L'homme tient pour intelligence l'usure de ses facultés d'imagination.
Dans le monde d'aujourd'hui, ce n'est pas le corps des hommes mais leur esprit qui est l'enjeu de la lutte politique.
Toutes notre connaissance découle de notre sensibilité.
L'espace est un bien commun qui doit être utile à tous. Pour nous, Européens, le modèle spatial viable n'est pas celui de l'exploitation, il est celui de l'exploration, celui qui permet d'améliorer la connaissance du monde et de l'univers.
La question de savoir si la vérité objective revient à la pensée humaine n'est pas une question théorique, mais une question pratique. Dans la pratique, l'homme doit démontrer la vérité, c'est à dire la réalité et la puissance, la matérialité [...] ► Lire la suite
Les droits de l'homme, fourre-tout simpliste mais avantageux, constituent le degré zéro de la pensée politique contemporaine.
On ne fait pas toujours ce qui convient et choisir l'erreur en connaissance de cause ne manque pas de charme.
Les paysages nous attirent dans la mesure où ils sont le miroir de notre perception intérieure.
Le salut du monde viendra de la pensée populaire.
Si un acteur avait le même succès que Julia Roberts au box-office, je n'ose imaginer le montant du chèque qu'il recevrait.
Qui trouve à redire à tout est d'un mauvais esprit ou d'une mauvaise santé.
Le meilleur moyen de conserver un esprit ouvert sont les conseils sincères d'un ami.
Aime le travail, fuis la dignité, et ne fais pas connaissance avec les princes.
C'est peut-être que plus on vieillit et que moins on arrive à transformer la pensée en action, plus on referme tout ça dans sa tête jusqu'à ce que ça devienne une obsession.
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être.
Un écrivain est quelqu'un qui a appris à son esprit à se conduire mal.
Il est très injuste de juger la conduite de quelqu'un sans avoir une connaissance intime de sa situation.
Lire, c'est penser avec un autre, penser la pensée d'un autre, et penser la pensée, conforme ou contraire à la sienne, qu'il nous suggère.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent.
J'avais besoin de théorie pour structurer ma pensée et t'objectais qu'une pensée non structurée menace toujours de sombrer dans l'empirisme et l'insignifiance. Tu répondais que la théorie menace toujours de devenir un carcan qui interdit de percevoir la complexité mouvante [...] ► Lire la suite
Les esprits pauvres ou mornes trouvent toujours une désillusion auprès d'un homme illustre : il nous faut une imagination vive pour restituer à celui que nous contemplons l'atmosphère de son oeuvre ; mais une âme de feu transfigure tous ses objets.
On ne peut résoudre les problèmes avec le même esprit qui les a créés.
Les hommes de main, serviles, commencent déjà à rire tandis que le potentat cherche nonchalamment dans son imagination le plus raffiné des supplices.
Or, connaître ce qui existe dans une matière individuelle, mais non en tant qu'elle existe dans telle matière, c'est abstraire de la matière individuelle la forme que représentent les images. Et c'est pourquoi on doit dire que notre intelligence connaît les réalités matérielles en les abstrayant des images.
C'est dans la connaissance des conditions authentiques de notre vie qu'il nous faut puiser la force de vivre et des raisons d'agir.
L'art, c'est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et le faire comprendre.
On ne plaint jamais ce que l'on n'a jamais eu, et le regret ne vient point sinon qu'après le plaisir, et toujours est, avec la connaissance du mal, la souvenance de la joie passée. La nature de l'homme est bien [...] ► Lire la suite
La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré et, pour être désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde.
Vous prenez un livre. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s'est dissipée, une sorte d'absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n'êtes plus maître de vous lever et vous en aller.
La connaissance n'est pas réservée aux seuls vieillards : un enfant qui sait interroger peut l'acquérir.