Il ne faut jamais craindre que les maux qu'on peut éviter. L'amertume de ceux qui sont inévitables s'augmente par la peur que nous en avons.
Ma haine éclaire les ténèbres.
Peut-on considérer le désespoir comme condition normale de la vie sans aller jusqu'à sa conséquence, jusqu'au suicide ?
Journal : le besoin de consigner toutes les réflexions amères, par l'étrange peur qu'on arriverait un jour à ne plus être triste...
Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire.
Notre marche vers la liberté est irréversible. Nous ne devons pas laisser la peur nous barrer la route.
Ceux qui croient à la valeur dissuasive de la peine de mort méconnaissent la vérité humaine. La passion criminelle n'est pas plus arrêtée par la peur de la mort que d'autres passions ne le sont qui, celles-là, sont nobles.
Qu'est-ce qui est pire ? le loup qui pleure avant de manger l'agneau ou le loup qui ne pleure pas.
Pourquoi avoir peur de ce que les gens vont dire? Ceux qui se soucient de vous diront: Bonne chance ! Et ceux qui ne se soucient que d'eux-mêmes ne diront jamais rien qui vaille la peine d'être écouté.
Il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que celui de l'envie.
J'ai peur du jour ou je n'aurai plus peur.
La douleur de l'âme pèse plus que la souffrance du corps.
Je n'ai pas peur de rendre heureuse la femme d'un ami.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
La haine est un tonique : elle fait vivre, elle inspire la vengeance, mais la pitié tue, elle affaiblit encore notre faiblesse.
Elle faisait des économies de son coeur par peur d'être à découvert de sentiments.
La haine comme on sait, n'atteint guère celui qui l'inspire ou l'excite avec calcul ; maintes fois, elle torture uniquement qui cède à une passion si violente.
Les gens ont toujours peur de la nouveauté. Pour faire du neuf, il faut se donner le droit à l'erreur.
Le vice inhérent au capitalisme, c'est le partage inéquitable des biens ; la vertu inhérente au socialisme, c'est le partage équitable des maux.
Sachez que le désespoir est mobilisateur. Et quand il devient mobilisateur, il est dangereux.
C'est aux frontières de la douleur et de la souffrance que les hommes sont séparés des garçons.
La force morale consiste à transformer en vertu le vice qui lui correspond.
C'est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort.
Aucun espace de regret ne peut faire amende honorable pour l'opportunité d'une vie mal utilisée.
Je n'ai pas peur d'essayer. Je me fiche d'avoir tort ou raison.
Mais la mer, dans les ténèbres, semblait faire assaut de toutes parts pour le retenir et le perdre. Il y avait de la haine dans cette façon de le malmener, de la férocité dans les coups qui tombaient sur lui. [...] â–º Lire la suite
Un peuple surgira, et tous ils marcheront contre toi, une armée sanglante, haine au coeur, et, seul, tu chercheras une aide en vain des yeux, l'aide que j'ai cherchée. Alors menace, implore, et maudis et promets ! Nul ne t'écoutera ! Nul ne m'a écouté !
Tous les maux humains, sans excepter la guerre, viennent de ce que l'on croit trop vite et avec bonheur.
Les maux du corps donnent l'idée de la mort, les peines de l'âme celles de l'éternité.
Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère.
Tout le monde a peur du quotidien, comme s'il s'agissait d'une fatalité qui développe l'ennui, l'habitude...