Logique. Art de penser et de raisonner en strict accord avec les limitations et les incapacités de l'humaine incompréhension.
Quelqu'un disait que la providence était le nom de baptême du hasard ; quelque dévot dira que le hasard est un sobriquet de la providence.
L'idéal change, la nature demeure ; et le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun.
Les malheurs particuliers font le bien général ; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers et plus tout est bien.
Les explications mystiques sont considérées comme profondes ; en réalité il s'en faut de beaucoup qu'elles soient même superficielles.
Les Français sont si fiers de leurs vins qu'ils ont donné à certaines de leurs villes le nom d'un grand cru.
Le flatteur est comme l'eau de Cologne, fait pour être senti et non avalé.
Divorcer, c'est comme être renversé par un camion. Si on en réchappe, on regarde bien à gauche et à droite avant de s'engager de nouveau.
Le premier venu, pourvu qu'il sache amuser, a le droit de parler de lui-même.
Le coeur grossier de la prospérité ne peut comprendre les sentiments délicats de l'infortune.
L'oubli de ses propres fautes est la plus sûre des absolutions.
Ne mens pas pour le plaisir de parler.
Il faut rougir de faire une faute, et non de la réparer.
Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes.
La pudeur est la ruine de la courtisane.
La débauche est une illusion de ceux qui n'en ont plus.
L'occasion. Notre seul pouvoir est de la saisir.
S'il y a une seule oasis demeurée ici-bas, c'est bien le couvent, hors du monde, marchant à son rythme propre, et que l'agitation de vivre ne heurte pas continuellement.
Avec de l'argent, on plie bien des consciences.
Il n'y a de communautaire que l'illusion d'être ensemble.
Quel plus bel exemple de l'incommunicabilité moderne que le spectacle des automobilistes dans leurs véhicules : ceux qui roulent deux par deux ne disent pas un mot et ceux qui n'ont pas de passager parlent tout seuls...
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
Les ruptures ont ça de bon qu'on redevient soi-même.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
On dit beaucoup qu'en politique, il ne faut pas faire de querelles de personnes. Mais alors, quoi d'autre ?
La vie, ce concept mystérieux, est ramenée à la présence d'ADN. Il n'y a plus de frontière entre matière animée et inanimée. Tout n'est qu'une question de degré de complexité.
Le problème avec les cours de danse c'est qu'il faut y aller aux heures de pointe.
La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
En start-up, on apprend à gérer de manière très créative et économe...
Le doute gronde comme une avalanche ou un feu de paille.
Une chose est certaine : ceux qui abandonnent sont certains de perdre. Alors battons-nous ensemble. Et vainquons !
Le développement intellectuel et moral des individus ne marche pas aussi vite que le développement de leur existence matérielle.
Etourdissons-nous avec le bruit de la plume et buvons de l'encre. Cela grise mieux que le vin.
Pour vivre vraiment, il faut s'éloigner de la vie.
Dans ce prétendu pays, l'électricité connaît de nombreuses coupures et, malgré les groupes électrogènes présents dans le bâtiment, Jiang ne tient pas à se retrouver coincé entre deux étages.
Chacun va bientôt devoir retrouver l'itinéraire de ses songes et tracer sur la terre et dans le ciel le chemin inconnu qui correspond à son image intérieure.
Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place.
Mon amour, il y aura toujours une partie de mes lettres que tu liras vraiment avec ta peau. Pardonne-moi de t'écrire avec autant de naturel.
L'opium du peuple dans le monde actuel n'est peut-être pas tant la religion que l'ennemi accepté... Un tel monde est à la merci, il faut le savoir, de ceux qui fournissent un semblant d'issue à l'ennui. La vie humaine aspire aux passions et retrouve ses exigences.
Mais aujourd'hui encore je pardonne difficilement, aux intellectuels surtout, la complaisance, sinon la complicité devant l'erreur. Ils ont le droit de se tromper, pas de tromper les autres, même par prudence ou tactique, par solidarité ou par discipline. Par discipline ! Un intellectuel discipliné est-il un intellectuel ?
À force de combiner, d'inventer des mensonges, on a le visage qui se déforme. Ceux qui combinent ont tôt ou tard la gueule de traviole.
Il n'y a rien de plus confinant que les prisons de nos propres perceptions.
Des vacances ne sont pas des vacances sans beaucoup de liberté et de plaisir.
De la provocation je crois qu'on en a besoin pour sortir un peu de la masse.
Bien fou est celui qui se laisse séparer de son argent.
Il est plus facile de perdre la foi que de la retrouver.
Je suis venu en Amérique à cause de la très grande liberté dont j'ai entendu parler dans ce pays. J'ai fait une erreur en choisissant l'Amérique comme terre de liberté, une erreur que je ne peux réparer à la fin de ma vie.
Je suis une grande partisane de vous accepter comme vous êtes et de ne pas vous en inquiéter.
Elle ne me ménage pas. Elle n'a rien de mieux à faire (de porter plainte, ndlr). Je la dérange, mais pour faire des choses dans la vie il faut avoir de la force. Je ne sais pas si elle a cette force-là.
L'une ou l'autre [analyse ou synthèse] peut être directe ou indirecte. La procédure directe est lorsque le point de départ est connu - synthèse directe dans les éléments de la géométrie. En combinant au hasard des vérités simples les unes [...] ► Lire la suite