La télévision devient l'arbitre de l'accès à l'existence sociale et politique.
Telle était la fatigue de son long voyage qu'il s'endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n'y a plus place même pour le rêve.
L'amour maternel n'a rien de naturel.
Est-ce qu'on retient ses glaires, lorsqu'on a envie de cracher ? L'hygiène publique a inventé les crachoirs comme Dieu a inventé les femmes. La pureté n'exige pas la rétention, mais l'exutoire.
Sa claque de rouler en Ami 6 avec sur les arêtes des costards du Bon Marché !
L'humain est l'animal le plus con de la planète : t'as beau lui expliquer les choses, il ne réagit pas. Il attend la catastrophe, tout sourire sur son trône. Et nous, quand on proteste, on se fait casser la gueule...
Les individus au pouvoir ont énormément investi dans la surveillance parce qu'ils ont eu peur qu'Internet menace leur mode de gouvernement.
Ne vous imaginez pas arriver à améliorer quelqu'un en soulignant sans arrêt ses imperfections, en le traitant d'incapable, de menteur, de malhonnête, car à ce moment-là, il ne fait plus d'efforts. Puisque vous vous êtes déjà formé sur lui une opinion définitive, pourquoi ferait-il des efforts ?
L'artiste doit s'incliner devant le monstre de sa propre imagination.
La religion et la morale sont les piliers essentiels de la société civile.
Aucune forme de violence ne peut jamais être excusée dans une société qui veut se dire décente.
C'est quand on se pose la question de ses propres limites qu'on n'arrive pas à les dépasser.
Nous naissons tous en nous sentant parfaits jusqu'à ce que quelqu'un nous dise que nous ne le sommes pas. Il n'y a donc rien que je puisse enseigner à ma fille. Elle a déjà tout. La seule chose que je peux faire est de protéger ce qu'elle ressent déjà.
Parce que je suis un Anglais, j'ai passé la majeure partie de ma vie dans un état d'embarras.
Tu as vu ça, maintenant le prix du paquet de Gitanes ! Ça fait cher le cancer !
Les objectifs réalisables sont la première étape vers l'amélioration de soi.
La télé est gérée aujourd'hui comme une fabrique de nourriture pour animaux.
La pression, c'est travailler à la mine. La pression, c'est être au chômage. La pression, c'est d'essayer d'éviter la relégation pour 50 shillings par semaine. Cela n'a rien à voir avec la Coupe d'Europe ou la finale de la Cup. Ça, c'est la récompense.
- Tout le monde m'aime ici. Et j'aime tout l'monde. Je veux avoir la sagesse d'aimer tout le monde. Et je suis très heureux ! - Alors vous y croyez à l'amour ? - Totalement ! Je crois qu'il y a une histoire d'amour pour chaque êtres humains de la planète.
Quand elle entendait dire que les romans étaient de dangereux objets entre les mains d'une jeune fille, elle ne protestait plus. Puissants et dangereux, oui, car ils vous versaient dans la tête une liberté de penser qui vous décalait, vous poussait hors du cadre.
J'ai surtout été un voyageur immobile, ce qui a permis à mon imagination de se développer.
Les hommes ne se donnent licence que pour le mal. C'est la seule passion à laquelle ils ne mettent point de limites.
Roland-Garros épouse, à travers ses transformations depuis sa création, en particulier celles du dernier quart de siècle, les évolutions de l'ensemble de la société.
Le théâtre est une destination inconnue, mais suffisamment connue pour produire une inquiétude indicible, mais moins effrayante qu'elle ne devrait l'être grâce à la certitude de n'y arriver jamais.
La notion d'autorité, la conception de l'éducation évoluent avec celle d'une paternité qui se veut plus active au foyer, plus présente.
Peut-être sera-t-il possible de réaliser ce rêve ultime : réunir l'humanité entière en une seule communauté. Cependant, avant cela, la science n'aura-t-elle pas définitivement échappé au contrôle de l'homme ?
L'homme ne peut avoir de noblesse et de dignité que dans la mesure où il exerce sa volonté à taire ce qu'il sait.
Tout homme est rare et inimitable par ce que la vie a fait de lui ou lui d'elle ; sait-on comment tout cela se juxtapose, se mêle et se pénètre ?
Nous vivons une époque où les gens dont on dit qu'ils sortent de l'ordinaire sont généralement des gens qui ont plutôt l'air d'y entrer.
Les personnes qu'on a le plus de mal à convaincre que l'heure est venue pour elles de se retirer, sont les enfants au moment d'aller au lit.
Les peuples heureux n'ayant point d'histoire, les peuples prospères n'ont pas de géographie.
Le poème n'est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
Ne cherchons pas hors de nous notre mal, il est chez nous, il est planté en nos entrailles.
Si l'on connaît le point faible de quelqu'un on peut le mener où l'on veut.
L'horreur d'un accident qu'on découvre sur sa route provient de ce qu'il est de la vitesse immobile, un cri changé en silence (et non pas du silence après un cri).
La guerre, l'art de tuer en grand et de faire avec gloire ce qui, fait en petit, conduit à la potence.
Ce qui fait le succès de quantités d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Dieu nous a donné la mémoire pour qu'elle puisse se souvenir de lui, l'intelligence pour qu'elle puisse le connaître, la volonté pour qu'elle puisse le choisir, l'aimer et jouir de lui.
Dans le théâtre, il y a beaucoup de filles qui deviennent mères, mais il y a encore plus de mères qui deviennent des filles.
C'est une des marques de notre époque qu'il n'y ait plus que les coquins qui aient de la volonté.
Il n'y a pas de répression de l'espoir ; à moins de l'étouffer soi-même.
Tout motif est doublé de mobiles.
Etre un homme, c'est diminuer sa part de comédie.
L'oraison mène à tout, à condition de pouvoir en sortir indemne.
Faculté merveilleuse de la vieillesse que de se fermer l'esprit à tout souvenir désagréable.
Peut-être sommes nous toutefois les gardiens de la vérité de la vie.
Pauvres de jouissances, ils veulent être riches d'illusions.
Et puis, ne nous lassons pas de le répéter : directeurs, acteurs, auteurs, c'est un monde d'aimables fous.
Il est rare et difficile de ne penser à rien.
Après les guerres un mystère veut qu'il naisse plus de garçons que de filles, excepté chez les Amazones...