Plutôt que le maître d'école, le critique doit être l'élève de l'oeuvre.
Il faut accepter de planter pour que d'autres récoltent ailleurs et plus tard.
Dans tous les gens de bien tu peux mettre ta foi. Mais n'attends pas qu'un seul se dépouille pour toi.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.
Le loisir, voilà la plus grande joie et la plus belle conquête de l'homme.
De temps à autre, un sot, par hasard, doit avoir raison.
La nourrice met un morceau dans la bouche de l'enfant et deux dans la sienne.
Aimer c'est se libérer de la peur.
On apprenait à Sacha le décès d'un de ses amis. Sacha déclara : Quelle terrible chose ! Quand je pense combien il m'admirait !
D'un homme politique : chacune de ses mains ignore celles que serre l'autre.
Il y a de la joie dans tout, même dans la honte ; le tout c'est d'oser la prendre.
L'intelligence est une des grandes sources de la douleur humaine.
Les parents ne découvrent que très tard - trop tard parfois, hélas ! - qu'il est difficile de se faire aimer par leurs enfants.
Nous ne gagnerions, à nous marier, que le loisir de nous quereller à notre aise.
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
Obliger les méchants, c'est presque travailler au malheur des gens de bien.
Si tu as été aimé, si tu as donné du bonheur ou de l'espérance, il se trouvera forcément quelqu'un, au jour de ta mort, pour te fermer les yeux, quelqu'un pour rassembler tes amis, organiser une veillée et t'entourer de tes souvenirs les plus chers.
Il est beaucoup plus simple de construire un univers que d'expliquer comment un homme tient sur ses pieds. Demandez à Aristote, à Descartes, à Leibniz et à quelques autres.
De toutes les productions de l'esprit, l'oeuvre théâtrale est la plus fragile et la plus brillante, la plus glorieuse et la plus humiliée.
La sagesse est aussi une sorte de luxe, une sorte de dépense de luxe.
Les calamités sont de deux ordres : le malheur qui nous atteint et le coup de chance qui arrive aux autres.
Epouser un pays, ses particularités, c'est épouser ce qu'il y a de petit. S'en tenir à sa tête, c'est ramper.
La différence sexuée est la première chose observable et sur laquelle la volonté humaine n'a pas de prise. Aucun moyen n'existe pour changer la donne : il y a du masculin et il y a du féminin.
C'est la nécessité de combattre qui semble oubliée... ce qui domine semble être la certitude tranquille d'un progrès en marche...
L'absolution ne peut venir que de mon Dieu... pas d'un tribunal souillé par la corruption !
Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux.
Le téléspectateur est un concept de statisticien, un être mathématique opérationnel dont notre époque use et abuse, et auquel on donne volontiers la plénitude d'une personne.
Il y a plus de choses à changer dans l'avenir que dans le passé.
Il y a des cimetières tellement tristes que ça donne pas envie de mourir.
A Paris, quand on vient de province, on a toujours quelque chose à cacher.
Qu'aurions-nous besoin de la justice ou d'un justicier, quand il y a les visages et les corps ?
Il est presque impossible de porter le flambeau de la vérité à travers une foule sans roussir la barbe de quelqu'un.
Ça ne suffit pas d'avoir du talent. Ça ne suffit pas de travailler dur et d'étudier tard la nuit. Vous devez aussi acquérir la conscience intime des méthodes que vous utilisez pour parvenir à vos décisions.
Il y a des mots plus violents que des coups de poing.
Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu'on ne peut lutter contre la force de la nécessité.
Faites attention de ne pas perdre la substance en empoignant les ombres.
Comme l'analyse l'écologiste Jean Zin, la norme du suffisant doit être appréhendée dans toute sa radicalité. Elle n'a rien d'une politique des « petits pas » ou d'un discours moralisateur qui viserait à responsabiliser le consommateur sans lui donner les [...] ► Lire la suite
L'homme politique qui prétend ne jamais avoir menti ne fait qu'un mensonge de plus.
Au lieu d'être dans l'idéologie libérale de la compétition, il faut renouer avec l'objectif de bien faire son métier.
Mon héros préféré, c'est Mickey. Tout comme lui, j'ai de grandes oreilles et une grande queue.
L'économie est l'art de tirer le meilleur parti de la vie.
il n'est pas difficile de nourrir des pensées admirables lorsque les étoiles sont présentes.
Ton ami te snappe mais tu le verras dès qu'il peut, si tu meurs, t'auras plein de emoji tête-qui-pleure.
J'ai toujours dû suivre un régime. Je suis diabétique, alors je vis de toute façon avec un style de vie juste pour rester en bonne santé et ne pas finir à l'hôpital.
Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
Cette insatisfaction et ce sentiment de quelque chose d'inaccompli vous poussent à écrire le livre suivant pour rétablir l'équilibre, sans que vous y parveniez jamais.
Je ne veux surtout pas être raisonnable. Je vois des enfants sages partout. Si on fait ce métier de chanteur, c'est pour secouer le bocal.
On a l'âge de son traumatisme.
Chaque jour appuie ma conviction du peu de confiance qu'on peut accorder aux apparences du mérite et du bon sens.
Il est toujours mieux vu de lire "La Vie Catholique" dans le train que "La Vie du Rail" à l'église.