L'amitié vit de silence, l'amour en meurt.
Homme. Animal si éperdu dans la merveilleuse contemplation de ce qu'il pense qu'il est, qu'il néglige ce qu'il devrait indubitablement être.
Un grand auteur est celui dont on entend et reconnaît la voix dès qu'on ouvre l'un de ses livres. Il a réussi à fondre la parole et l'écriture.
La façon la plus sûre de ruiner un homme qui ne sait pas gérer son argent est de lui en donner davantage.
Le silence est le sanctuaire de la prudence.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
Je puis regretter d'avoir menti, d'être la cause de ruines et de souffrances, mais fussé-je sur le point de mourir, je ne pourrais me repentir d'avoir aimé.
Plus on fait de choses, plus on a de temps pour en faire. Moins on en fait, moins on en a : les oisifs n'ont jamais une minute à eux.
Ecrire n'est pas une vocation, mais un désir ferme de provocation.
L'innocence prend toujours l'accent violent de la candeur.
Ce qui fait la sérénité de beaucoup d'auteurs solennels, c'est que les sourires des lecteurs ne s'entendent pas.
Le monde est une caricature perpétuelle de lui-même ; à chaque instant il moque et contredit ce qu'il prétend être.
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
L'art est la façon de sentir, d'aimer et d'interpréter les battements du coeur de l'univers.
Peut-être la civilisation moderne nous a-t-elle apporté des formes de vie, d'éducation et d'alimentation qui tendent à donner aux hommes les qualités des animaux domestiques.
Ecrire un livre avec un chien demande plus de travail qu'avec un nègre.
Tout s'accomplit au-dedans de soi. Le monde n'existe pas.
Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c'est de là que vient le progrès.
Un homme tombe toujours amoureux de la même femme sous diverses enveloppes.
Les pièces de théâtre, loin de corriger les désordres, sont capables de les inspirer tous.
Les accidents de métro, chemins de fer, tramways, etc..., ont ceci de bon, comme les guerres, qu'ils éclaircissent le trop-plein misérable de la population.
La citation classique est le mot de passe des lettrés du monde entier.
C'est très couvrant de dire du mal de soi, surtout si l'on sait trouver les bonnes formules : elles vous habillent.
Il n'y a pas de vrai bonheur sans qu'il s'y mêle un petit peu le sens du malheur...
Les sciences biologiques ignorent ce qui fait l'humanité de l'humanité, la culture, le langage, l'esprit, la conscience.
Il faut préserver coûte que coûte tous les acquis démocratiques, laïques et républicains arrachés par des décennies de lutte du peuple.
En France, le système, c'est un peu comme les curés, les blondes ou les campagnes de Creuse ou de Corrèze, ça appelle la caricature.
La chose la plus drôle que puisse faire un comédien, c'est de ne pas la faire.
Un acteur cherche la reconnaissance, qu'elle soit sous forme de récompense ou de sollicitation.
Ma môme, elle joue pas les starlettes,Elle met pas des lunettes, de soleil.Elle pose pas pour les magazines,Elle travaille en usine, à Créteil.
Perdre son temps avec soi-même est aussi une manière de s'aimer.
La proximité de l'autre est signifiance du visage.
Et l'amour de nous-mêmes, pas la vanité ou l'amour-propre, le véritable amour viendra par la reconnaissance : "Oh, j'ai été enfin capable de me rendre heureux."
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Voilà où en est arrivée la bourgeoisie française, cinq ans après la défaite de Hitler ! Et c'est en cela précisément que réside son châtiment historique : d'être condamnée, y revenant comme par vice, à remâcher le vomi de Hitler.
La liberté est donc naturelle ; c'est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés qu'avec elle mais avec la passion de la défendre.
La mer fraîchit, la bise est vive,Le vent blanchit les oliviers,Le moment est venu de cueillir mes olives,Et de porter mon huile aux moulins de Janvier.
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] ► Lire la suite
Nous sommes des musiciens. Nous faisons de la musique pour gagner notre vie. C'est si simple. Rien d'autre ne compte.
Le véritable leadership vient du coup de coude silencieux d'une voix intérieure. Cela vient de la prise de conscience que le moment est venu de passer de l'attente à l'action.
Seul est sociable, vivable, pacifique, celui qui est conscient de ne dire que l'apparence et non l'être. Là est le fondement du respect des autres.
Le scandale du monde est ce qui fait l'offense ; ce n'est pas un péché de pécher en silence.
La plupart des gens meurent du remède plutôt que de la maladie.
Nous sommes très petits, comme des souris qui doivent traverser la vie en faisant des trous, parce que nous n'avons aucune idée de quoi faire d'autre.
Qui fait l'éloge de la mariée ? - Sa tante ou sa mère.
Je veux voir l'unité. Je veux voir la paix. Je veux que les gens soient libres de parler, qu'ils soient éduqués.
La vie est un jeu de mots dont l'à-peu-près nous contente.
Le tout, c'est de ne pas s'enfermer dans la haute gastronomie et ses prix astronomiques, mais de rester sur terre.
Ma mère a toujours dit que tout le monde devrait être obligé d'écrire une autobiographie de sa vie.