Je suis quelqu'un de bien mais pas un ange. Je pèche, mais je ne suis pas le diable. Je suis jolie mais pas belle. J'ai des amis, mais je ne suis pas le pacificateur.
La vie semble être occupée pour la plupart des gens et si vous savez que vous faites de votre mieux alors vous ne pouvez rien faire de plus.
Je suis une provinciale, je ne suis pas de l'élite.
Je pense qu'il est judicieux de planifier l'avenir maintenant, je suis un père et un mari.
Ce qui est touchant, c'est qu'on est arrêté dans la rue par des jeunes de 13 - 14 ans qui sont fans...
En amour, les grands plaisirs touchent de près aux grandes douleurs.
Notre amour c'est l'amour de la vie, le mépris de la mort.
Je ne vais pas chez le psy, je fais des interviews. C'est gratuit et il y a de jolie photos qui vont avec.
Le procureur : "C'est pourtant ignoble de tuer". L'avocat : - Oui, mais ça fait vivre tant de monde à commencer par vous et moi".
Le plus précieux de nous-mêmes est ce qui reste informulé.
Etre écrivain, c'est la façon exemplaire, proclamée, de ne pas devenir un adulte.
Tu n'invoqueras pas le nom de Dieu avant d'avoir épuisé tous les mots de cinq lettres.
Dans les sociétés moribondes, l'ambition satisfaite a le goût amer de l'échec.
Pour un mélomane la plus belle pièce de musique est celle qu'il écoute ; pour un collectionneur c'est celle qu'il n'a pas dans sa discothèque.
De nos jours, la richesse, c'est le pouvoir.
Essayons de converser sans nous exalter puisque nous sommes incapables de nous taire.
Règlement du jeu de cricket : Les équipes entrent sur le terrain. L'arbitre siffle et la pluie se met à tomber.
Nous sommes le seul animal qui soit surpris de l'univers, et qui s'étonne tous les jours de n'en être pas plus étonné.
Lorsque l'on fait voir à un homme artificieux qu'on reconnaît ses artifices, on lui donne sujet de les augmenter.
Quels misérables nous serions, si nous n'étions pas fiers de nos ancêtres !
L'ordre, à la longue, se met de lui-même autour des choses.
La nature féminine est un abandon sous forme de résistance.
Qui verse le sang de l'homme, par l'homme aura son sang versé.
L'historien et le romancier font entre eux un échange de vérités, de fictions et de couleurs, l'un pour vivifier ce qui n'est plus, l'autre pour faire croire ce qui n'est pas.
Les latins disaient : la faim de l'or, auri fames. Nous, plus énergiquement, la soif de l'or. La soif est en effet un besoin plus violent et dont la satisfaction cause l'ivresse.
L'O donne de la majesté à tous les mots en les rendant plus sonores.
Dans les communiqués émanant du gouvernement, lorsqu'on se réjouit de, on n'y est pour rien et lorsqu'on déplore que, on n'y peut rien.
Les maux réels affectent moins les hommes que l'idée qu'ils se font de leur condition.
C'est une des marques de notre époque qu'il n'y ait plus que les coquins qui aient de la volonté.
Mieux vaut s'accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune.
Les changements changent seulement le mal de place.
Malades, la plupart des gens le sont. Mais seuls les psychanalystes y voient un titre de gloire.
Tout songe est un procès absolu de toute la réalité.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
J'ai un truc pour se souvenir de la date d'anniversaire de votre femme : il suffit de l'oublier une fois !
Si vous saviez, lorsque vous commencez à écrire un livre, ce que vous allez dire à la fin, croyez-vous que vous auriez le courage de l'écrire ?
On éviterait sans doute bien des malheurs et des complications si l'on apprenait à conduire son corps comme on apprend à conduire une automobile - sans oublier, bien entendu, le code de la route.
Ça fait rire les gens qui font des gamins en pensant que c'est une assurance vieillesse. On a l'âge d'avoir observé qu'on ne fait que nourrir de futurs vautours impatients. Personne n'aime les vieux, pas même leurs propres enfants.
Qui a creusé le puits et hisse l'eau gisante risque son coeur dans l'écart de ses mains.
On ne se donna jamais la peine de retourner la-bas du vivant de grand père, même si papa n'arrêtait pas d'en parler et, à présent, il n'y avait plus rien là-bas,sinon des souvenirs ; mais peut-être qu'un jour, avant de mourir, je retournerai y vivre.
Le preux chevalier, lui, se tait. Mais après tout, je peux comprendre le lâche : s'il ne dit grand bien de lui, qui en dira ?
Il y aurait à réfléchir sur le moralisme des gens de télévision : souvent cyniques, ils tiennent des propos d'un conformisme moral absolument prodigieux.
Ne suis-je la beautéQue parce que je flatte votre rêve ?Je suis tapie, effrayée, je suis prêteA me jeter en avant, à griffer,Ou à faire la morte si je sensQue ma cause est perdue dans vos regards.Demandez-moi d'être plus que le monde.Pansez-moi de vos voeux, de vos souvenirs.
Ce n'est pas l'exception culturelle qui pousse la France à continuer la production et le commerce de foie gras. C'est l'exception d'humanité.
Technicité et efficience égalent rendement. On est plus à l'époque du courrier de Lyon ou de la bande à Bonnot. Le bricoleur, même de génie, n'a plus sa place dans le monde moderne.
Il y a de la détresse du naufragé dans les amours éperdues, qu'elles soient éthérées ou charnelles.
La brillance est une partie de talent, deux parties de sagesse et trois parties de passion.
C'est facile de ne rien faire, mais votre coeur se brise un peu plus à chaque fois que vous le faites.
Vous devez aimer ce que vous faites au point que vous ne pouvez pas imaginer faire autre chose de votre vie.
Ma foi, il y a eu beaucoup de grands hommes qui ont flatté les gens qui ne les ont jamais aimés.