On peut dire quelque chose de spirituel pour tout et contre tout.
Les bonnes doctrines peuvent se passer de miracles.
C'est doux de vivre avec des gens qui s'aiment.
Ne confondons pas l'homme intelligent avec l'homme de talent.
J'ai toujours séparé les choses bestiales des sentiments. Je suis comme Cyrano de Bergerac : j'aime en silence. J'ai peur de l'échec.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
La parenthèse de ma vie s'est refermée derrière une date.
Quand vous arrêtez de penser à vous tout le temps, un certain sentiment de repos vous envahit
Je n'ai pas à croire ou à ne pas croire à l'innocence de Dreyfus. Mais je ne crois pas à sa culpabilité, parce que la vie m'a instruit à ne croire que ce que je comprends. Or, je ne comprends pas parce que, jusqu'à présent, on ne m'a fourni aucun mobile intelligible.
Laissez-moi, laissez-moi mourirAvant de vieillir.
Des dégourdis dans un monde d'empoté ; mus par un idéal chevaleresque en des temps qui le sont bien peu. Quand l'époque commende de vivre avec son temps, eux préfèrent vivre avec le temps : sous le cagnard ou les ondées, dans le petit matin des berges ou la brume des sommets.
La mode de la Chine est fille de l'énigme. Trop de mystère décourageait la curiosité : un peu moins l'aiguillonne. Pendant les cinq premières années de la Révolution culturelle, on n'en apprenait pas assez sur ce pays en délire pour s'intéresser à lui ; ou l'on niait ce qui venait de lui.
Les fous furieux embrigadés dans l'idéal c'est tout de même un spectacle qu'il vaut mieux admirer de loin.
Jamais on ne pourra oublier le lieu d'un bel amour, le décor d'une joie profonde ou le contexte d'une tendresse. C'est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine.
Je crois que plus la science est étudiée à fond, plus elle nous éloigne de tout ce qui est comparable à l'athéisme.
Quelle que soit la rigueur du contrôle social, il y aura toujours un accident, un attentat, un virus, qui échappera à la prévention, car on ne peut se protéger de tous les maux.
Il n'y a aucune raison de ne pas être motivé. Vous ne pouvez pas toujours être le meilleur. Mais vous pouvez faire de votre mieux.
Chaque voyageur a une maison à lui, et il apprend à l'apprécier d'autant plus au cours de son errance.
Certaines personnes ne sont les ennemis de personne d'autre que les leurs.
Il est important d'impliquer émotionnellement les gens dans quelque chose d'intellectuel et de politique.
Il y a une espèce d'hystérisation de la société par rapport aux élections. Généralement, plus on approche de la date fatidique, plus on oublie ce qu'on reprochait aux candidats qui se présentent. C'est assez étrange. Ce qui m'intéresse, c'est de voir comment ça va se passer avec les écologistes...
Quiconque se soucie de sa dignité ferait bien de se tenir à l'écart des chevaux.
Je le regardai vivre : mon opinion sur lui se modifiait sans cesse, ce qui n'arrive guère que pour les êtres qui nous touchent de près ; nous nous contentons de juger les autres plus en gros, et une fois pour toutes.
Ne vous inquiétez jamais de la taille de votre arbre de Noël. Aux yeux des enfants, ils mesurent tous 30 pieds.
L'hymne de l'amour se cultive ou il s'exploite ?
Mes héros sont l'équipe de tournage et les électriciens. Ils travaillent de longues heures.
C'est un peu génétique, tout de même... Avec Izia, on a vraiment la musique dans le sang, comme une langue intime et personnelle. Le père de Jacques aussi était pianiste. C'est un truc qu'on a, je ne sais pas d'où [...] ► Lire la suite
J'ai eu le sentiment que les États-Unis devaient prendre la tête de la lutte anti-terroriste afin d'enrayer ce fléau et faire en sorte que les pays du monde libre se rallient à l'autorité américaine, comme un train que l'on attelle à une puissante locomotive.
La portière s'ouvrit; l'obscurité retentit d'ordres hurlés, et de ces aboiements naturels aux Allemands quand ils commandent, et qui semblent libérer une hargne séculaire.
Je suis tombée amoureuse de Rimbaud il y a longtemps, c'est l'homme de ma vie.
La poésie de Verlaine est simple, humaine et chantante, ce qui explique son succès.
Nos amis sont notre miroir, notre mémoire ; on n'exige rien d'eux, si ce n'est qu'ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l'on puisse s'y regarder.
Il est pourtant des choses du temps jadis qui te manquent, même si tu n'as aucun désir de voir revenir ces jours anciens.
Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
Le plus précieux de nous-mêmes est ce qui reste informulé.
Les Français sont des oiseaux qui mangent les semences au lieu d'attendre de manger les grains.
A force de s'aimer l'on ne se connaît plus.
Les moyens de développer l'intelligence ont augmenté le nombre des imbéciles.
Lorsque l'on fait voir à un homme artificieux qu'on reconnaît ses artifices, on lui donne sujet de les augmenter.
La mort est l'espérance de qui n'en a plus.
Les latins disaient : la faim de l'or, auri fames. Nous, plus énergiquement, la soif de l'or. La soif est en effet un besoin plus violent et dont la satisfaction cause l'ivresse.
Le langage est la demeure de l'âme.
Une bonne terreur, de temps en temps, vous remet les idées en perspective.
Tout songe est un procès absolu de toute la réalité.
Quelques médecins portent si loin la circonspection que, pour ne pas s'exposer à tuer leurs malades, ils s'abstiennent de leur prescrire aucun remède curatif, et n'ordonnent que ce qui ne peut leur faire ni bien ni mal.
Dieu est un étrange berger, qui attend de ses agneaux qu'ils soient dévots.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
Il faut bien que nous vivions malgré la chute de tant de cieux.
Une des meilleures raisons qu'on puisse avoir de ne se marier jamais, c'est qu'on n'est pas tout à fait la dupe d'une femme, tant qu'elle n'est point la vôtre.
Les bibliothèques, ces cimetières de l'esprit humain, où dorment tant de morts qu'on n'évoquera plus.