Je n'ai même pas de téléphone portable.
C'est un réseau sans issue, un vrai filet à poissons que je tends autour de lui, une robe au faste perfide.
Je ne suis pas normal. Je ne suis pas câblé pour être normal.
N'importe qui pouvait écrire un roman en six semaines, avec du papier stylo et sans téléphone ni femme.
J'ai un ordinateur que ma femme m'a donné. Tout ce que je sais faire, et je le fais tous les jours, c'est jouer à Spider Solitaire. Et je n'ai pas de téléphone portable.
On découvre au téléphone les inflexions d'une voix qu'on ne distingue pas tant qu'elle n'est pas dissociée d'un visage où on objective son expression.
Le téléphone n'est pas un traitement de texte. Il ne donne au locuteur qu'une seule chance.
Comment serait ton rire sans fossettes, comment serait ma vie sans problèmes ? J'arrose les plantes à l'eau tiède, j'dessine l'avenir à l'opinel. Ferme donc tes paupières et donne moi le câble auxiliaire.
J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.
Écrivain, c'est zéro pouvoir. C'est pour ça que t'en vois plein qui passent plus de temps à essayer de se faire un réseau ou d'avoir un petit boulot de chroniqueur à la télé ou à la radio qu'à écrire. Il faut être con comme je le suis pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
Le téléphone ? Un instrument qui vous sonne comme on sonne les domestiques.
Je peut pas vivre sans téléphone ! C'est comme vivre sans cerveau ou sans chaussures !
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
L'injustice partout est une menace pour la justice partout. Nous sommes pris dans un réseau inéluctable de réciprocité, liés dans un seul vêtement du destin.
Les femmes qui se marient tôt sont souvent du genre à s'enticher des hommes qui présentent bien sur la photo de mariage et donnent leur numéro de téléphone aux demoiselles d'honneur.
J'aimerais qu'un jour Ferré me téléphone de là-haut pour me dire: ''ça va p'tit gars? Tu sais, j'aime bien ta dernière chanson.
Premiers mots sur le premier téléphone - "Monsieur Watson - viens ici - je veux te voir".
J'ouvre ici une parenthèse, complètement inutile d'ailleurs, pour déclarer que le téléphone est une de mes haines. Je prétends qu'il est immoral de se parler de si loin, et que l'instrument susdit est une mécanique infernale.
Je n'aime pas vraiment internet et je ne suis sur aucun réseau social.
Il faut créer de nouveaux concepts, de nouveaux enchantements, comprendre qu'on peut jouir autrement qu'en préparant la 6G sur son téléphone portable.
Où se posaient les hirondelles avant l'invention du téléphone ?
- Désolé Angie. - Tu n'as rien à faire dans les douches du personnel. - Je sais, je sais. Situation de crise. - Et bien je dirai que c'était juste un peu gênant. Mais ça va je ne suis pas [...] â–º Lire la suite
Beaucoup d'amis sont comme le cadran solaire ; ils ne marquent que les heures où le soleil vous luit.
Je suis toujours au téléphone parce que je ne suis généralement pas avec les personnes avec qui je veux être.
Redouté par les uns et adulé par les autres, le réseau des réseaux présente un double visage : ce peut être à la fois un danger et un vecteur de liberté.
Les faux numéros de téléphone ne sonnent jamais "occupé" à la différence des bons...
L'union du hip hop et du commercial était difficile à imaginer. Le hip hop avait toujours été quelque chose de local et de personnel qui n'appartenait qu'à moi, depuis Fab Five Freddy et Umtv Raps, tout ceux qui avait une [...] â–º Lire la suite
Le téléphone est une invention formidable, qui permet de parler à des gens sans être obligé de leur offrir à boire.
S'angoisser du téléphone : véritable signature de l'amour.
Et, longtemps après que la relation amoureuse s'est apaisée, je garde l'habitude d'halluciner l'être que j'ai aimé: parfois, je m'angoisse encore d'un téléphone qui tarde, et, à chaque importun, je crois reconnaître la voix que j'aimais: je suis un mutilé qui continue d'avoir mal à sa jambe amputée.