Le christianisme n'est pas une religion du sacré, mais de la sainteté.
Personne n'est exactement à sa place, Dieu merci ; une stricte justice serait intolérable.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine, le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes.
Je suis tout prêt à croire en Dieu. Mais je pense que Dieu n'est pas tout-à-fait prêt à croire en moi.
Lorsque Dieu a créé l'homme et la femme, il a bêtement oublié d'en déposer le brevet, si bien que maintenant le premier imbécile venu peut en faire autant.
L'utilisation de la foi de ceux qui croient par ceux qui ne croient pas mais qui prétendent croire, n'a rien à voir avec cette foi qui est un don personnel que Dieu fait à chaque croyant.
L'amour ne peut s'apprendre dans les livres, car l'amour est un petit dieu malin qui volette, invisible, de-ci, de-la, vous assomme puis s'enfuit comme les premières hirondelles printanières.
L'homme ne doit pas se contenter d'un dieu qu'il pense, car lorsque la pensée s'évanouit, Dieu s'évanouit aussi.
La philosophie n'est pas communicative, pas plus que contemplative ou réflexive : elle est créatrice ou même révolutionnaire, par nature, en tant qu'elle ne cesse de créer de nouveaux concepts.
Contre la bêtise, Dieu lui-même est impuissant.
Il y a autant de chemins vers Dieu que d'âmes.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
Si tu fais du bien, jette-le dans la mer ; et si les poissons l'avalent, Dieu s'en souviendra.
L'honneur des femmes est mal gardé quand l'amour ou la religion ne sont pas aux avant-postes.
Toute vraie connaissance de Dieu commence par la reconnaissance du fait qu'il est caché.
Le Roi te touche, Dieu te guérit.
Au commencement, il n'y avait rien. Et Dieu dit : " Que la lumière soit ! " Alors, il n'y avait toujours rien, mais tout le monde le voyait.
Je ne suis pas pour l'entraînement. Ma philosophie : pas de souffrance, pas de souffrance.
Si Dieu cessait de penser à nous, d'opérer en nous et de nous produire, au même moment nous cesserions d'être.
La raison pour laquelle je ne peux pas suivre la vieille philosophie oeil pour oeil, c'est qu'elle finit par rendre tout le monde aveugle.
L'existence de Dieu ne regarde que lui.
Il ne faut surtout pas juger Dieu sur les balbutiements de ses serviteurs.
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et ne tiendra aucun compte de l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent.
N'y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ?
Le coeur n'apprend que par la souffrance, et je crois, que Dieu ne s'apprend que par le coeur.
Mon but dans la vie est de détrôner Dieu et de détruire le capitalisme.
Prenez garde à l'homme dont le dieu est dans les cieux.
La question n'est pas : Croyons-nous en Dieu ?, mais plutôt : Dieu croit-il en nous ?
Il faut finir par se convertir à l'homme, un jour ou l'autre, et au bon Dieu ensuite.
A quoi servirait une église si elle n'était pas la tombe de Dieu ?