Ma voix chantante est quelque part entre des excuses ivres et un problème de plomberie.
La raison pour laquelle je suis démocrate est que l'essence du Parti démocrate est l'aversion pour l'abus de pouvoir d'une part, et l'idée que tout le monde a le droit d'être traité avec dignité.
Souvenez-vous de ces mots quand je suis mort. Assurez-vous d'abord que vous avez raison, puis allez-y.
Je veux que les gens puissent obtenir ce dont ils ont besoin pour vivre : suffisamment de nourriture, un endroit où vivre et une éducation pour leurs enfants. Le gouvernement ne fournit pas ces services ainsi que les organisations caritatives et les entreprises privées.
Je n'ai pas vu autant d'hommes vêtus de vêtements féminins depuis mon enterrement de vie de garçon.
Lisez ! Il n'y a que cela qui vous sauvera de la pauvreté et de l'abandon politique où nous survivons tous.
J'aimerais bien faire un duo avec Stromae parce qu'on a dit, à tort, que c'est le nouveau Brel. Il n'y a pas de nouveau Brel. [...] Il y a Stromae, c'est très bien!
Si nous nous contentons de voir dans le passé des héros servant nos desseins actuels, nous ne comprendrons jamais la richesse ni la pluralité de la connaissance.
Gabriel Matzneff est un homme de l'Antiquité qui vit parmi nous avec un certain nombre de masques.
Lorsqu'un homme prend la peine d'ouvrir la portière de sa voiture à une femme, de deux choses l'une : ou c'est la femme ou c'est la voiture qu'il possède depuis peu.
La liberté de s'exprimer totalement devient sans objet quand on n'a plus d'interlocuteurs.
La plupart de ceux qui travaillent dans les journaux n'ont pas les mêmes opinions que celles y étant exprimées. Certains d'entre nous ne savent même pas d'où elles viennent. Elles apparaissent juste mystérieusement, comme Batman.
Le corps de la femme sait rêver. En quoi nous, hommes, sommes inférieurs.
Dans la langue de la bourgeoisie, la grandeur des mots est en raison directe de la petitesse des sentiments.
Pourquoi donc, en effet, le riche serait-il plus heureux que le pauvre ? Il ne travaille point ; eh bien ! il n'a pas le plaisir de se reposer.
Le génie ne garantit ni de l'erreur, ni des autres faiblesses humaines.
De même qu'il n'est pas juste de se suicider parce qu'on a la fièvre, de même, jusqu'au souffle, il ne faut jamais désespérer.
Tout système religieux qui contient de quoi choquer l'esprit d'un enfant ne saurait être juste.
La jeunesse, on peut en dire ce que les riches disent de la fortune : elle est plus facile à gagner qu'à conserver.
Une âme peut se dire généreuse, quand elle prend plus de plaisir à donner qu'à recevoir.
La justice est une machine qui, ayant reçu une poussée de quelqu'un, continue à rouler d'elle-même.
Incalculables sont les personnes n'ayant jamais eu d'autres opinions que celles de leur journal.
Chagrin et joie dépendent plus de ce que nous sommes que de ce qui nous arrive.
Pour travailler, pour faire sereinement une oeuvre, une grande oeuvre, il faudrait ne voir personne, ne s'intéresser à personne, n'aimer personne, mais alors quelle raison aurait-on de faire une oeuvre ?
Je connais bien plus agaçant que les auteurs qui font constamment de l'esprit ; ce sont ceux qui font constamment de l'intelligence.
Les réussites spectaculaires sont toujours précédées de préparations peu spectaculaires.
Ceux qui nous aiment, même sincèrement, ne peuvent s'empêcher de se repaître de nos malheurs.
Ne s'émouvoir de rien.
Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d'essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c'est tout de même à l'Europe que ce grand pays s'identifie et que c'est son destin qu'il entend continuer à partager ? À nous d'y contribuer.
Franchement, il y a pas plus stupide qu'une mort dans un stade. Moi, mon rêve le plus cher serait que les supporters de foot du monde entier se donnent la main... et se jettent dans le vide.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
Chacun sécrète la soie de sa misère.
La religion ça n'empêche pas le mal de mer et les sentiments.
C'est une tête de mort sculptée dans un calcul biliaire.
Donc les sectaires ils ont peur de moi, parce que moi je les revendiquerai toujours comme mes frères et soeurs.
Une conférence est une réunion au cours de laquelle une quinzaine de personnes parlent, des heures durant, des choses qu'elles devraient être en train de faire.
En un mot, les vivants sont toujours, et de plus en plus, dominés par les morts.
Il est de l'intérêt général qu'il ne se commette pas de délits, ou du moins qu'ils soient d'autant plus rares qu'ils causent plus de mal à la société.
Écrire sans piano est nécessaire.... Peu à peu naît la faculté de se représenter ce que nous désirons et sentons, qui est un besoin si essentiel aux nobles êtres.
Peut-être est-ce seulement depuis ces dernières semaines que je comprends que le mouvement profond de l'art moderne est l'intériorisation. L'art semble chargé aujourd'hui de compenser ce qui es tari dans les anciennes sources religieuses et l'abus d'extériorisation dans la vie de nos sociétés.
Je suis seul, je suis seul, c'est l'heure des tempêtes.Les mots à qui je parle ont peur de me parler.La nuit m'entoure, je m'accroche à ma planète.Le Sud est-il au Nord ? Mon étoile a coulé.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
C'est être plus politique qu'on ne pense que de savoir passer aisément du badinage au sérieux et du sérieux au badinage.
Personne à moins de rester sourd n'achève les "Cent vingt journées de Sodome" que malade : le plus malade est bien celui que cette lecture énerve sensuellement.
La peur est une force beaucoup plus dominante dans le comportement humain que l'euphorie - je ne m'y attendais pas, je ne l'aurais jamais pensé avant, mais elle apparaît dans les données de tant de façons.
On s'y évade de la règle de trois, des participes vraiment passés. On se conjugue plutôt dans le futur... mentir, voler, arnaquer, maquereauter...
Rappelez-vous une chose à propos de la démocratie. On peut avoir tout ce qu'on veut et en même temps, on finit toujours avec exactement ce qu'on mérite.
Femme superbe et mari criard, ne profiteront jamais de leur union.
Celui qui sert bien ne doit pas craindre de demander son salaire.
Tout bon cuisinier n'est jamais mort de faim.