Proportionnelle. Système électoral qui permet de faire élire un député en fonction du nombre de voix qu'il a obtenu par rapport au pourcentage de celles qu'il aurait dû obtenir, le tout divisé par le nombre de candidats.
L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau.
La plupart des peintres actuels exposent des portraits qui semblent avoir été faits vite en dehors des heures de pause.
Les vers luisants sont l'image des femmes : tant qu'elles restent dans l'obscurité, on est frappé de leur éclat ; dès qu'elles veulent paraître au grand jour, on ne voit plus que leurs défauts.
Chacun porte en lui les éléments d'un miracle qui le rendrait le plus beau de tous ; et nul ne fait de rêves si beaux qu'il ne puisse en être le songe.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Il n'y a rien de plus ennuyeux que l'utopie.
Il y a d'abord une certaine crise historique de la présence française culturelle dans le monde, qui s'exprime par la perte du français comme langue internationale, mais aussi par la disparition de la culture française en Europe.
Nous sommes à la fois tentés par l'hominisation des animaux, qui révèle souvent nos projections fantasmatiques, et par la bestialisation des hommes, autre manière pour nous de figer l'autre dans une animalité indigne.
Il faut avoir de grosses illusions bien grasses : on a moins de peine à les nourrir.
Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
Comme tous les autres arts, celui de la jouissance n'a pas de limites.
Les deux plus grandes chances que peut avoir un peintre, c'est premièrement d'être espagnol, et deuxièmement de s'appeler Dali. Moi, j'ai ces deux chances !
J'ai toujours un espoir parce que je crois en l'homme. C'est peut-être stupide. La voie de l'homme est d'accomplir l'humanité, de prendre conscience de soi-même.
La musique est une chose de la vie, mais ce n'est pas la vie. La vie est la vie.
Les mots sont pareils aux feuilles : quand ils abondent, l'esprit a peu de fruits à cueillir à la ronde.
Nous vivons une époque où il faut savoir rire de soi d'abord avant de rire des autres.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
L'activité économique n'a de sens qu'au service d'autre chose qu'elle-même.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre entièrement.
Le véritable test de civilisation, de culture et de dignité est le caractère et non les vêtements.
La moitié de la vérité est souvent un grand mensonge.
Pour me fréquenter, il faut vouer un culte à la nourriture, sinon je deviens insupportable. Je suis dans ma grande période cuistot, je ne parle que de ça !
Je crois que lorsque vous voulez vraiment faire quelque chose, vous devez aller de l'avant et le faire. Je veux dire, j'ai peur, mais je n'ai jamais laissé cela m'arrêter.
Le pouvoir de mort, il est rarement du côté des femmes. Et en tout cas, quand il est du côté des femmes, il séduit rarement les hommes.
Avant de te marier, assure-toi de bien connaître celle dont tu divorceras.
Au mois de mai, le seigle déborde la haie.
La conscience de notre propre force nous rend modestes.
Les gens ont peur de changer; qu'ils perdent quelque chose. Ils ne comprennent pas qu'ils gagnent aussi quelque chose.
J'ai eu la chance d'avoir grandi dans le plus bel endroit - Amherst, Massachusetts, état de mon coeur. Je suis plus patriotique au Massachusetts qu'à presque n'importe quel endroit.
Un pays qui ne respecte pas les droits de ses propres citoyens ne respectera pas les droits de ses voisins.
La télé crée une drôle de familiarité avec les gens (...) Le cinéma instaure plus de distance.
Et ils diront: Louange à Allah qui nous a tenu Sa promesse et nous a fait hérité la terre ! Nous allons nous installer dans le Paradis là où nous voulons". Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente!
- J'peux te revendre une ou deux boites de Ritalin sur tu veux. - Non merci. J'évite les médocs. - T'as parfaitement raison. J'ai connu une fille qui a eu une sorte de crise de folie, elle avait avalé plein [...] ► Lire la suite
- Mais si vous venez tous les ans pourquoi vous achetez pas une petite maison ? - Ben parce qu'après on sera obligé de venir ici tous les ans ! - Mais puisque ça fait 30 ans que vous venez ? - Oui mais là si on veut, on peut aller ailleurs ! C'est ça le camping !
La musique est infiniment plus grande et plus riche que ce que notre société veut qu'elle soit : elle n'est pas seulement belle, émouvante, envoûtante, réconfortante ou passionnée, même si, à l'occasion, elle peut être tout cela. La musique est une partie essentielle de la dimension physique de l'esprit humain.
L'homme d'aujourd'hui est colossal par l'énormité des responsabilités qui pèsent sur lui, et minuscule devant l'immensité des tâches qui de toutes parts l'appellent.
Un gouvernement, c'est quelque chose dont il faut se protéger, et qu'il est inutile d'affronter de face.
On ne peut expliquer un paradoxe, non plus qu'un éternuement. D'ailleurs, le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit ?
La grande littérature est simplement du langage chargé de sens au plus haut degré possible.
Et dire que les vieux arbres sont si beaux ! Hélas, on n'est pas de bois.
Il n'y a rien de plus triste que la tristesse d'un homme gai.
Dieu et le diable représentent un effort louable de spécialisation dans la division du travail.
Je n'ai jamais vu la dignité de l'homme que dans la sincérité de ses passions.
Ce qui doit dégoûter de la science, c'est que jamais elle ne nous apprendra ni l'origine du monde, ni le premier principe des êtres, ni leur destination.
Il n'y a pas de problème assez énorme pour qu'on ne puisse pas le fuir.
C'est affreux de connaître le secret d'un autre et de ne pas pouvoir l'aider.
La mer isole de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins.
Quand vous lisez dans les journaux "le pays s'est prononcé", comprenez qu'une moitié de la nation a réussi à opprimer l'autre.