Il faut être attentif à toujours bien distinguer l'oeuvre de l'auteur.
Ressens l'amour de tes proches comme s'il pouvait s'évaporer lors d'un soir brumeux, ressens ta vie comme si elle obéissait à la trame d'un récit fabuleux.
Tout le monde rêve de vivre à Paris.
Nous vivons dans le plus probable de tous les mondes possibles.
Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance.
Il faut se nourrir de rencontres.
Plus on change, plus on a de chance de se tromper.
Et ils diront: Louange à Allah qui nous a tenu Sa promesse et nous a fait hérité la terre ! Nous allons nous installer dans le Paradis là où nous voulons". Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente!
Le problème, c'est que, à force de faire des villes différentes tous les jours, je finis par oublier leurs noms
La musique est infiniment plus grande et plus riche que ce que notre société veut qu'elle soit : elle n'est pas seulement belle, émouvante, envoûtante, réconfortante ou passionnée, même si, à l'occasion, elle peut être tout cela. La musique est une partie essentielle de la dimension physique de l'esprit humain.
Moi je n'étais rien / Et voilà qu'aujourd'hui / Je suis le gardien / Du sommeil de ses nuits / Je l'aime à mourir / Vous pouvez détruire / Tout ce qu'il vous plaira / Elle n'aura qu'à ouvrir / L'espace de ses bras / Pour tout reconstruire
A quoi peut ressembler celui qui a pris le visage de l'absence ?
Il n'y a rien de plus triste que la tristesse d'un homme gai.
Aimer pour être toujours trahi : si tu ne l'es pas par l'objet de ton amour, tu l'es par la vie.
Le langage est un ensemble de citations.
Le présent est fait de déformations du passé et d'ébauches imprécises de l'avenir. Et quoi qu'on fasse, le présent n'est jamais qu'une vaste et bruyante fabrique du passé.
Un ensemble de préjugés et d'idées bornées ; voilà la patrie.
Plus nous avons de choses à faire, plus nous avons l'impression de n'avoir rien fait.
En France, quelques personnes avaient promis à des milliers d'autres personnes de changer la vie, et puis ils ont changé d'avis.
D'un homme politique : chacune de ses mains ignore celles que serre l'autre.
Il faut mourir pour mesurer pleinement son degré de popularité.
Comme dans toute initiation, c'est dans le fait même de survivre qu'est le triomphe.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
L'imagination, c'est la forme suprême de l'intelligence. C'est elle qui vivifie la faculté d'analyse et la faculté de synthèse. Ceux qui en sont dépourvus se contentent d'être des érudits ou des gens d'esprit.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
Il n'y a pas de création sans épreuve...
La pierre de touche du succès n'est pas que le problème soit difficile, mais qu'il soit différent de celui de la veille.
Pour avoir quelque chose à écrire, il est infiniment plus nécessaire d'écouter que de parler.
Les salariés les plus inefficaces sont systématiquement mutés aux postes où ils risquent le moins de faire de mal : l'encadrement.
Toute politique est autorisation de l'avenir.
L'instinct de survie, on le sait, est dispensateur de talent.
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes.
Un héros qui n'a pas l'occasion de faire des prouesses a l'impatience d'un coursier devant son auge.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Il n'y a point de roses de cent jours.
Epargnons à la vertu le malheur de voir jamais la raison avoir recours aux vices.
Dans une pièce de théâtre, rien de plus inutile qu'une phrase bien faite.
On ne doit pas pratiquer la vivisection sur la poésie, sous peine de tuer l'émotion.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
On dit toujours que, lorsqu'un navire est sur le point de couler en pleine mer, les rats sentent le danger longtemps avant les hommes et se sauvent tous ensemble. Question : où peuvent-ils bien aller ?
Les héros ont aujourd'hui une durée de vie et un domaine d'action extrêment réduits.
Etre arrivé au cinéma de grande distraction est, pour moi, un plaisir.
Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Débordants de choses fermées, nous regardons A la proue de notre périple toute une eau noire S'ouvrir presque et se refuser, à jamais sans rive.
La névrose n'est pas une maladie mais une souffrance, qui peut se transmettre de génération en génération tant qu'on n'a pas compris de quoi il s'agissait. Un petit événement caché, honteux, dans la vie de quelqu'un peut aussi gâcher la vie de ses descendants.
J'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
La démocratie s'arrête là où commence l'intérêt de l'Etat.
On est libre de jouir d'une beauté humaine comme d'une oeuvre d'art.
C'est le propre de jeune homme d'être amoureux et non pas d'un vieillard.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite