Je ne veux pas me perdre dans tout. Je veux juste garder la même éthique de travail.
De toute évidence, l'amour est l'amour, entre un homme et une femme, une femme et un homme, une femme et une femme et un homme et un homme.
Notre liberté dépend de la liberté de la presse, et celle-ci ne peut être limitée sans être perdue.
Je ne sais pas quelle est mon étiquette. Je me considère juste comme un simple attaquant. J'aime penser que j'ai une certaine finesse dans mon jeu, mais c'est à l'intérieur de la peinture que les hommes sont faits. Si tu ne peux pas jouer là-bas, tu devrais être à la maison avec ta maman.
Le destin est plein de trous, et la mort doit se trouver dans l'un de ces trous.
Nous sommes à un moment de l'histoire où tout le monde doit faire attention à la politique. Il y a trop en jeu pour que nous soyons apathiques.
J'ai besoin, malheureusement pour moi, de vivre dans des états passionnels. Avec un homme, je ne peux jamais dire que c'est pour toujours.
Les hommes ne supportent pas le mélange explosif de la beauté et de l'intelligence.
Vous pouvez changer une personne de l'extérieur, mais l'âme reste, elle est toujours là, et surtout si cette personne a été changée contre son gré.
Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous pensons à la vie comme un puit inépuisable. Et pourtant, tout se passe un certain nombre de fois. Et un très petit nombre vraiment.
Nous manquons de temps, nous devons avoir une solution planétaire à une crise planétaire.
Baissons la tête et prions en l'honneur des victimes qui sont mortes hier soir à Paris. Et pour les familles de ces victimes. S'il vous plait, une minute de silence.
Pourquoi avoir peur de dire quelque chose de sincère ?
Vous avez avez besoin de gens intelligents pour ce genre de... quête... mission... chose ?
- Je croyais que les archéoloques étaient tout le temps dans les jupes de leur maman ! - De leur momies !
Je ne vois jamais mes films. Je ne lis pas les critiques. Je n'ai guère de repères.
Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués.
Faible serait l'attrait de la connaissance, s'il n'y avait pas tant de pudeur à vaincre pour y parvenir.
Sortant de certaines bouches, la vérité elle-même a mauvaise odeur.
La vie ne va nulle part, la vie est un cauchemar de la matière.
On ne peut être juste tout seul, à l'être tout seul on cesse de l'être.
La sérénité est la cellulite de l'âme.
Journal intime. Relation quotidienne de cette part de l'existence que l'on peut se confier à soi-même sans avoir à en rougir.
Pantalon. Habillement inférieur du mâle adulte civilisé. Le vêtement est tubulaire et dépourvu de charnières aux points de flexion. Il fut inventé, probablement, par un humoriste.
Louanges. Hommage à une personne qui jouit des avantages cumulés du pouvoir et de la richesse, ou de la considération du trépas.
La nuit, toute chose prend sa forme et son vrai aspect. De même qu'on ne distingue que la nuit les étoiles du ciel, on aperçoit alors sur la terre bien des choses qu'on ne voit pas le jour.
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil, mais il y a aussi tout un tas de vieux trucs que nous ignorons.
Dans une discussion, vous avez toujours de votre côté des gens dont vous auriez préféré qu'ils soient de l'autre.
Ne mens pas pour le plaisir de parler.
L'art de peindre n'est que l'art d'exprimer l'invisible par le visible.
Si nous n'avions pas tant de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres.
On ne peut rien dire de Dieu, même qu'il n'existe pas.
Une vraie dame est celle qui ne montre jamais ses dessous de façon non délibérée.
L'amour n'échappe pas à la courbe de toute crise, avec son crescendo nécessaire, son éclatement et son decrescendo.
Il y a deux sortes de généraux : ceux qui écrivent l'histoire et ceux que écrivent la leur.
On ne résiste à rien plus difficilement qu'à la tentation de pénétrer dans l'espace intérieur d'un être.
Rien de plus pathétique que le dérisoire.
Il y a toutes sortes de suicides. Se laisser mourir est sans doute le plus commun de tous. Se laisser vivre revient peut-être au même. Ça dépend du tempérament. Les gens actifs se tuent, les autres sont trop paresseux.
L'histoire est remplie des dépouilles de vérité devenues caduques.
Au frontispice de tous les théâtres, il faudrait écrire : ici n'entre pas l'homme de lettres.
Quels sont les livres qui valent l'arbre de leur papier ?
Si la femme, dit le poète, est l'avenir de l'homme, il arrive parfois, loin des chansons, que l'enfant soit le passé de la femme.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
L'imaginaire porte en lui un mépris de la réalité.
N'est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?
Il est toujours important de lever la tête quand tu marches. La vie, ça ne se passe pas par terre. Tu lèves les yeux et tu aperçois du linge aux balcons et des enfants aux fenêtres, un peu de joie, de la misère quelquefois...
Si on ne sait pas faire de l'amour cet absolu auprès de quoi toute autre histoire disparaît, on ne devrait jamais se hasarder à aimer, même pas si on se mariait dix fois.
Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?
On ne sait pas ce que c'est, la béatitude. Mais il est tout de même réconfortant de penser que le paradis existe et que nous sommes tous faits pour y aller.