Les épreuves contribuent à jeter de la lumière sur de nouvelles façons de voir les choses, qui seraient autrement demeurées invisibles pour nous.
L'histoire de la lutte des races fait apparaître que la lumière - ce fameux éblouissement du pouvoir - n'est pas quelque chose qui pétrifie, solidifie, immobilise le corps social tout entier, et par conséquent le maintient dans l'ordre, mais est, [...] ► Lire la suite
Il ne faut pas être fier de sa beauté, car une infirmité peut toujours arriver.
Changer de métier n'est rien, mais renoncer à ce qu'on sait, à sa propre maîtrise, n'est pas facile.
Nous avons besoin que les pères interviennent, qu'ils réalisent que leur travail ne s'arrête pas à la conception ; que ce qui fait de vous un homme n'est pas la capacité d'avoir un enfant mais le courage d'en élever un.
Le temps qui passe autour de nous est un vase rempli de petits miracles, je suis certain que sans cela un poison mortel peut devenir vital.
Seigneur! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi: et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
Le seul moyen de se remettre les idées en place c'est de tourner une nouvelle page ou de laisser une vieille histoire reposer en paix. Reposer... enfin en paix.
Là où régne la puissance, il n'y a pas d'amour ; où règne l'amour il n'est pas besoin de puissance.
Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
C'est ne pas payer ses dettes que de refuser de justes louanges.
C'est dans les prisons que l'idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s'enfermer dehors.
Lorsque les âmes tendent vers la vie le destin est contraint de leur répondre.
Quand on veut justifier une mauvaise action, on trouve toujours de bons arguments.
Je me console d'être une femme en songeant que, de la sorte, je n'en épouserai jamais une.
L'homo sapiens postmoderne fait face à un dilemme de taille : être blasé ou s'étonner constamment.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l'utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
Nous ne saurions nous rappeler l'ignorance dans laquelle nous sommes nés : c'est un état qui ne laisse point de traces après lui.
Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d'exclure de son attention le reste de son champ de vision. C'est en quoi le regard, qui est l'essence de la vie, est d'abord un refus.
La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds aux assassins.
La joie de l'homme doit être inépuisable, aucune vie ne serait jamais assez longue pour dire ce qu'à elle seule elle en peut contenir.
Les êtres humains, qui sont remarquables de par leur capacité à tirer des leçons de l'expérience des autres, sont également remarquables pour leur inclination à ne pas le faire.
La voix du Grand Esprit s'entend dans le gazouillement des oiseaux, le clapotis de l'eau, et la douce respiration des fleurs.
La dignité passe par le sentiment qu'on a de son utilité.
Aux grands hommes, il faut toujours de l'altitude.
La seule manière de sauver nos rêves est d'être généreux avec nous-mêmes.
L'amour de loin, c'est comme un compte en banque, on n'en jouit pas.
Toute réalité ne prend son sens qu'à partir de l'instant où l'homme lui en donne un, elle ne devient absurde que quand l'homme enlève le sens qu'il lui avait attribué précédemment.
C'est entre la naissance de la religion et de l'art qu'il faut placer celle du vêtement.
Vu de trop près, le monde perd ses reliefs et la vie ses perspectives.
Les malheurs sont des fruits qui doivent tomber de l'arbre de la vie quand ils sont mûrs.
Trop savamment utilisé, trop intelligemment cultivé, le réflexe de la peur engendre des réactions d'indifférence, de renoncement, de pessimisme et... de nihilisme !
La meilleure séduction est de n'en employer aucune.
Le théâtre est la passion de la pensée dans l'espace.
A quoi bon essayer de tuer le temps ? Il finit toujours par se venger.
Un auteur est peu propre à corriger les feuilles de ses propres ouvrages : il lit toujours comme il a écrit et non comme il est imprimé.
Quand les maîtres de l'Empire déraisonnent, les hommes du peuple dépérissent.
Ce qu'il y a de bien avec l'hiver, c'est qu'il fait disparaître non seulement les feuilles des arbres, mais aussi les touristes de Montmartre.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
Je suis de ceux que la foule rassure On ne peut être rien que parmi des milliers.
L'individu, unique et solitaire, se suffit à lui-même. L'indépendance est donc du côté de l'individu, qui peut à la limite ne prendre pour norme que son désir.
Les mondains sont des êtres solitaires perdus dans une abondance de connaissances floues. Ils se rassurent à coups de poignées de mains. Chaque nouvelle bise est un trophée.
Est-ce qu'il y a besoin de se mettre la cervelle à l'envers pour être heureux dans l'amour ?
Le théâtre est un métier d'enfance et de lumière.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
Quand on se voit milliardaire, on se voit toujours en train de dépenser le milliard, jamais de le gagner.
Tour à tour inquiètes et sereines Les années s'écoulent sans bruit Laissant comme un manteau de laine Sur tous les hivers de nos vies.
Le silence est comme une nudité de l'âme, qui s'est libérée de la parure des mots.
Le plus compliment que je puisse faire à une femme est de lui dire : Je suis aussi bien avec toi que si j'étais tout seul.