Lorsque vous êtes éveillé Les choses auxquelles vous songez Viennent de celles que vous avez rêvées.
L'important, c'est de passer d'un bord à l'autre d'un coup sec, sans s'en rendre compte.
L'énoncé d'un fait serait : celle que j'aime n'est pas avec moi, alors je me sens seul... Un seul être vous manque et tout est dépeuplé est l'art de dire immensément.
Le voeu d'obéissance peut devenir le martyre de la volonté, comme la chasteté peut être le martyre du coeur et des sens.
Pourquoi faut-il qu'on oublie ses rêves ? Le temps vient où on aurait le temps de les réaliser, on les a oubliés.
Le vrai danger de la connaissance est de rendre l'esprit plus grand que sa cage...
Le théâtre permet de provoquer les gens intellectuellement.
On a tant besoin que l'on ait besoin de nous.
La flatterie n'émane jamais des grandes âmes, elle est l'apanage des petits esprits qui réussissent à se rapetisser encore pour mieux entrer dans la sphère vitale de la personne autour de laquelle ils gravitent.
Illusions : affecter d'en avoir eu beaucoup. Se plaindre de ce qu'on les a perdues.
Rien de plus facile que d'obtenir d'autrui obéissance et fidélité : il suffit de lui trouver du génie.
Maintenant, quand on rentre dans une chambre d'enfants, c'est plus une chambre d'enfants, c'est un magasin de jouets.
Ce n'est pas tout d'être aimé, il faut être apprécié, et on ne peut l'être que par ce qui nous ressemble. De là vient que l'amour n'existe pas, ou du moins ne dure pas, entre des êtres dont l'un est trop inférieur à l'autre.
Si l'on va au fond des choses, on se rend compte que le monde n'a jamais été plus ou moins brutal qu'il ne l'est aujourd'hui ; tout cela dépend du regard que tu portes et de la vie que tu as choisi de vivre.
Arrêter de fumer brusquement peut provoquer des troubles de la perception. Aux Etats-Unis ils ont voté Bush.
Je conjugue trois fois le verbe "travailler" et je ressens déjà le besoin de me reposer.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire. Mais cela devient une malédiction quand cela n'a d'autre utilité que de nous éviter de penser au sens de notre vie.
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
Nous n'avons pas le droit de croire que la liberté peut être conquise sans lutte.
Le secret de la jeunesse éternelle, c'est d'être vieux tout de suite.
C'est toujours triste de regarder d'un oeil nouveau des choses sur lesquelles vous avez vous-même épuisé vos propres capacités de jugement.
Nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et rien d'autre.
Le secret du bonheur est d'avoir de faibles attentes.
La vraie vie est vécue lorsque de petits changements se produisent.
Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
La vraie liberté consiste à comprendre que nous avons le choix de qui et de quoi nous permettons d'avoir du pouvoir sur nous.
Sous-jacent à la plupart des arguments contre le marché libre, il y a un manque de croyance en la liberté elle-même.
Qui fait l'éloge de la mariée ? - Sa tante ou sa mère.
Seuls ceux qui espionnent nuits et jours vos emails iront à l'encontre de votre trajectoire, vos annonces seront votre propre piège, vos correspondants n'auront aucune estime à votre égard, etc.
Peu importe comment je meurs, je veux que l'on dise que je me suis noyée au clair de lune, étranglée par mon propre soutien-gorge.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire.
La montagne s'est transformée en stade, elle n'est plus le temple de la nature. L'exploit a pris un autre sens.
Les femmes froides sont pareilles aux buveurs d'eau qui acceptent un verre de vin et trinquent par politesse.
Si Dieu n'est pas marié, pourquoi parle-t-on de sa grande Clémence ?
La paresse ne peut se passer de travail ; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer.
Celui qui ajourne le moment de bien vivre, attend comme les paysans que la rivière ait fini de couler.
L'homme, quoiqu'on en dise, est le maître de son destin. De ce qu'on lui a donné, il peut toujours faire quelque chose.
On ne s'arrache pas de l'enfance, qu'elle ait été heureuse ou malheureuse ; les origines frappent le subconscient comme on le dit d'une médaille.
Ce qu'on dit de soi est toujours poésie.
Il n'est pas d'oeuvre humaine qui ne contienne en germe, dans son sein, le principe de sa dissolution.
J'ai vécu d'aimer, j'ai donc vécu de larmes.
Qui livre un plus rude combat que celui qui s'efforce de se vaincre soi-même ?
L'esprit n'use de sa faculté créatrice que quand l'expérience lui en impose la nécessité.
Lorsque la volonté se tait, l'instinct parle ; en l'absence de l'âme, le corps va son chemin.
Que sait-on d'un tas de merde tant qu'on n'a pas glissé dessus ?
A force de jurer, on engendre quelque doute à la vérité.
Pour connaître la valeur d'une minute, interroge l'homme pressé qui vient de rater son autobus. Pour connaître la valeur d'un millième de seconde, interroge le médaillé d'argent d'une finale olympique.
L'histoire est, dit-on, le bréviaire des rois ; à la manière dont les rois gouvernent, on voit bien que leur bréviaire ne vaut rien ; l'histoire, en effet sous son rapport scientifique, n'est pas encore sortie des langes de l'enfance.
Il n'y a pas de courage triste.
Les lois sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses.