On perd l'aspect de sa solitude lorsqu'on rencontre l'amour. C'est l'amour qui sauve tout dans le monde.
Notre liberté est menacée par le besoin de sécurité et la sécurité elle-même est menacée par le souci obsédant qu'on en a.
De tous les amours, l'amour maternel est le plus harmonieux. C'est le parfait équilibre de soi-même en autrui.
A force de dire aux gens qu'on aime la solitude, on finit par goûter tout son soûl !
Le ruisseau fredonne, la bouche pleine de cailloux.
Je ne voudrais pas perdre ma raison. Mais il y a tant de vulgarité à la garder !
Essayez de concevoir la seconde, que dis-je, le quart de seconde pendant lequel le criminel entend glisser le couperet qui doit le décapiter. Il n'y a rien de plus hallucinant.
On compare généralement la politique à un échiquier. On a tort : c'est un jeu de dames.
Ca peut rendre agressif d'être complètement privé de vie, d'avoir l'écriture qui gangrène tout le reste, en dehors des moments de joie ça peut rendre triste.
Le vin est la caverne de l'âme.
Nos démocraties électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives.
Il y aura deux sortes de gens à la fin : ceux qui diront à Dieu "Ainsi soit-il" et ceux à qui Dieu dira, à la fin : "Ainsi soit-il". Tous ceux qui seront en enfer, l'auront choisi.
Tant qu'un homme ne s'est pas expliqué le secret de l'univers, il n'a pas le droit d'être satisfait.
C'est le destin du sexe de paraître moins romantique que le désir.
Pour moi un tableau doit être une chose aimable, joyeuse et jolie, oui jolie ! Il y a assez de choses embêtantes dans la vie pour que nous n'en fabriquions pas encore d'autres.
L'harmonica est un objet à rêver, c'est l'instrument du voyageur, de l'errant... Il génère un imaginaire qui va bien au-delà des possibilités qu'on lui prête.
Les pressentiments dont il est impossible de se défendre, ce sont surtout ceux qui se présentent au moment où la chose se passe loin de nous, et qui ont un air symbolique.
La connaissance est un outil, et comme tous les outils, son impact est entre les mains de l'utilisateur.
L'important dans la vie, ce n'est pas le triomphe, mais le combat. L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu.
Celui qui n'est pas habité par l'idée de l'amour, du travail désintéressé, risque de tomber dans le découragement et l'amertume.
Soyez liés l'un à l'autre comme les arbres sont liés à la terre ; ainsi votre amour portera le fruit de belles et de nombreuses saisons.
Dès que nous avons été libérés... nous nous sommes débarrassés de ces bases étrangères sur notre sol qui auraient pu constituer un pôle d'attraction de la guerre froide au coeur même de l'Afrique.
Essaie de devenir ce que tu veux plutôt que ce qu'ils veulent que tu sois.
Nous avons besoin que les pères interviennent, qu'ils réalisent que leur travail ne s'arrête pas à la conception ; que ce qui fait de vous un homme n'est pas la capacité d'avoir un enfant mais le courage d'en élever un.
Je veux juste être acteur. Ce que j'en retire, c'est de faire le travail et d'habiter le monde et le rôle - et je le dis sincèrement.
Il n'y a pas de plus grand défi et il n'y a pas de plus grand honneur que d'être dans la fonction publique.
Entourez-vous de gens qui prennent leur travail au sérieux, mais pas eux-mêmes, ceux qui travaillent dur et jouent dur.
On ne fait rien avec de mauvais outils.
Quand quelque chose doit être fait, faites-le ! En France on regorge de bonnes idées, mais on les met rarement en pratique.
Apprenez à différencier l'ignorance de la stupidité.
La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
Tellement de gens m'ont arrêtée dans la rue, partout où je vais, pour me dire : «Mon dieu, cet album m'a tellement aidé. Cette chanson a changé ma vie. J'écoute celle-ci en boucle quand je ne vais pas bien». Quand [...] ► Lire la suite
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
J'envisage d'arrêter les cours, de me laisser pousser la barbe, et de rejoindre un cirque.
Je préfère "l'amateurisme" au "professionnalisme", savoir rester dans une sorte de crête assez hasardeuse où l'on a l'impression de savoir des choses sans en être tout à fait sûr.
Dans ce pays-ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.
On aura bien assez de temps dans la tombe pour dormir.
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l'ensoleillement dont ils ont joui.
La main de Dieu est visible sur les choses humaines, mais cette main même a une ombre qui nous cache ce qu'elle accomplit.
Quelquefois, je me demande si les hommes et les femmes sont faits pour vivre ensemble. Peut-être qu'ils devraient se contenter d'être voisins et de se rendre visite de temps à autre.
La femme a été tirée d'une côte d'Adam, près de son bras pour être protégée, près de son coeur pour être aimée.
Il vaut mieux être le dindon de la farce que la farce du dindon.
Le fuyard est un homme qui n'a pas plus de goût pour la croix de guerre que pour la croix de bois.
Faut-il réagir contre la paresse des voies ferrées entre deux passages de trains ?
L'esprit de la révolution sera trahi par l'esprit militaire.
La pureté est l'inversion maligne de l'innocence.
La vie humaine ne cesse de rétrécir comme une peau de chagrin, évincée par les commentaires qu'on fait sur elle.
A force de mettre de l'argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l'attraper et le dépenser.
Beaucoup de gens cherchent la route qui peut les conduire à leur idéal ; je n'ai pas d'idéal, le personnage qui fait parade de son idéal est tout simplement un arriviste.
Une fois qu'on a dépassé la mesure, il n'y a plus de limite.