Avant de la quitter, il faut user la vie. Le moment d'être sage est voisin du tombeau.
Il est impossible de porter à travers la foule le flambeau de la vérité sans roussir ici et là une barbe ou une perruque.
A chaque jour suffit sa peine, à condition que la paye tombe bien en fin de mois.
Entre les personnes, parfois, l'intimité est lente à venir ; elle est la récompense de longues fréquentations et d'essais répétés.
Il fait triste et froid quand on demande aux êtres de vous être un soutien.
Rien ne met mieux en évidence la pudeur masculine que de jolies jambes féminines : dès qu'un homme en aperçoit, il baisse les yeux.
Il suffit de ne pas comprendre pour toujours moraliser.
Dans les moments de grande tension, l'esprit se fixe sur un détail sans importance dont on se souvient parfaitement bien longtemps après, comme si l'anxiété nous l'avait à jamais gravé dans le cerveau.
La peur n'est pas le pire. L'atroce, c'est la honte de se regarder succomber à la peur.
Le travail est un des domaines où seule la réussite compte, d'où l'obligation de plaire à ceux qui donnent de l'ouvrage.
Il suffit d'un moment de silence pour que le premier visage venu assure que la vie n'est pas une illusion, qu'il y a une vérité de la vie.
Le bien-être ne sert qu'à désirer plus ; et dans cette idée il n'y a pas de limite.
On a toujours tort de désespérer de la nature humaine.
Il est regrettable pour l'éducation de la jeunesse que les souvenirs sur la guerre soient toujours écrits par des gens que la guerre n'a pas tués.
En quoi puis-je croire ? Ai-je raison de vivre ? Ma vie a-t-elle le moindre sens, la plus petite signification ? Suis-je un rouage indispensable de l'univers ?
Notre démocratie est parfaitement bancale. Elle n'avance que sur une seule jambe. Elle écarte de sa représentation plus de la moitié des citoyens.
Contre les larmes d'une femme, il n'y a rien d'autre à faire que de s'habituer.
Quand l'amour est mort, on ne voit plus rien. On maudit le sort qui nous fait survivre, on a peur de vivre.
Etrangement, se mêle une notion de douleur à l'amour que l'on porte à certain livre.
Le raisonnement de l'humanité tient tout entier dans cette bassesse : "Si je ne te crains pas, je me fous de toi."
A notre époque moderne, on reconnait les gens faibles, lorsqu'ils écrivent tout ce qu'ils sont sur leur carte de visite.
Le monde est une pièce de théâtre ; il faut apprendre à jouer son rôle.
Une goutte de poix peut gâter tout un tonnelet de miel.
Dans toutes les armées, c'est l'unité de volonté et de pensée qui assure la victoire sur les ennemis.
La vraie valeur d'un produit ne réside pas dans ce qu'il est, mais bien dans ce qu'il apporte. Ce qui compte, ce n'est pas le prix de l'ampoule, c'est celui de la lumière.
Je refuse de désespérer parce que désespérer, c'est refuser la vie. Il faut garder la foi.
Car le coeur à vingt ans se pose ou l'oeil se pose,Le premier cotillon venu vous en impose,La plus humble bergère est un morceau de roi.Ça manquait de marquise, on connut la soubrette,Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,Au printemps Cupidon fait flèche de tous bois...
Le premier devoir du gouvernement est de protéger les gens, pas de diriger leurs vies.
L'égoïsme de la société a tué l'empathie et les mobilisations solidaires.
J'ai 50 ans, et alors ! La moitié de la vie, ce n'est pas la fin de la vie.
Je t'envoie toutes les perles du ciel pour éclairer ton coeur, toutes les fleurs de la terre pour colorer ta vie et toutes les chansons du monde pour te dire je t'aime.
Dégage ton bout de bidoche crevé de ma tronche, Frankenstein.
Le plus gros abandon de souveraineté, c'est celui de la souveraineté monétaire.
C'est complètement démotivant de faire un album quand on sait que personne ne va l'entendre.
La différence entre un célibataire et un père de famille nombreuse, c'est que celui-ci range dans son portefeuille les photos de ses enfants à l'endroit où l'autre place son argent.
C'est un grand défaut que de se croire plus que l'on n'est et de s'estimer moins que l'on ne vaut.
Le plaisir n'est que le bonheur d'un point du corps. Le vrai bonheur, le seul bonheur, tout le bonheur est dans le bien-être de toute l'âme.
L'esprit n'est jamais né. L'esprit ne cessera jamais. Et il n'y eut pas de temps où il n'était pas. Fin et commencement sont des rêves.
L'égoïste est celui qui n'emploie pas toutes les minutes de sa vie à assurer le bonheur de tous les autres égoïstes.
L'habit donne de l'autorité à l'homme, l'argent donne de l'audace.
Le commerce est l'art d'abuser du besoin ou du désir que quelqu'un a de quelque chose.
En France on parle quelquefois de l'agriculture, mais on n'y pense jamais.
On en met du temps à se rendre compte de la nécessité où l'on est tous d'être perpétuellement amoureux !
Plus on est content, plus on est gourmand de félicité.
La diligente abeille n'a pas de temps pour la tristesse.
La façon de remercier dépend de ce que l'on reçoit.
Les imbéciles sont travaillés par l'idée de rédemption.
La nature humaine possède la force de la joie : le sourire.
Si tu te sers de la liberté en échange d'autre chose, comme l'oiseau, elle s'envolera.
Le lit, c'est l'endroit où on fait l'amour, pas le lieu de la maladie et de la mort.