Le drame du cocu, c'est le drame de l'homme : la connaissance.
Les cannibales n'ont pas de cimetière.
Quand on rit, c'est toujours de soi. Seulement on ne s'en aperçoit qu'après.
Ce que je puis dire, c'est ceci : Je ne connais aucun livre qui fasse plus penser, qui jette sur l'homme et la société des aperçus plus neufs et plus féconds, qui produise au même degré le sentiment de l'évidence.
Les choses ont toujours tourné autrement que "techniciens" et compétences ne l'avaient prévu. de sorte que je ne crois plus ni aux experts, ni aux techniciens, ni aux compétences et que je les considère en bloc comme une collection de hâbleurs et de flibustiers.
Malgré les apparences, le génie de la civilisation moderne est un génie simplificateur.
Vos arrières-pensées sont les sous-vêtements de votre conscience et c'étaient eux qui étaient sales.
Je fais une énorme différence entre la popularité et la célébrité. Pourquoi je n'aime pas la popularité ? Parce que ce n'est pas un critère de qualité.
Petits et grands, maigres et gros, tous le louaient hautement, tous chantaient les louanges de sa chevalerie. Il n'y avait chevalier qui ne dise: «Dieu, quel vassal, il n'en existe pas de semblables sous le ciel».
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
Nous avions un monde en commun dont nous percevions des aspects différents. Nous étions riches de ces différences.
Il n'y a pas de folie sans motif et chaque geste que les gens ordinaires et sobres considèrent comme fou implique le mystère d'une souffrance sans précédent qui n'a pas été saisie par les hommes
L'histoire humaine est une succession de changements.
Chaque mot contient suffisamment de lettres pour un nouveau monde.
Ce qu'il y a de merveilleux dans l'éducation, c'est que tout le monde la veut. Comme la grippe, vous pouvez la donner sans en perdre vous-même.
Je ne suis pas dans mon élément en bikini devant des inconnus. Je ne me lève jamais en bikini, même à la piscine. Je me sens comme une personne normale quand il s'agit de choses comme ça. Je suis comme n'importe quelle autre fille qui ne veut pas montrer ses fesses.
Il y a quelque chose de magnifique dans l'innocence; mais ce qui est mauvais à son tour, c'est qu'il ne peut pas très bien se protéger et se laisse facilement séduire.
Ma mère était une thérapeute clinicienne libre d'esprit, et j'avais le père le plus travailleur, un directeur d'éclairage de télévision de métier. Ma mère m'a élevé au rang de citoyen du monde, les yeux ouverts aux réalités parfois dures.
D'une certaine manière, je pense que les rôles que j'ai eu ne m'ont pas donné l'occasion de montrer que j'ai un sens de l'humour.
Ce n'est pas que je n'aime pas les culottes. Je choisis juste de ne pas en porter certains jours !
Tout cela m'a permis de comprendre que lorsqu'on veut quelque chose, il ne faut pas hésiter à le demander. Qu'est-ce qu'on risque ? Un refus mais c'est tout.
Le bilan de ce quinquennat n'est pas défendable.
C'est exact que les culturistes se regardent dans une glace lorsqu'ils s'entraînent. Le miroir est un outil, tout comme pour les danseurs classiques. Vous êtes votre propre entraîneur. Lorsque vous faites des haltères en boucle, vous avez besoin de voir si un bras est à la traîne par rapport à l'autre.
Vous n'êtes pas rasés de près, messieurs. Vous n'auriez pas besoin d'un bon figaro?
Le Festival, c'est les JO du cinéma, ce qui se fait de mieux dans le monde.
Dissimuler est le principal moyen de gouverner.
Compromis. Sorte d'ajustement d'intérêts divergents qui consiste à donner à chaque adversaire la satisfaction de penser qu'il a eu ce qu'il ne devait pas obtenir, et qu'il est privé de rien, sinon de ce qui lui était véritablement dû.
On a de la fortune sans bonheur, comme on a des femmes sans amour.
Ne vous préoccupez pas de ce que vous avez échoué, mais de ce qui est encore possible d'accomplir.
Le sentiment du sentiment est déjà sensation - sensation de la sensation - et ainsi de suite.
Aujourd'hui, c'est aujourd'hui. Mais il y a beaucoup de lendemains.
On n'est digne de posséder les choses que si l'on est capable de les perdre.
Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d'or.
Les clous, les sociétés, les sentiments peuvent se rouiller à la longue. Pas ma mère. Elle était un arbre, cerclé dans une cour de prison, mais que le moindre souffle de printemps pouvait faire bourgeonner et fleurir avec luxuriance.
Délivre-toi de toute vanité, en revanche cultive l'orgueil, c'est une question d'honneur. Tu auras à te méfier des très riches qui dépensent beaucoup d'argent pour garder les apparences de la pauvreté.
Il est plus facile de réformer autrui que soi-même.
L'unique moyen d'être libre, comme un homme sans vocation en a le droit, était de commettre un crime, de façon que les autres ne le reconnaissent plus comme un des leurs et n'exigent rien de lui.
Quand je vis l'air clair et pur, de joie je fus tout assuré. Et je vis amassés sur le pin des milliers d'oiseaux. Le croit qui veut : il n'y avait branche ni feuille qui n'en fût couverte. C'était bien l'arbre le plus beau !
Il me semble en effet qu'une des causes principales de l'erreur en sociologie réside dans un rapport incontrôlé à l'objet. Ou plus exactement dans l'ignorance de tout ce que la vision de l'objet doit au point de vue, c'est-à-dire à la position occupée dans l'espace social et dans le champ scientifique.
Le mariage ne représente pas un fardeau aussi lourd chez les Chinois. Quand on aime pas son mari, on lui cherche une concubine et on garde sa place dans la famille. Mais être la femme d'un homme pour lequel on a de l'aversion, c'est trop dégoutant.
Je crois que notre société industrielle souffre d'un malaise fondamental, qui est d'ordre moral et politique et se résume à ceci que l'individu n'a de pouvoir que dans le rôle irresponsable du consommateur.
Je vous présente Ma poésie : c'est une île qui vole de livre en livre à la recherche de sa page natale, puis s'arrête chez moi, les deux ailes blessées, pour ses repas de chair et de paroles froides.
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.
Sortir, de nos jours, c'est le suicide assuré. Mais rester chez soi, monsieur Tyler, qu'est-ce que c'est ? S'éteindre à petit feu.
Oui, à entendre, oui, à faire mienneCette source, le cri de joie, qui bouillonnanteSurgit d'entre les pierres de la vieTôt, et si fort, puis faiblit et s'aveugle.
Trop souvent, un savant n'est devenu savant que pour se venger de ses imperfections physiques.
Les lèvres, le média de communication des microbes.
Les gens qui essaient de se suicider - n'essayez pas de les sauver !... La Chine est une nation si peuplée, ce n'est pas comme si nous ne pouvions pas nous passer de quelques personnes.
L'Occident a besoin de quelqu'un pour dire à l'homme qui se promène avec le plus gros bâton du monde, que ce bâton ne peut pas faire tomber la maison de dieu.
L'extrémisme politique, quel qu'il soit, est une pathologie de l'esprit de révolte.