On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
Le centre n'est pas un point, sinon il serait facile de l'atteindre. Il n'est pas même la réduction d'un point à son infini...
Le droit de l'auteur, c'est avant tout celui d'être lu.
L'homme ne vit pas seulement de pain.
Comment le désir de voir et d'aimer peut-il naître sans la protection de la connaissance, éventuellement par pure ignorance ?
La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée est l'âme de la vie.
Écrire est un acte. Le livre est le résultat d'une liaison, d'un désir, d'un rapport. Il s'agit de sexualité.
Il ne faut jamais craindre que les maux qu'on peut éviter. L'amertume de ceux qui sont inévitables s'augmente par la peur que nous en avons.
Que les fidèles éloignent de leurs coeurs la pensée de dire que le destin est quelque chose. Le Créateur, qui donne aux hommes la vie, s'en réserve à lui seul l'administration.
La foi et le doute vont de pair, ils sont complémentaires. Celui qui ne doute jamais ne croira jamais vraiment.
La richesse de l'homme est dans son coeur. C'est dans son coeur qu'il est le roi du monde. Vivre n'exige pas la possession de tant de choses.
Le droit de punir a été déplacé de la vengeance du souverain à la défense de la société.
La force de la France c'est l'esprit des Lumières, cette petite flamme au coeur du monde entier, qui éclaire toujours les peuples en colère, en quête de justice et de la liberté.
Quand le venin de la malveillance s'insinue dans un coeur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment: il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d'autrui le fait gémir.
Entre les mots il faut des liaisons passagères, mais pas de mariage éternel.
Être libre, c'est avoir le droit de changer d'avis.
Héra se barre à tire d'aile, lasse de la sève qu'on tire d'elle.On clame tous qu'on l'aime mais aucun de nous n'est fidèle.
C'est juste fantastique de sentir la vitesse et le freinage. C'était un travail acharné - tenir une voiture de F1 sur le circuit est un travail en soi. Rouler vite c'est autre chose.
Dans trois ans, tous les produits fabriqués par mon entreprise seront obsolètes. La seule question est de savoir si nous allons les rendre obsolètes ou si quelqu'un d'autre le fera.
En tant que gardiens de la planète, il est de notre responsabilité de traiter toutes les espèces avec gentillesse, amour et compassion. Que ces animaux souffrent de la cruauté humaine est incompréhensible.
S'il y avait un dollar au fond de l'enfer, on trouverait un Yankee pour l'y aller chercher.
Beaucoup de choses horribles, injustes et fausses ont été dites à mon sujet. Je peux seulement dire que la meilleure vengeance est le succès.
Partout la même loi est valable: «Il n'existe aucune arme de votre volonté individuelle qui, une fois appropriée, ne se retourne contre vous.»
Si mon destin est de perdre la raison à cause de la célébrité, alors c'est mon destin. Mais ma passion signifie toujours plus que tout.
- [Surexcitée] Jane, Jane ! Vous le saviez ? Le neveu de mon père reste à la maison ! Il arrive de Londres ! Un brillant jeune avocat... Et qui a une réputation ! - [Ironique] Pour ses retards ?
La paresse ne peut se passer de travail ; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer.
L'acceptation est la vertu maîtresse de gens qui n'ont guère d'autre ambition que de vivre tant bien que mal en attendant l'heure de la mort.
La seule façon de renforcer notre intelligence est de n'avoir d'idées arrêtées sur rien, de laisser l'esprit accueillir toutes les pensées.
La petitesse de l'esprit fait l'opiniâtreté ; et nous ne croyons pas aisément ce qui est au-delà de ce que nous voyons.
J'ai toujours rencontré si peu d'esprit autour de moi qu'il a bien fallu que j'utilise le mien.
La possession diminue souvent au lieu de la compléter la connaissance que l'on avait l'un de l'autre.
Dieu est à la fois l'objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l'homme ne l'atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d'agir. Dieu est l'Au-delà.
Que voudriez-vous faire graver sur votre tombe ? Quelque chose de court et de simple. Quoi ? Je reviens dans cinq minutes.
Les plus indépendantes parmi nous savent bien, si elles ont été aimées, que nulle sagesse ne console tout-à-fait de la jeunesse perdue.
Le monde est une caricature perpétuelle de lui-même ; à chaque instant il moque et contredit ce qu'il prétend être.
Les caprices de l'espèce femelle ne sont pas bornés à une seule partie du monde ni à un seul climat, mais sont en tous lieux les mêmes.
Une revue n'est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés.
La bonne politique n'est pas de s'opposer à ce qui est inévitable ; la bonne politique est d'y servir et de s'en servir.
A chaque être, correspond une forme d'amour spécifique ; son bonheur est de la rencontrer.
De toutes les vanités, la plus vaine c'est l'homme.
Autant le malheur est capable de frapper avec la rapidité de l'éclair, autant le bonheur est en général lent. Si lent, en fait que pour la plupart des gens la mort arrive bien avant.
Toutes les idées qui triomphent courent à leur perte, et les autres ne valent que par ce que l'on y aura mis soi-même de fièvre et d'espérance.
Le drame de l'amitié entre les hommes, c'est tout le coeur de la politique.
L'esprit de l'homme s'élargit à chaque nouvelle idée et ne revient jamais à sa taille de départ.
Ce qu'on est incapable de changer, il faut au moins le décrire.
La distorsion de la forme sur le fond, voilà la vraie poésie !
Le théâtre, c'est du carton et c'est du plâtre... Mais c'est tout de même la vie... Comprenez-vous çà ?
Maintenant, ils peuvent prendre de la graisse de vos fesses, et la réutiliser pour remplir les rides que vous avez sur la figure. Cela donne un tout nouveau sens à la danse joue contre joue.
Les femmes ne recherchent pas le bel homme. Les femmes recherchent l'homme qui a eu de belles femmes.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.