A notre époque, les pizzas mettent moins de temps à arriver chez vous que la police.
La peau se souvient. Nous sommes des êtres de tissu.
Il me sourit avec une sorte de complicité - qui allait au-delà de la complicité.L'un de ces sourires singuliers qu'on ne rencontre que cinq ou six fois dans une vie, et qui vous rassure à jamais.
- Admire, disait la panthère, l'éclat varié de mon pelage.- Chez nous autres, renards, ce n'est pas le corps qui brille, mais l'esprit.
Qui a de la langue, va jusqu'à Rome.
Dès qu'il y aura du sang versé, on ne sera plus Robin des Bois, mais une bande de crétins.
Il n'y aurait pas de débat sur qui était le meilleur footballeur que le monde ait jamais vu - moi ou Pelé. Tout le monde me dirait.
Je n'écoute pas de musique avant une course - mon entraîneur n'aime pas ça, il pense que je pourrais perdre ma concentration.
L'Europe ne sera jamais comme l'Amérique. L'Europe est un produit de l'histoire. L'Amérique est un produit de la philosophie.
L'âme peut se passer de toutes choses, excepté de la parole de Dieu, sans laquelle tout est inutile.
Vous devez d'abord tout perdre afin de tout gagner.
Celui qui a dit « Je préfère la chance au talent » avait un regard pénétrant sur la vie. Les gens n'osent pas admettre combien leurs vies dépendent de la chance, ça fait peur de penser que tant de chose échappe à notre contrôle...
On commence à fumer pour montrer qu'on est un homme. Vingt ou trente ans plus tard, c'est pour la même raison qu'on essaie de s'arrêter.
Les abus de la liberté tueront toujours la liberté.
Consommée avec modération, l'eau ne peut pas faire de mal.
Y'a pas de pédagogie, y'a que des pédagogues.
Le but d'un chef doit être moins de montrer du courage que d'en inspirer.
La timidité est une contraction de la sensibilité, une crampe de l'esprit.
C'est une des superstitions de l'esprit humain d'avoir imaginé que la virginité pouvait être une vertu.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
Ce qui est étonnant, ce n'est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l'esprit d'un animal féroce et méchant comme l'homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l'homme.
Il existe quelques personnes ici-bas qui ne planteraient jamais une graine car elle ne produit pas de fruits la première année.
La conscience naît parfois de ses remords.
Femme et chat, dans la maison ; homme et chien, hors de la maison.
L'amitié suppose plus de générosité et l'amour plus de sollicitude.
De toute façon, l'homme n'est jamais gagnant dans le duel sexuel. La femme lui est "fatale".
La beauté n'est qu'une équation de nombres.
La recrudescence des psychoses et des névroses n'a peut-être pas d'autre origine que le refus de mettre les morts à leur place.
Vouloir fuir le passé c'est songer au suicide ; on ne se tue jamais à cause de l'avenir.
La sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
Si la société évacue la poésie comme mode d'expression non productif, c'est peut-être que la poésie est un foyer de contestation, un acte de résistance, une incompatibilité fondamentale avec le système dominant ?
Le secret d'un bon discours, c'est d'avoir une bonne introduction et une bonne conclusion. Ensuite, il faut s'arranger pour ces deux parties ne soient pas très éloignées l'une de l'autre.
La littérature ne console guère. Elle donne juste la douce illusion de l'amitié ressuscitée.
Il n'y a qu'une seule partie de l'univers que nous pouvons changer d'une façon certaine : soi-même.
Le supplice pénal ne recouvre pas n'importe quelle punition corporelle : c'est une production différenciée de souffrances, un rituel organisé pour le marquage des victimes et la manifestation du pouvoir qui punit ; et non point l'exaspération d'une justice qui, [...] ► Lire la suite
L'histoire de la lutte des races fait apparaître que la lumière - ce fameux éblouissement du pouvoir - n'est pas quelque chose qui pétrifie, solidifie, immobilise le corps social tout entier, et par conséquent le maintient dans l'ordre, mais est, [...] ► Lire la suite
Le purgatoire est doux car on y souffre pour l'amour de Dieu.
Je veux la paix. Je veux voir si quelque part il ne reste pas quelque chose dans la vie de charme et de grâce.
Nous faisons tous l'erreur de penser que notre apparence nous rend plus digne d'amour.
Le rire c'est l'arme absolue. C'est l'arme de la fraternité.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
C'est encore croire en soi que de douter de soi.
Beauté. Pouvoir qui permet à la femme de charmer un amoureux et de terrifier un mari.
Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l'araignée sa toile.
Emploie la bonté même envers l'homme malveillant : le mieux est de fermer la gueule du chien avec une bouchée.
Il y a eu plus de crimes perpétrés au nom de l'Amour qu'au nom de la haine, qui a pourtant plus mauvaise presse.
Toute punition revêt de la méchanceté ; toute punition en soi participe du mal.
Nous sommes tous venus au monde tout à fait de la même manière, or le joug que nous portons n'est pas pareil pour tout le monde.