Dans une nation vraiment cultivée, personne n'a le droit de priver un homme de liberté de façon arbitraire.
La mer isole de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins.
Quand vous lisez dans les journaux "le pays s'est prononcé", comprenez qu'une moitié de la nation a réussi à opprimer l'autre.
On sacrifie souvent les plus grands plaisirs de la vie à l'orgueil de les sacrifier.
Pour obtenir des résultats cent fois supérieurs à ceux de la plupart des gens, il suffit de leur être supérieur de 10 %.
Il y a deux sortes de ruminants : les bovidés, qui ruminent l'herbe, et les humains qui ruminent du verbe.
L'argent... on n'en aura jamais assez... Mais on n'en aura jamais de trop.
Il n'y a plus que la peur de mort qui les retienne à la vie.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
En révolution, le premier de tous les principes est de diriger le mal qu'on ne saurait empêcher.
On considère comme normal de vénérer, en général, la virginité et d'aspirer ardemment, en particulier, à sa destruction.
Les hommes aiment se ranger. L'autorité a des droits imprescriptibles, qui font partie de sa nature essentielle. Lorsqu'elle s'affirme, la force de sa personnalité est telle que tout homme ne peut que s'incliner.
Au fond, toute peur ne vient-elle pas directement ou non du refus de perdre son bien le plus précieux, sa propre vie ? Au fond la seule vraie peur n'est-elle pas celle de ne plus être ?
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
Il faut toujours un peu de talent pour survivre.
Il est facile d'agir comme un héros, mais difficile de supporter les flatteurs.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Changer de ville c'est un crime, du moins ça n'empêche pas le crime.
La femme moderne a un pied dans le XIXe siècle, un pied dans le XXe. Elle a deux faces comme Janus et se trouve perpétuellement divisée entre les deux moitiés de sa personnalité.
On ne remplace pas des plombs sautés avant de savoir pourquoi ils ont sauté.
Le poignard le plus aigu, le poison le plus actif et le plus durable, c'est la plume dans les mains sales. Avec cela, on gâte un peuple, on gâte un siècle. Il s'écrit aujourd'hui des choses qui lèveront la semence de crimes.
Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
L'homme est toujours le même : les systèmes qu'il crée sont toujours imparfaits, et d'autant plus imparfaits qu'il est sûr de lui.
On ne connaît, de chaque littérature étrangère, que ses rapports avec la politique.
Le goût est la conscience littéraire de l'âme.
Pour être un homme il faut des couilles. Pour être un homme d'amour il en faut de plus grosses encore.
Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. [...] ► Lire la suite
Ah monsieur d'Ormesson,Vous osez déclarerQu'un air de libertéFlottait sur SaïgonAvant que cette ville s'appelle Ville Ho-Chi-Minh.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié.On imagine que c'est une facilité. Au contraire, plus on s'approche du [...] ► Lire la suite
Bush invente des armes de destruction massive, fabrique de fausses preuves, met le monde à feu et à sang au mépris du droit international et personne ou presque ne trouve rien à redire. Par contre, Clinton se fait faire une pipe, et lui passe devant le grand jury !
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
Les lois ne sont faites que pour exploiter ceux qui ne les comprennent pas, ou ceux que la misère la plus noire empêche de s'y conformer.
Personne ne vous oblige à voir ce que vous ne voulez pas voir, on filtre suffisamment de choses comme ça, de nos jours.
Le bien est de plomb ; le mal est de plume.
Ce sont les parents, ou même les grands-parents, qui parlent de moi, de ce coureur qui n'a jamais gagné le Tour, qui a toujours fini deuxième, alors ça marque, cette histoire d'éternel second, les gens veulent le voir, ce Poulidor.
Le véritable test de civilisation, de culture et de dignité est le caractère et non les vêtements.
La compassion n'est pas une passion; plutôt une disposition noble de l'âme, préparée à recevoir l'amour, la miséricorde et d'autres passions charitables.
La chance sourira à la personne qui a des aspirations et de l'esprit. Une telle personne est sûre d'avoir de bons amis.
Le bon payeur est le maître de la bourse des autres.
Nos points de vue doivent évoluer et s'amplifier avec l'évolution et l'amplification des processus.
Les ministres, c'est comme les trous dans le gruyère. Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous ; et puis plus il y a de trous, bah moins il y a de gruyère.
Je suis une grande partisane de vous accepter comme vous êtes et de ne pas vous en inquiéter.
Dans la vraie vie, il n'y a pas de méchants. Tout le monde a juste sa propre perspective.
C'est le fait de vivre qui m'intéresse, pas le résultat.
L'impression bizarre de ce chiffre ne s'applique pas à moi. Pour moi, une personne de 40 ans, c'est quelqu'un de très sage, de très mûr.
Une femme, avec quatre enfants, n'a pas le temps de s'ennuyer.
Quand je traînerai mon frère du point de non-retour et que je le ramènerai à toi, je veux que tu te souviennes des choses que tu as ressenti quand il n'était pas là.
Le dessin d'humour est un art très difficile, proche de l'aphorisme.
La négativité de Mai 68, l'est dans la mesure où l'oeuvre reste à accomplir et n'a pas été terminée.
L'idéal change, la nature demeure ; et le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun.