
Dès la fin du XIe siècle, la cuirasse est déjà devenue si complexe qu'elle vaut le prix d'une bonne exploitation agricole, et les perfectionnements de l'armement sont à la source du développement constant de la métallurgie du fer.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Le reconnaître, malgré son état pauvre et abject, pour le Dieu et le souverain maître de l'univers.
Une larme la ramène,À la lumière des jours,Où l'homme instruit de ses peines,L'enfant qu'elle est pour toujours.
La passion est peut-être vouée à l'infortune, c'est une infortune plus grande encore de n'être jamais passionné.
Si les hommes veulent être heureux, qu'ils se chargent eux-mêmes de leur bonheur !