Les problèmes font partie de la vie ; si vous ne les partager pas avec la personne qui vous aime, vous ne lui laissez pas assez de chance de vous aimer assez.
Aimer c'est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons.
Comme il n'est pas aisé de cacher le feu, il n'est pas facile de cacher l'amour.
Quand vous lisez dans les journaux "le pays s'est prononcé", comprenez qu'une moitié de la nation a réussi à opprimer l'autre.
Pour réussir les gens abusent aussi bien de leurs qualités que de leurs défauts.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
S'attaquer aux fumeurs est devenu le chic du chic de la rectitude politique. Cela s'appelle de l'opportunisme.
Ce sont toujours les odeurs, les sons, les petits faits sans importance apparente qui sont les plus tenaces et qui, le plus souvent, empêchent les jours de sombrer les uns après les autres dans l'oubli.
Au théâtre, ni le directeur ni les acteurs ne comprennent la ridicule manie des auteurs de tenir à leur texte.
Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu'ils trimbalent. Ils n'admirent pas : ils confrontent.
L'art, avant d'être un instrument de volupté, est une affirmation des droits de l'homme.
L'occasion. Notre seul pouvoir est de la saisir.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
On avait souhaité qu'un sang impur abreuve nos sillons sans savoir qu'un jour un déluge de sons impurs abreuverait nos microsillons.
Le temps est responsable de tout !
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
Les Allemands, dit-on, sont le premier peuple du monde au point de vue du sens artistique et de l'esprit scientifique. Certes ! Seulement il n'y a que très peu d'Allemands.
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Que Dieu existe ou non, quelle importance puisque j'ai besoin de lui pour vivre !
Si vous faites attention, non à ce que vous pensez mais à la forme de votre pensée, vous vous apercevez que vous faites rarement des phrases complètes. Il y a des morceaux de rêves, un fantasme, un souvenir, des chansons. On a des scies dans la tête.
La loi de l'évolution est la plus importante de toutes les lois du monde parce qu'elle a présidé à notre naissance, qu'elle a régi notre passé, et dans une large mesure, elle contrôle notre avenir.
L'artiste ne saura jamais assez combien de richesses gisent dans les terrains abandonnés de son enfance, et combien la reconquête de ces zones d'ombre restera toujours la clef de ses multiples problèmes.
Uniformisation de l'information ? Bien sûr, et même utilisation de cette uniformisation comme arme stratégique.
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
L'essentiel n'est pas de "parler haut" mais de parler juste.
Ce qui est immodéré est de courte durée.
Eviter par dessous tout la platitude, les combinaisons de mots que l'on a déjà vues des milliers de fois.
Le monde semble reposer sur la résignation de milliards d'inconnus.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
La gaieté est la caractéristique la plus remarquable de l'Union soviétique.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une erreur stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
Jeunesse, beauté, force : les critères de l'amour physique sont exactement les mêmes que ceux du nazisme.
Il y a des moments où il faut se précipiter à la poursuite de l'espérance.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
Il n'y a pas de mission nègre ; il n'y a pas de fardeau blanc.
Si vous voulez quelque chose de nouveau, vous devez arrêter de faire du vieux.
Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais par manque d'émerveillement.
La lâcheté, la honte, la paresseNe risquent pas la chute, elles ne le peuvent !Mais les bons, c'est leur destin que de tomber.
Le pire dans la vieillesse, ce n'est pas la diminution physique, c'est le dégoût de l'humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
Pourquoi personne n'imprime dans les journauxQue la vie est bonne ! Je te salue, Marie :Que c'est bon de pisser sur des accords de pianoQue c'est divin de baiser dans les roseaux affolésPar le vent.
De quoi vit l'homme ? De sans cesse Torturer, dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme. L'homme ne vit que d'oublier sans cesse. Qu'en fin de compte il est un homme. Choeur : Messieurs, vous ne pouvez pas l'empêcher, L'homme ne vit que de méfaits et de péchés !
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
La blessure du verbe est pire que la blessure de l'épée.
Je refuse de permettre à des différences créées par l'homme de me séparer de tout autre être humain.
Il est bon d'aimer la musique, quoiqu'elle ait souvent le don magique de changer le mal en bien et de provoquer le bien au mal.
Celui qui fut nourri dans les bois ne parle que de forêts.
Enfourcher le cheval palestinien est une chose, mais enfourcher le destroyer de l'Islam en est une autre !
il n'est pas difficile de nourrir des pensées admirables lorsque les étoiles sont présentes.
Tout ce que vous avez à la fin est de regarder en arrière et d'aimer les choix que vous avez faits.
On a depuis longtemps reconnu qu'un élément essentiel de la protection des droits de l'homme était une connaissance répandue parmi la population de leurs droits et de la manière dont ils pouvaient être défendus.