Je m'efforce que mon attitude soit aussi éloignée de la froide supériorité du philosophe que de l'arrogance du César.
J'ai des yeux comme un ouaouaron, un cou comme une autruche et de longs cheveux mous. Vous devez juste être bon pour survivre avec cet équipement.
Lorsque vous suivez votre coeur, vous n'êtes jamais censé faire des choses à cause de ce que vous pensez que les gens pourraient dire. Vous le faites pour des raisons opposées.
J'ai appris à quel point il est important de divertir les gens et de leur donner une raison de venir vous voir jouer.
Je pense qu'il y a de la beauté en tout. Ce que les personnes «normales» perçoivent comme moche, j'y vois généralement quelque chose de beau.
Les médias ont leur part de création de monstres.
Je n'écris pas de chansons sur une chose particulière et insaisissable.
Tous ceux qui me connaissent savent qu'il ne faut pas mettre ses mains dans ma nourriture, particulièrement quand c'est près de ma bouche !
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
Si tu fais ce que tu aimes, tu seras heureux, et ne te préoccupe pas de ce que pensent les gens.
Beaucoup de gens vous reprochent, quand vous placez dans vos livres des mots rares, de vous montrer pédant ou élitiste.
Le style, c'est la part de l'homme dans l'interprétation des choses.
Perdre le nord, ça n'a pas de sens !
Tant pis et tant mieux sont les deux grands pivots de la conversation française.
Dans un monde où une énorme distance semble séparer un ministre d'une prostituée, il est bon de dire, à l'un comme à l'autre, qu'ils font le même métier.
Le plus grand des biens est la volupté des sens ; l'art le plus nécessaire au bonheur est de savoir jouir, et de savoir s'abstenir pour jouir mieux et plus longtemps.
Les technocrates ne vont guère au-delà du présent. Ils manquent de vision pour apprécier le passé et d'imagination pour voir l'avenir.
L'or, même à la laideur, donne un teint de beauté.
Saisis l'instant, sachant que chaque jour De ton futur, c'est un jour qui s'en va.
Voyante. Personne du sexe féminin capable de voir ce qui est invisible pour son client, à savoir qu'il est un imbécile.
Le monde moderne n'a pas le temps d'espérer, ni d'aimer, ni de rêver.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
Il est plus adroit de se tirer d'un mauvais pas qu'un coup de revolver au coeur.
Chaque fois qu'une génération apparaît au balcon de la vie, il semble que la symphonie du monde doive attaquer un tempo nouveau.
Il n'y a de bien en cette vie que l'espérance d'une autre vie.
L'enfer, c'est de ne plus aimer.
C'est ce qu'on apprend de la vie en fin de compte : combien elle est étrange.
La morale n'est peut-être que la forme la plus cruelle de la méchanceté.
Quand deux hommes s'embrassent sans s'aimer, ils ne sont jamais plus proches de répandre leur sang.
Les journaux sont les chemins de fer du mensonge.
Souvent femme varie et c'est là une de ses grandes qualités. Cela évite à l'homme d'avoir recours à la polygamie. Tant que vous aurez une femme, vous serez sûrs d'avoir tout un harem.
Recevoir des coups de couteau pendant un jeu de comédie, ça donne des trous de mémoires.
Il n'y a pas de professions, de confréries, de peuples dans notre pays ; il n'y a qu'une nation : c'est la famille.
On ne voit bien le mal de ce monde qu'à condition de l'exagérer.
Les secrets ne sont pas obligés de se cacher.
Je n'étais pas une mère comme les autres. Je ne faisais pas de cookies. Les cookies, on peut les acheter, mais pas l'amour.
Une différence de goût en matière de plaisanteries gâte l'amitié.
Haïr ! Quel mot affreux ! Un de ces mots qui tuent en vous quelque chose...
Je m'émerveille toujours des pouvoirs de la gifle et du coup de pied au cul. Ces moyens d'expression permettent à ceux qui manquent de vocabulaire d'aller jusqu'au bout de leur pensée, et leur tiennent souvent lieu de raisonnement.
On ne peut séparer propriété et pouvoir ; on peut simplement les faire changer de mains.
L'homme a découvert les outils de façon successive. Mais, depuis les temps les plus reculés, l'homme a toujours été un outil pour l'homme.
L'homme est un gros sot pensant, mes amis ! Conscient de l'absurdité de son existence et de l'absence de toute finalité, il se couvre les yeux d'un voile anesthésique afin d'échapper à ses angoisses.
Malgré les progrès réalisés en gynécologie, on n'a pas encore trouvé les moyens de l'accouchement sans douleur du portefeuille.
Non seulement la femme a été plus chichement pourvue que l'homme de dons intellectuels, mais encore elle les perd beaucoup plus rapidement.
Rien de plus terrible, quand on a été un enfant de talent, de n'être plus qu'un adolescent qui se cherche.
Le simple fait, pour une femme, d'avoir la certitude que vous vous intéressez à elle peut suffire à la détourner de vous.
La meilleure façon de se taire c'est de parler avec ses mains.
Le plus souvent, on se querelle pour vivre, pour se prouver qu'on existe, qu'on est encore capable de lutter, de tenir une idée, même folle.
La politique demande un lutteur, un batailleur, un homme qui triomphera. Rien de plus.
C'est fou ce qu'on peut passer de temps dans une vie d'homme, à vouloir éteindre des passions !