La mode est la méthode la plus irrésistible et la plus efficace de manipuler de grandes collectivités humaines.
J'ai été expulsé du lycée pour avoir triché pendant un examen de métaphysique ; je lisais dans les pensées de mon voisin.
L'intérêt ferait nier les propositions de géométrie les plus évidentes et croire les contes religieux les plus absurdes.
Il y a deux sujets sur lesquels les Français mentent : le nombre de livres qu'ils lisent et le nombre de coups qu'ils tirent.
Le manque de mémoire est un don de Dieu accordé aux débiteurs en compensation de la pauvreté de leur conscience.
Ce Dieu bon surpasse en cruauté bestiale tout ce qui peut se passer de plus canaille sur la terre. Sa maison de détention s'appelle enfer, son bourreau est le diable, ses punitions durent éternellement.
Il ne faut pas imaginer Dieu ni trop bon, ni méchant. La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles.
Je ne comprends pas qu'on laisse entrer les spectateurs des six premiers rangs avec des instruments de musique.
Il n'y a rien de tel qu'un peu de vérité pour masquer un mensonge.
Qu'est-ce que donc que le chaos ? C'est l'ordre qui a été bouleversé lors de la création du monde.
Dès son berceau, l'enfant est secoué par les orages secrets de la haine et de l'amour.
Quant à ceux qui ne croient pas à leur Seigneur, leurs oeuvres ressemblent aux cendres dont s'empare la vent dans un jour de tempête. Ils seront sans pouvoir sur ce qu'ils ont accompli.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Les hommes vertueux ressemblent aux fumeurs dont les poches sont bourrées de cigarettes, mais qui s'interdisent d'acheter des allumettes.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
Les gens vivent sans souffler mot de peur d'avoir à garder le silence !
Rien n'est estimable en soi, ni l'or, ni les perles, ni les soieries les plus fines. Un objet, si parfait soit-il, n'a de valeur que par le souvenir qu'il incarne.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
Qu'est-ce que la fidélité sinon le désir de poursuivre le même combat avec le même ennemi ?
Il existe une manière de dire en bien énormément de mal de son prochain.
Le point faible de la tactique de la méditation est que de nombreuses questions restent sans réponse.
Dans le combat entre les volées de mouches et le troupeau d'éléphants, ce ne sont pas les gros qui toujours l'emportent.
Le culte de Dieu mortifie la concupiscence.
En journalisme, on peut écrire une mauvaise page aujourd'hui à condition d'en écrire une bonne demain. Dans une pièce de théâtre, il faut déchirer la page mauvaise.
Un baiser, c'est du fuego, c'est pas de la bave d'escargot.
On ne fait pas de processions pour tailler les vignes.
C'est étonnant, cette manie des gens qui ont réussi à Paris de conseiller aux autres de rester en province !
Les musées d'art de Paris contiennent les plus belles collections de cadres jamais vues.
Fainéhantise : peur obsédante de la paresse, du temps mort, de la durée non remplie.
La paix, la paix à tout prix, nous clament tant de braves gens qui, en se conjoignant, aux lâches, aux amis des brutes et aux antisémites ordinaires peuvent s'ils n'y prennent garde, assurer le triomphe des forces du mal et de la régression.
Le besoin de conquête vient de la force, le besoin de participation vient du sublime étonnement.
L'état de guerre suspend la morale.
Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.
Le journal de mes nuits dit que tu es une reine et le journal du matin dit que tu es mienne.
Je t'aime, et, malgré moi, je m'en vais par les ruesOù flotte un souvenir des choses disparues,Où je sens, pénétré d'amère volupté,Qu'encore un peu de toi dans l'air tendre est resté,Où ton passage embaume encor, où je respireJe ne sais quoi qui garde encor de ton sourire.
Celui qui veut acquérir la maîtrise de sa destinée ne doit pas tellement attacher de l'importance à ce qui lui vient de l'extérieur.
À force de parler on se trompe ; à force de manger on fatigue son estomac.
L'autre jour à la pause j'entends une ouvrière dire à un de ses collègues Tu te rends compte aujourd'hui c'est tellement speed que j'ai même pas le temps de chanter.
Lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, je voudrais tout incorporer dans cet instant pour que s'exprime avec un minimum de moyen l'essentiel de l'homme.
L'un de nous va mourir ici, donc peu importe ce que nous nous disons. Personne ne peut plus vraiment être gêné.
J'ai toujours eu le même style de jeu. Je ne m'inquiétais pas vraiment que les gens me donnent des coups de pied.
Tous les peuples de la terre ont une religion, lien subtil que leurs chefs ont tissé pour les enchaîner.
Dans un monde rempli de désespoir, nous devons encore oser rêver.
Je n'avais aucune ambition de devenir musicien, mais j'ai pris une guitare pendant deux secondes et je ne l'ai pas lâchée depuis.
Avoir un avatar ne vous donne pas d'identité et avoir un personnage en ligne ne fait pas de vous une personnalité non plus.
Un travesti passe toute sa vie à essayer de paraître aussi féminin que possible et j'ai clairement passé la mienne célébrant ma masculinité.
J'essaie d'être quelqu'un de bien, c'est très dur.
J'ai cueilli la fleur des champsJe l'effeuille dans le vent,Un pétale pour mon papaQui me soulève dans ses brasUn pétale pour ma mamanQui m'endort en me berçant.C'est la fleur de mon amourJe veux la garder toujours.
Avant de mourir,Je veux t'aimerD'un amourA dimensionsJe veux te bercerEt te remuerTout en faisantAttentionCar tu es fragileComme l'argileEt tu as un coeur,En diamant.
Non rien à foutre, on va quand même pas s'laisser enculer par une bande de nègres !