La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
La jeunesse est courte. C'est la vie qui est longue...
L'homme est l'être délirant par excellence, en proie à la croyance que quelque chose existe.
A long terme la littérature exerce sur l'homme un effet libérateur et cela par la force même de son expression propre : la forme, le style.
La jeunesse est anarchiste ; elle s'insurge contre ce qui est.
Le christianisme en France est en train de devenir folklorique.
L'âme du peuple ne doit pas être étouffée, elle a besoin de respirer, la littérature est son poumon.
La littérature est une drogue dure.
Les erreurs de la femme viennent presque toujours de sa croyance au bien ou de sa confiance dans le vrai.
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
L'immense supériorité de la religion sur toute autre forme de pensée tient à son sens aigu du mystère des choses.
L'amitié est une religion sans dieu ni jugement dernier.
Le christianisme a enrichi la scène érotique du hors-d'oeuvre de la curiosité et l'a gâtée par l'entremets du remords.
Pour le jeune homme, dont la vieillesse ne marque pas le visage, la jeunesse est sans valeur.
L'égalité devant la mort est une fiction de la religion ou de la morale que démentent les usages de la société ; mais l'égalité devant l'amour est un fait de la nature.
La jeunesse est plus apte à inventer qu'à juger, à exécuter qu'à conseiller, à lancer des projets nouveaux qu'à poursuivre des anciens.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
La plus inquiétante jeunesse est celle qui n'a pas d'opinions extrêmes.
Toute la métaphysique n'est qu'une partie de la littérature fantastique.
Seul la religion est capable de changer les douleurs en plaisirs.
Il faut observer que chez les anciens, on avait de la religion sans avoir le clergé, et que c'est le contraire chez les peuples modernes.
Ce n'est pas seulement pour duper nos enfants que nous les entretenons dans la croyance au Père Noël: leur ferveur nous réchauffe, nous aide à nous tromper nous-mêmes.
La raison humaine est si peu capable de démontrer par elle-même l'immortalité de l'âme que la religion a été obligée de nous la révéler.
La littérature est un accessoire aussi indispensable que les cigarettes ou le bon cognac.
Un peuple sans religion est bientôt sans obéissance.
La religion de la Non-violence n'est pas seulement pour les saints, elle est pour le commun des hommes. C'est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute.
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
Les trois grands éléments de la civilisation moderne sont la poudre, l'imprimerie et la religion protestante.
L'important n'est pas la couleur de peau, la langue parlée, la religion pratiquée; l'important est de se respecter mutuellement et de se considérer comme des êtres humains.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le coeur a la jeunesse pour lui, en lui, avec lui.