Je ne ferais pas de nudité dans les films. Pour moi, personnellement... Jouer avec mes vêtements est une performance ; Jouer sans mes vêtements est un documentaire.
J'ai eu des parents mais je n'ai pas eu de papa et maman. Cependant, j'étais très lié à mes grands-parents, ils m'ont donné l'envie de fonder une famille.
Je suis un mangeur de pomme.
J'ai besoin, malheureusement pour moi, de vivre dans des états passionnels. Avec un homme, je ne peux jamais dire que c'est pour toujours.
J'aime un poulet rôti bien rôti et des oeufs cuits de différentes façons, comme au plat ou brouillés. C'est réconfortant pour moi.
Vous pouvez changer une personne de l'extérieur, mais l'âme reste, elle est toujours là, et surtout si cette personne a été changée contre son gré.
Je ne me suis jamais senti à l'aise avec moi-même, parce que je n'ai jamais fait partie de la majorité. Je me sentais toujours maladroit et timide et à l'extérieur de l'élan de la vie de mes amis.
Je n'ai eu aucune éducation. Je me suis élevé tout seul. Je le regretterai toujours. En face de vrais intellectuels, je me sens encore parfois comme un petit garçon.
Je préfère mourir plutôt que de laisser mes fans me voir sans talons !
Je suis comme ma mère, je change souvent de coupe de cheveux.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Le salut de mon père est mon premier devoir.
Quand je traînerai mon frère du point de non-retour et que je le ramènerai à toi, je veux que tu te souviennes des choses que tu as ressenti quand il n'était pas là.
Un pédé, c'est un gros mot, c'est pour parler d'un homosexuel. Et un homosexuel, c'est un homme qui aime un autre homme. Mais il y a pas de mal à ça. Il faut juste le respecter... Parce que ça reste de l'amour.
Les Viets, ils font pas de surf !
Il n'y a que les hommes de Bien qui peuvent aimer véritablement la liberté. Les autres n'aiment que la débauche.
La théorie de la souveraineté est liée à une forme de pouvoir qui s'exerce sur la terre et les produits de la terre, beaucoup plus que sur les corps et sur ce qu'ils font.
Déjà se fracture l'unanimisme factice né de la secousse morale qu'a subie notre pays le 7 janvier 2015.
La bureaucratie est la mort de l'initiative.
Le dégoût et les soucis naquirent de l'abondance.
Qui est riche a beaucoup de parents.
Les femmes polissent les manières, elles sont les vrais précepteurs du bon goût, les instigatrices de tous les dévouements. L'homme qui les chérit est rarement un barbare.
Les grands coeurs sont comme les ruches trop grandes que le miel ne peut remplir et qui deviennent le nid de vipères.
Le style est comme les ongles : il est plus facile de l'avoir brillant que propre.
Etre juste une heure de temps, vaut mieux qu'adorer Dieu durant soixante années consécutives.
Verser de l'eau dans du cognac, c'est gâcher deux bonnes choses.
J'ai fait six ans de psychanalyse. Cela m'a coûté cher mais je l'ai largement rentabilisé avec mes chansons.
La parole dont la simplicité est à la portée de tout le monde et dont le sens est profond est la meilleure.
Il faut rougir de faire une faute, et non de la réparer.
L'homme âgé sécrète la lucidité comme une vésicule malade trop de bile.
Les professeurs de lettres connaissent de la littérature ce que les prostituées connaissent de l'amour.
C'est une faute pour une femme de ne pas être là quand son mari a besoin d'elle, mais c'est pire d'être là quand il n'en a pas besoin.
En révolution, le premier de tous les principes est de diriger le mal qu'on ne saurait empêcher.
Ce qu'on désapprend des autres, on le réapprend aussitôt par soi-même et l'on n'a plus à se donner de mal pour le retenir : on le possède.
Il y a des gens qui sont nés pour le malheur de quelqu'un.
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
On ne résiste à rien plus difficilement qu'à la tentation de pénétrer dans l'espace intérieur d'un être.
Il faut bien pécher de temps en temps pour mettre en valeur l'immense miséricorde du Père.
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Quelque effort qu'on y mette, il est difficile de résister à soi-même.
Les souvenirs seuls nous font peur de la mort.
Lorsque le coeur devient vieux, on ne sent plus aussi facilement bouleversé par de petites choses.
Il est plaisant qu'on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n'estiment dans les hommes que l'effronterie.
Un milieu élégant est celui où l'opinion de chacun est faite de l'opinion des autres. Est-elle faite du contre-pied de l'opinion des autres ? C'est un milieu littéraire.
Nous parlons de tuer le temps, comme si hélas ! ce n'était pas lui qui nous tuait !
Si on ne sait pas faire de l'amour cet absolu auprès de quoi toute autre histoire disparaît, on ne devrait jamais se hasarder à aimer, même pas si on se mariait dix fois.
Ne faites point de procès à un homme sans sujet, lorsqu'il ne vous a fait aucun tort.
Si tu tiens dix minutes de silence sans être dégoûté, c'est que t'as le béguin ; si tu tiens une heure, c'est que t'es amoureux ; et si tu tiens dix ans, c'est que t'es marié !
Parmi tout ce qu'on peut essayer dans cette vie, rien n'égale ni ne surpasse l'art de mourir.
La vraie vie pour un romancier, c'est d'en fabriquer de fausses.