Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.
Il est fort difficile d'être juste et encore plus de passer pour l'être.
Toute opinion est assez forte pour se faire épouser au prix de la vie.
Toute science vient de Dieu.
Le mépris des lois c'est le commencement de la décadence.
Ce qui passe de mode entre dans les moeurs. Ce qui disparaît des moeurs ressuscite dans la mode.
Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire. Si nous voulons que les philosophes marchent en avant, approchons le peuple du point où en sont les philosophes.
Il y a une communication plus intense dans l'échange immédiat à base de générosité que dans la jouissance immédiate.
La caresse est la mère de tous les vices.
La mort et la vie sont au pouvoir de la langue et c'est à la parole que l'on reconnaît la sagesse.
Quand on aime, on est toujours saoul, ou bien c'est de trop ou bien c'est de manque !
Le plaisir est comme une fleur : on le cueille et il meurt au bout de quelques heures.
Il est possible de vivre malgré tout. Il suffit de le vouloir.
Le tout dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin.
Affronter un bavard est une épreuve, certes. Mais que faire de celui qui vous envahit pour vous imposer son mutisme ?
Nous mourons par manque d'amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c'est l'amour, c'est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l'homme. Nous avons fabriqué la mort.
Le théâtre, c'est précisément l'éphémère, il est dans sa nature de disparaître, comme les événements politiques, comme les vies elles-mêmes.
La seule véritable fin de l'amour est l'évolution spirituelle ou humaine.
Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient.
Il est regrettable pour l'éducation de la jeunesse que les souvenirs sur la guerre soient toujours écrits par des gens que la guerre n'a pas tués.
On perd le droit de parler des autres quand on se met à les connaître intimement.
Le paradoxe de l'amour réside en ce que deux êtres deviennent un et cependant restent deux.
Contrairement à ce que l'on imagine, l'idée de la modernité n'est pas liée au tricotage de la prose. Fond et forme sont inséparables, écrire plat, c'est écrire faux.
Garde-toi, dans la vie, de rien différer : que ta vie soit l'action, encore l'action !
Au vu des hésitations de l'homme entre le bien et le mal, il est à souhaiter qu'il existe des navettes entre le paradis et l'enfer.
Les gens s'aiment de moins en moins et ont de plus en plus honte d'aimer. Je crois que c'est un sentiment qu'il faut réapprendre car c'est peut-être le seul qui tienne debout.
La coquille de l'homme est la femme, car c'est par elle qu'il entre dans le monde, et la coquille de la femme est la femme car elle naît de la femme.
Il faut avoir de la curiosité dans la vie. Dès que vous n'avez plus de curiosité, alors ne faites rien. Prenez votre retraite et restez chez vous.
Ces étoiles, c' étaient des doux yeux qui regardaient dans cette nuit profonde, au milieu du silence absolu de l' espace.
L'amour, c'est le genre de maladies qui n'épargnent ni les intelligents ni les imbéciles.
Cela ne suffit pas de survivre à quelque chose, ce n'est pas une raison de vivre. Il faut s'épanouir.
Le bolchevisme est de frapper à nos portes, nous ne pouvons pas se permettre de laisser entrer.. Nous devons garder l'Amérique entière et en toute sécurité et intacte. Nous devons garder le travailleur loin de la littérature rouge et ruses rouges, il faut voir que son esprit reste en bonne santé.
- C'est la cata ! Comment tu dois être mal. Tu viens de perdre la totale ! Ton père, tout ceux de ton village, ton meilleur ami... - Merci, cool de le confirmer ! Sympa.
Ne jamais inventer, dérober, tromper ou s'enivrer. Mais si tu dois inventer, réinventes l'amour dans les bras de ta dulcinée. Si tu dois dérober, dérobes toi à la vermine. Si tu dois tromper, Trompes la fatalité. Si tu dois t'enivrer, enivres toi de moments d'une intensité à couper le souffle.
Ce qui empêche l'homme d'accéder au bonheur ne relève pas de sa nature, mais des artifices de la civilisation.
La pensée est le labeur de l'intelligence, la rêverie en est la volupté.
L'amitié est un exercice de l'âme que les femmes ne pratiquent pas.
Quand il suffit d'un rien, on n'a pas besoin de grand-chose.
L'homme est une marionnette consciente qui a l'illusion de la liberté.
Penser contre son temps c'est de l'héroïsme. Mais le dire, c'est de la folie.
La plupart des hommes, en politique, comme en tout, concluent des résultats de leurs imprudences à la fermeté de leurs principes.
Il ne faut pas rincer la coupe de l'amitié dans la cuvette des WC.
Tout ce que tu dis parle de toi ; surtout quand tu parles d'un autre.
Un compliment est un cadeau qu'on ne doit pas jeter négligemment, à moins de vouloir blesser celui qui vous l'a donné.
L'un a besoin de l'autre : le capital n'est rien sans le travail, le travail rien sans le capital.
On a tort de courir après un passé enfui.
La démocratie, c'est aussi le droit institutionnel de dire des bêtises.
Le mérite des Allemands, c'est de bien remplir le temps ; le talent des Français, c'est de le faire oublier.
Le temps de la prime jeunesse, un âge rêveur, exalté, durant lequel on poétise la femme, on divinise sa chair inaccessible, on vit dans une attente farouche du miracle amoureux.
C'est un terrible avantage de n'avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser.