C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
La télévision et le cinéma saturent et banalisent nos vies, ils banalisent de plus en plus notre théâtre.
Une fois toute dignité enterrée, le monde est plein de possibles.
Quand on est sur le point d'abandonner, c'est le moment de continuer.
L'exilé doit être capable de pénétrer le sens caché de ses errances et de les comprendre comme autant d'épreuves initiatiques qui le ramènent vers le centre.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
L'homme est fait pour la femme. La femme est faite pour l'homme... surtout en province, où il n'y a pas de distraction.
Non, je ne suis pas compliquée. Je suis simplement un mélange de tas de gens simples différents les uns des autres.
De temps en temps, pour qu'il ne s'ennuie pas, Lurette lui porte un morceau d'étoile qu'il s'amuse à sculpter pour elle. Quand il n'est pas content de son travail, il jette les morceaux par-dessus bord et ce sont des étoiles filantes.
"L'autobiographie" montre comment il se fit qu'il modifia le cours entier de la pensée victorienne, non par un étalage claironnant de ses découvertes ni par un iconoclasme soudain, mais plutôt par la recherche de la perspicacité et de jugements soigneusement pesés ouvrant de vastes champs pour des recherches ultérieures.
L'absence est une charmeresse, l'absence est une bonne déesse, l'absence est une fée ! Qu'elle touche un de nous du bout magique de sa baguette, le voilà soudain enveloppé d'un nuage rose, un cercle d'or au front, des étoiles dans chaque main... Oui, l'absence embellit tout...
L'anxiété, comme vous l'expliquera tout psychiatre prohibitif, est causée par la dépression; mais la dépression, comme vous le dira le même psychiatre, à la deuxième visite, est causée par l'anxiété. Je tournai en rond dans ce cercle monotone tout l'après-midi. Mais, à la tombée de la nuit, les deux démons s'étaient associés...
Le type de relation le plus facile pour moi est avec dix mille personnes. Le plus dur c'est avec une.
L'"indifférence" politique, cette catatonie du citoyen moderne, c'est celle de l'individu à qui toute décision échappe, ne conservant que la dérision du suffrage universel.
Se méfier des gens qui promettent des millions et dont on est forcé de régler les consommations.
Un français sur deux, parait-il, ne lit pas.La moitié de la France se prive du plaisir du texte
Rien donc ne suggérera au jeune colonisé l'assurance, la fierté de sa citoyenneté. Il n'en attendra pas d'avantages, il ne sera pas préparé à en assumer les charges.
Car une photo a toujours pour effet de fixer le temps sur une pellicule, où certains craignent de faire l'impitoyable découverte du temps perdu.
À tout bavard, il faut une tribune, faute de quoi il est frustré.
L'action directe est, en fin de compte, l'insistance provocante à agir comme si l'on était déjà libre.
J'ai toujours été un vrai garçon sportif. Puis, quand j'ai grandi, j'ai pensé que cela faisait partie de la vie de continuer à s'entraîner.
La meilleure façon de rendre tout le monde pauvre est d'insister sur l'égalité des richesses.
Tout était si nouveau - toute l'idée d'aller dans l'espace était nouvelle et audacieuse. Il n'y avait pas de manuels, nous avons donc dû les écrire.
Le destin de l'Amérique est de porter l'évangile de Jésus-Christ à tous les hommes partout.
La sensation de danger est excitante. Le défi est de trouver de nouveaux dangers.
Les gens ne comprennent pas que c'était peut-être mon plus grand plaisir de piloter une F1 quand c'est mouillé.
J'ai eu une belle vie. Assez de bonheur, assez de succès.
L'optimisme perpétuel est un multiplicateur de force.
Ma personnalité est faite de haut en bas, impertinente et effrontée.
Les insultes ne sont que des mots, les crachats ne sont que de l'eau.
L'être avec qui on meurt est aussi important que l'être de qui on naît.
La deuxième vague est là. Nos services de réanimation sont sous pression. Sans mobilisation collective, ils seront rapidement saturés. Préserver notre système de santé et nos soignants, protéger les Français : tel est le sens des mesures que nous prenons.
Vous ne vieillissez pas; vous obtenez de plus en plus le droit d'être votre soi fabuleux.
Afin de créer un grand changement, nous devons trouver comment aider les personnes de notre propre communauté et d'une manière plus globale.
La nudité de nos pensées restera secrète le temps qu'il faut.
La mode, c'est fait pour s'amuser, pour garder un peu de frivolité, se faire plaisir... mais aussi se tromper. Le bon goût, c'est également fait de mauvais goût, sinon c'est un peu triste.
Je ne fais pas de distinction entre la poésie et la peinture.
L'homme n'est jamais toujours heureux et très souvent, il ne lui est accordé qu'une brève période de bonheur dans ce monde; alors pourquoi échapper à ce rêve qui ne peut durer longtemps ?
Je suis minus depuis l'âge de quatre ans alors que je mange ce que je veux.
Je suis une provinciale, je ne suis pas de l'élite.
L'Amérique m'a donné la grande gloire d'entrer dans les maisons des gens chaque semaine et m'a permis de durer aussi longtemps que je l'ai fait.
Elle ne me ménage pas. Elle n'a rien de mieux à faire (de porter plainte, ndlr). Je la dérange, mais pour faire des choses dans la vie il faut avoir de la force. Je ne sais pas si elle a cette force-là.
L'art trouve un moyen d'être constructif. Il devient de la chaleur dans des endroits froids; Il devient léger dans des endroits sombres.
Je ne suis pas inquiet de marcher dans les rues et de regarder par-dessus mon épaule à cause de quelque chose que je pourrais avoir dit.
Ils disent que beaucoup de femmes voudraient me voir nu, mais il n'y a pas de lentille assez longue pour cela.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public.
Jean d'Ormesson se rattache aux vieux et pieux souvenirs du journaliste que je fus et du lecteur de livres français que je suis.
En ce moment, je reçois beaucoup de prix : Méditerranée, trophée Marianne, d'autres que j'ai oubliés... Quand les hommages pleuvent, c'est que la mort est proche.
Notre siècle s'interprète mal lui-même et par moments ne se comprend pas. Il s'appelle le siècle du progrès et il se croit le siècle de l'utile. S'il était l'un il ne serait pas l'autre.
Je suis pour la peine de mort avec sursis.