Il ne s'agit pas seulement de faire ce qu'on doit, il faut faire plus qu'on ne doit : ne pas se borner à exécuter le minimum de ce qu'on a à faire, car ce minimum risquerait de s'abaisser de jour en jour.
Opéras. Ces mélodrames de grande classe pour tempéraments tragiques.
Dieu ne s'occupe pas des fins de mois.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
La vie n'est qu'un flux et un reflux perpétuel de contradictions.
Il n'est amis aujourd'hui que de table ; on ne prend plus pitié de son semblable.
Quand on croit pouvoir chicaner sur ses devoirs parce qu'ils sont difficiles, il n'y en a point qu'on ne puisse mettre en question ; car il n'y en a pas un qui, de temps à autre, ne coûte quelque chose à remplir.
Quand on est soi-même en train de changer, on ne s'en aperçoit pas avant d'avoir changé.
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
La culture est d'autant plus intéressante qu'elle sert à corriger la nature. La nature est rude, ennemie, tandis que la culture permet à l'homme d'agir avec un gain d'effort et de temps. La culture libère le corps de l'esclavage du travail, elle le dispose à la contemplation.
On ne sait plus faire de galipettes de nos jours. J'entends des vraies galipettes de jadis, ces petits gâteaux ronds, dorés et croquants qui donnaient envie de danser chaque fois qu'on en mangeait et rendaient la joie de vivre aux plus moroses.
L'idée d'âme a été pendant longtemps et reste encore en partie la forme populaire de l'idée de personnalité.
Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne vous gênent plus ?
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
L'action console. Elle est l'ennemie de la pensée et l'amie des illusions flatteuses. Ce n'est que dans l'action que nous pouvons avoir le sentiment d'être maître de notre destin.
La vie a été un enfer ces dernières années. On se tuait, on se volait, on s'assassinait. Tout le monde se livrait au brigandage. Beaucoup sont devenus fous ou se sont suicidés. Tout ça pour l'or, et cet or, s'est transformé en eau-de-vie...
Ceux qui réussissent sont des hommes qui ont choisi une ligne de conduite et qui s'y tiennent à elle.
J'ai donne le libre-arbitre, c'est-a-dire le pouvoir de choisir entre le bien et le mal. S'il ne pouvait choisir le mal ; il ne pourrait non plus choisir le bien.
De nos jours la moitié des mères sont célibataires. On n'y attache plus grande importance. Pour bien me suivre il faut se replonger plus d'un demi-siècle en arrière. Un enfant sans père, sans nom c'était celui par qui le scandale arrive.
Ma plus grande victoire a été d'apprendre à m'accepter en tant que personne, avec tous mes défauts... Je suis loin de ressembler à l'être humain que j'aimerais être. Mais j'ai décidé que je n'étais pas si mal, après tout.
Le père nourrit le fils jusqu'à ce qu'il ait des dents ; le fils nourrit son père quand il n'a plus de dents.
Le pouvoir a plus besoin des conseils des sages que les sages de la faveur du pouvoir.
Où et quand en est-on venu à considérer que le travail inutile était préférable à l'absence de travail ?
Nous ne voulons pas la paix des esclaves ni la paix de la tombe.
Nous sommes capables d'aimer autrui, avec ses faiblesses, lorsque nous cessons de nous détester, pour nos faiblesses.
Il faut ramener à des justes proportions la fortune de quelques riches.
Un bon soldat connaît son niveau de compétence et mène à bien sans faillir la tâche qui lui a été attribuée.
Nous avons besoin de conduire cette réforme, mais pas de la même façon. Il est clair qu'il faudra désormais travailler plus longtemps.
Les vents violents secouent les bourgeons chéris de mai.
On a eu la gentille pensée de lui mettre dessus une lourde dalle de marbre, un presse-mort, pour être bien sûr qu'elle ne s'en ira pas.
Pour tirer correctement une chasse d'eau, il faut toujours s'assurer que l'abattant est rabattu, sans quoi les bactéries s'expulseront sur un rayon de 4,5 mètres environ et ça sera le carnaval microbien dans vos WC ou votre salle de bain.
L'émission est en direct et je sais que je vais avoir besoin de ma famille à mes côtés pour me soutenir. Un geste, un regard, et je me sens plus forte.
Dans un monde d'abondance, personne, pas une seule personne, devrait avoir faim. Mais près d'un milliard n'ont toujours pas assez à manger. Je veux voir la fin de la faim partout dans ma vie.
Ils s'en vont de tous les côtés. Ils nous fournissent des médicaments, mais ils ne les produisent pas ici, en grande partie.
Tu es commis à agir, mais non à jouir du fruit de tes actes.
En vérité, la civilisation n'a apporté qu'une seule religion, celle de l'argent.
Incapable de s'accomplir dans la solitude, l'homme dans ses rapports avec ses semblables est sans cesse en danger : sa vie est une entreprise difficile dont la réussite n'est jamais assurée.
Vivre, cela prend trop de temps aux gens.
Le poète en mélancolie Pleure de n'être plus enfant.
Ne vous engagez jamais à dire tout ce que vous savez. Ca risque de vous prendre trop peu de temps.
Tant d'hommes et de femmes subsistent sans exister, car ils ne comptent aux yeux de personne !
Qui n'appréhende rien présume trop de soi.
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
Il faut se demander ce qui porte le plus gravement atteinte à l'âme des hommes d'aujourd'hui : leur passion aveuglante de l'argent ou leur hâte fébrile ?
L'amour est le côté idéal de Dieu, l'égoïsme son côté réel.
L'âme la plus pénétrée d'amour ne peut pas s'empêcher de pousser de petits cris de souris.
Et si nous n'étions rien de plus que le souvenir de quelqu'un ?
Baiser. Que de misères n'oublions-nous pas dans ces secondes de vertiges ! Et le châtiment, au sortit de ces enlacements, c'est le retour à la lucidité, le reflux du passé qui revient, de l'avenir qui se dessine.
L'âme et le corps de qui l'on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
Nous ne nous ennuyons jamais ensemble... C'est la meilleure façon de s'aimer.