Le théâtre porte au plus haut l'intention (souvent oubliée) de la poésie, qui est de maintenir ouverte, pour tous, dans la langue, la circulation de l'infini.
La tâche du théâtre consiste en une expérience de gestes qui témoignent du passé et en font le signe de l'avenir.
Vous pouvez vous libérer de votre passé en l'aimant.
Les limites de ce qui est utile ou non sont le plaisir et le déplaisir.
Epouser un pays, ses particularités, c'est épouser ce qu'il y a de petit. S'en tenir à sa tête, c'est ramper.
Vouloir tout voir et tout savoir sur chacun d'entre nous, c'est tenter de réaliser une véritable "police des images", qui serait à la paix ce que la "guerre des images" est déjà aux derniers conflits internationaux.
Les gens abandonnent leurs manuscrits, comme ils le feraient d'un enfant dans un panier garni de linges, au tour d'un couvent.
L'euro, c'est ultrasimple, c'est comme quand on voyage à l'étranger, en trois jours, on s'habitue à compter dans la monnaie locale. Sauf que là, on reviendra jamais de vacances.
On ne fait pas de processions pour tailler les vignes.
Rien de plus haineux, peut-être, que deux rivaux en bonté.
Trop d'occasions d'acquérir semblent diminuer la valeur de ce qu'on possède.
Notre capacité de douter, de critiquer et de désobéir est sans doute le seul moyen d'éviter la fin de la civilisation et d'assumer l'avenir de l'humanité.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Je rêvais de rester là tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins.
Que faire lorsque vous souffrez du double handicap d'une timidité maladive et d'un esprit d'à-propos ne fonctionnant qu'avec vingt-quatre heures de retard ? Contentez-vous d'écrire les aventures d'hommes à l'esprit vif ou de filles pleines de ressources, dont les réactions sont d'une fulgurance infaillible.
Le port du foulard imposé par les courants fondamentalistes signifie qu'une femme doit cacher ses cheveux pour ne pas être objet de désir.
Le poète est passé : il n'est plus de délire qui ne soit oeuvre d'art. Le vieux corbeau devient un oiseau-lyre. Il n'est jamais trop tard.
Celui qui s'inquiète de demain perd les joies d'aujourd'hui.
Notre monde de bien-pensance de pacotille souffre aussi du non-dit politiquement correct. La voie bonne est celle de l'idéal, jamais celle de l'illusion.
Il faut avoir peur seulement de ces choses qui ont pouvoir de causer du mal à autrui ; des autres non, car elles ne sont pas redoutables.
De toute évidence, rendre Peter Parker soudainement bisexuel ou gay n'aurait pas vraiment de sens logique ou dramatique. C'était une sorte de question hypothétique sur la nature de ces personnages de bandes dessinées et la nature de ce personnage particulier, [...] ► Lire la suite
Le coeur humain refuse de croire en un univers sans but.
Je vais appliquer ce que j'ai toujours fait au travail, avec les valeurs qui sont les miennes, et dans le cadre des orientations fixées par le président de la République.
Vin de mai, piquette de chais.
Il faut mourir pour savoir exactement ce qui se passe après la mort, même si les catholiques ont de l'espoir.
Le charme est un moyen d'obtenir la réponse «Oui» sans poser de question claire.
J'ai besoin de ne pas m'ennuyer pour être créatif. Me casser, partir, c'est le seul truc qui m'apaise un peu.
Mes parents appréciaient ces gens qui, comme eux, profitaient de la vie à fond. Pour eux la priorité n'était pas d'asseoir une position sociale mais d'échanger.
Dans ce balbutiement de cette pauvre esquisse d'une révolution oubliée, seule reste à nu la cruauté, dans le ressac des sentiments.
Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'énerver !
Les larmes sont l'antigel de l'âme.
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
Grandissez aussi vite que vous pouvez. Cela paie. Le seul moment où l'on vit pleinement est de trente à soixante ans.
L'homme porte en lui la semence de tout bonheur et de tout malheur.
Le charme de voyager, c'est d'effleurer d'innombrables et riches décors et de savoir que chacun pourrait être le nôtre et de passer outre, en grand seigneur.
Une idée dans un homme ressemble à ce pieu de fer que les sculpteurs mettent dans leurs statues : elle l'empale et le soutient.
Il n'y a de joueurs repentants que parmi les perdants.
Etre flexible, c'est avoir par sa ductilité de l'affinité avec l'or.
Si le mot "Dieu" gêne, c'est qu'il signifie vraiment quelque chose, car quel autre mot est capable de provoquer autant ?
Grand est le nombre des femmes qui, sous l'ombre d'un voile ou dans celle d'une tente, sont belles. Mais soulève le voile et tu verras la mère de ta mère.
Votre rêve le plus ardent est d'humilier qui vous a offensé. Mais si vous n'entendez plus jamais parler de lui, ayant changé de pays, votre ennemi finira par ne plus avoir pour vous aucune importance.
Un grand auteur dramatique est celui qui n'écrit pas que de mauvaises pièces.
Heureusement pour l'humanité de grands esprits travaillent encore, amenant de géniales idées qu'un esprit normal n'aurait pu avoir sans ingérer de fantastiques quantités de gin.
Pour les jeunes gens, tout ce qui a plus de vingt cinq ans, c'est la vieillesse ; trente, cinquante, ce sont des variations infimes et sans intérêt.
Nous ne pouvons être que d'un seul sexe et ne pouvons que fabuler les plaisirs et les désirs de l'autre sexe. C'est pour cela que les hommes et les femmes ne se comprennent jamais.
Le lieu de Dieu est le monde, mais le monde n'est pas le lieu de Dieu.
Quoi de plus illusoire que la vengeance ?
Le suicide n'a d'avantages que s'il ennuie les autres. Pour le reste, il est vide de sens commun.
Essuie-glace : collectionneur de papillons.