Périodiquement je me perds de vue, comme une personne qu'on n'a pas rencontrée depuis longtemps.
Leur goût du travail, c'est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
Les uns font semblant de se ruiner ; c'est pour émouvoir la compassion des gens simples. Les autres font semblant de s'enrichir ; c'est pour surexciter les instincts d'envie et de cupidité des masses.
Nous n'avons pas tant à nous servir des services que nous rendent nos amis, que de l'assurance que nous avons de ces services.
L'avenir est une tradition. Combien de temps se maintiendra-t-elle ?
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
Ces grands airs arrogants ! - Un hobereau qui... qui... n'a même pas de gants ! - Et qui sort sans rubans, sans bouffettes, sans ganses !
Voici comme rien ne change, les pauvres enfants ne changent pas. Peut-être par pudeur, nous, on change par crainte de les choquer, par respect de cet enfant qui devient jeune fille et on se trompe, elles ont autant besoin de [...] ► Lire la suite
Au moment où vous arrêterez de vous inquiéter de ce qui va se passer, vous commencerez à profiter de ce qui se passe.
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
On ne donne pas un coup sur la tête de celui qui a votre doigt dans sa bouche.
Ce n'est qu'aux courageux et vaillants que sont attribués l'honneur et le pouvoir de construire leur propre bonheur.
Tout le devoir de l'homme se résume dans l'obéissance à la volonté de Dieu.
Dans trois ans, tous les produits fabriqués par mon entreprise seront obsolètes. La seule question est de savoir si nous allons les rendre obsolètes ou si quelqu'un d'autre le fera.
Plus une chose est parfaite, plus elle est susceptible de bons et de mauvais traitements.
Moi je n'ai pas d'idée, j'ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d'idée. Ça cache un vide absolu, je suis sous vide.
Je ne pense pas du tout en termes de résultats. Je pense : avec quelle prochaine folie puis-je choquer le monde ?
L'amitié qui naît de l'amour vaut encore mieux que l'amour même.
L'amour des livres est le meilleur de tous.
Répondre à des questions sur ma vie m'ennuie, parler de mon métier m'emballe.
Être romantique, c'est avoir le flair de l'action qui traduira les sentiments.
J'ai composé de la musique toute ma vie et si j'avais été assez intelligent à l'école, je serais allé au collège de musique.
L'esprit de la pièce (...), c'est que rien n'est plus grotesque que le tragique.
Le jour de mon jugement, quand je me présenterai devant Dieu, et qu'il me demandera pourquoi, comment j'ai pu tuer un des miracles qu'il a créé... qu'est ce que je pourrais lui dire ? que c'était mon travail ? Tu parles d'un travail !
Les cinq plus gros marchands d'armes au monde sont les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et la Grande-Bretagne... Les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU...
L'argent et la télé sont deux fléaux de la société actuelle. Il n'y a plus de dialogue.
La drogue est le nomadisme de l'exclu.
Faut-il dire que les enfants délivrent la femme de l'homme ? La vérité est qu'elle passe d'un joug à un autre joug.
Vivre, c'est agir ; agir c'est produire ; produire, c'est tirer de soi quelque chose d'égal à soi.
Le problème, c'est que si l'on ne prend pas de risque, on risque encore davantage.
Toute forme d'art est une tentative pour rationaliser un conflit d'émotions dans l'esprit de l'artiste.
Les bonnes actions accomplies dans la jeunesse sont les vivres de la vieillesse.
Faire demi-tour, c'est une mauvaise manière de poursuivre un voyage.
Celui qui n'aime nul être ignore la joie de vivre.
Il est indigne des grands coeurs de répandre le trouble qu'ils ressentent.
Il est encore plus facile de juger de l'esprit d'un homme par ses questions que par ses réponses.
En toutes choses, le plus sage est de tenir un juste milieu.
Les choses gratuites sont celles qui coûtent le plus. Comment cela ? Elles coûtent l'effort de comprendre qu'elles sont gratuites.
Laideur : infirmité qui fait le désespoir d'une femme et la joie de toutes les autres.
La philosophie nous met au-dessus des grandeurs, mais rien ne nous met au-dessus de l'ennui.
Le plaisir des grands est de pouvoir faire des heureux.
Le seul véritable service qu'on peut rendre à quelqu'un, c'est de l'envier : l'opportunité lui est ainsi offerte de ressembler, un jour ou l'autre, à l'image avantageuse qu'on se fait de lui.
L'art de détacher de soi un être est infiniment plus difficile que l'art de se faire aimer.
Le style n'est que le mouvement de l'âme.
Amitié : Contrat de construction que l'on signe avec des rires et rompt avec des larmes.
A quoi serviraient les expériences sans la perspective de les répéter ? La vie, au fond, est un nombre infini de variations sur un même thème.
La vie : un homme a de la chance s'il en sort vivant.