Je n'ai jamais vraiment été une grande artiste. J'ai été un être humain qui a aimé l'art, ce qui n'est pas la même chose. Mais j'ai tellement aimé et cru à l'art et à l'idée de fraternité universelle, que j'y ai mis tout ce que j'ai, et j'ai été bénie.
J'embrasse le désordre de la vie. Je trouve ça tellement beau.
Mon métier c'est de poser des questions. À la différence de nombreux philosophes, je ne pense pas avoir de réponse. Je ne pose pas de questions en mots, mais avec des émotions visuelles ou sonores.
Les seuls biens dont les gens ont besoin de nos jours sont sans doute la nourriture et le bonheur.
Je suis très honoré pour toutes les distinctions, mais ce qui me tient le plus à coeur, c'est la clientèle et le fait que je sois satisfait de ma nourriture et de mes restaurants.
Je n'ai même pas de téléphone portable.
Ma vie s'est faite de grands changements.
La coupe de mes jours s'est brisée encore pleine.
On vit sa vie, on tombe amoureux, on fait des projets et on a des tas de rêve mais on pense pas que tout ça peut se terminer comme ça en un clin d'oeil.
Je veux trouver des sujets forts et y consacrer plusieurs années de ma vie.
Le christianisme n'est pas une religion du sacré, mais de la sainteté.
Quand j'entends les politiques parler, je n'entends pas de souffle, seulement un discours creux, sans âme.
Nous essayons de survivre au chaos grâce à l'ordre de l'art.
Vous prenez un livre. Tout à coup vous vous sentez saisi, votre pensée semble ne plus être à vous, votre distraction s'est dissipée, une sorte d'absorption, presque une sujétion, lui succède, vous n'êtes plus maître de vous lever et vous en aller.
De toutes les gloires, la moins trompeuse est celle qui se vit.
La modestie n'est que la résignation de la petitesse ou la sécurité de la grandeur.
La Création fut le premier acte de sabotage.
Le succès aujourd'hui, c'est plus proche du hold-up que de la fiche de paie.
L'intérêt est la règle de la prudence.
L'amour-propre est ce qu'il y a au monde de plus inflexible.
Si l'on vous sert une tasse de café, ne vous efforcez pas d'y trouver de la bière.
Dieu a peur de l'homme.
Tout ce que les femmes peuvent raisonnablement promettre, c'est de ne pas chercher les occasions.
N'est-il pas juste de rendre mal pour mal à un ennemi ?
Certains producteurs d'énergies fossiles étaient parfaitement conscients dans les années 1970 que leur produit phare allait faire brûler la planète. Mais comme l'industrie du tabac, ils ont fait peu de cas de leur propre science. Certains géants pétroliers ont colporté le grand mensonge.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
Cette Europe qui jamais ne cessa de parler de l'homme, jamais de proclamer qu'elle n'était inquiète que de l'homme, nous savons aujourd'hui de quelles souffrances l'humanité a payé chacune des victoires de son esprit.
Je me traîne sur les mains, n'ayant plus de jambes,Car une vieille femme qui a peur, ce n'est rien et pas même un enfant.
Don Quichotte avait-il peur ? Prenait-il des précautions avant d'attaquer les moulins à vent ? Non, jamais. Son enthousiasme le faisait agir. Et quel sera le sort de Don Quichotte ?
Les Russes, pensent Edouard, savent mourir, mais pour ce qui est de l'art de vivre ils sont toujours aussi nuls.
Le compositeur de musique est devenu, par suite de la difficulté des temps, un être singulièrement compliqué, une sorte de diplomate au petit pied ; il dissimule sans cesse, il feint de feindre, comme s'il jouait les Fausses Confidences de [...] ► Lire la suite
La raison universelle n'a plus sa place dans la philosophie multiculturaliste qui domine aujourd'hui la planète... Ce n'est plus le cogito qui est le propre de l'homme mais le credo.
Les stéréotypes de l'homme viril et de la femme féminine sont pulvérisés. Il n'y a plus un modèle obligatoire mais une infinité de modèles possibles. Chacun tient à sa particularité, à son propre dosage de féminité et de masculinité.
Je vivais à deux cents à l'heure ma vie que je voulais romanesque. Impossible pourtant aujourd'hui de mettre de l'ordre dans ma mémoire mille éclairs mille nuits toutes pareilles pourtant mille petits matins avec le même chagrin, les bouts de bonheur. Les mêmes odeurs. C'est important les odeurs pour la mémoire. C'est l'habit du visible.
Neary avait une conception singulière de l'amitié. Il voulait qu'elle durât. Il ne disait jamais, en parlant d'un ennemi : " C'était un ami autrefois ", mais avec une précision pédantesque : " Je croyais autrefois que c'était un ami ".
Tout ce qui oublie la mise en scène et la maîtrise de l'illusion pour verser dans la simple hypothèse et maîtrise du réel tombe dans l'obscène. Le mode d'apparition de l'illusion est celui de la scène, le mode d'apparition du réel est celui de l'obscène.
La force est l'arme de ceux qui ont tort.
Sur la rareté, l'insignifiance de notre verbalisation, de nos paroles : oui, mais sans jamais une platitude, une bêtise - une gaffe...
Les vrais gentlemen pratiquent, certes, l'interruptus coïtus... le tout est de savoir qui est gentleman ? Rien ne s'affiche dans ce domaine au trombinoscope et à la vêture.
Le bateau coule et ils sont en train de se battre pour savoir qui va être le capitaine dans quelques mois ! Ça devrait être possible d'arrêter de s'engueuler et de faire un gouvernement d'union nationale, il n'y a pas 36 solutions... Mais avant que le monde d'avant change, ils vont s'accrocher.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
Si nous nous dérobions à nos maris, au lieu de nous livrer, quand ils sont en érection, et brûlants de désir, ils feraient vite la trêve, je le sais bien.
Celui qui est poli envers les autres a sûrement le droit de demander.
L'affamé ne veut pas de sauce.
Toute ta vie, ô grain de raisin sec, tu portes ce pédoncule à ton derrière.
J'ai appris que s'exposer, se révéler est un test de votre humanité.
L'innovation provient de la recombinaison de technologies existantes et de différentes perspectives de manière innovante.
Un garçon, ça va, ça vient, ça entreprend, ça assaille et ça conquiert, ça n'a pas de forteresses imprenables, mais seulement mal assiégées.
Vous pouvez rencontrer de nombreuses défaites, mais vous ne devez pas être vaincu. En fait, il peut être nécessaire de rencontrer les défaites, pour que vous sachiez qui vous êtes, de quoi vous pouvez vous élever, comment vous pouvez encore en sortir.
Ce n'est pas la vérité qui est nue, c'est la recherche de la vérité qui est strip-teaseuse.